{"id":4102,"date":"2013-10-09T14:14:02","date_gmt":"2013-10-09T14:14:02","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=4102"},"modified":"2013-10-09T14:14:02","modified_gmt":"2013-10-09T14:14:02","slug":"festival-europeen-du-film-fantastique-de-strasbourg-ouverture-et-competition","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=4102","title":{"rendered":"Festival Europ\u00e9en du Film Fantastique de Strasbourg: Ouverture et Comp\u00e9tition"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/feffs-1102-1108.jpg\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-full wp-image-4089\" alt=\"feffs-1102-1108\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/feffs-1102-1108.jpg\" width=\"255\" height=\"370\" \/><\/a><\/p>\n<p><b>Film d&rsquo;ouverture :<\/b><\/p>\n<p><b>\u00a0<\/b><\/p>\n<p><b>&#8211; We are what we are<\/b> Jim Mickle, USA, 2013<\/p>\n<p><b>Avec :<\/b> Bill Sage, Ambyr Childers, Odeya Rush, Kelly McGillis, Michael Parks<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la c\u00e9r\u00e9monie d&rsquo;ouverture, c&rsquo;est donc le troisi\u00e8me long-m\u00e9trage de <i>Jim Mickle<\/i> qui ouvre le bal, son deuxi\u00e8me film <b>Stake land<\/b>, un film de vampire ancr\u00e9 dans un univers post-apocalyptique, plut\u00f4t sympa et efficace, avait d&rsquo;ailleurs particip\u00e9 \u00e0 la comp\u00e9tition lors de la 4\u00e8me \u00e9dition du festival en 2011.<\/p>\n<p>Ici la m\u00e8re d&rsquo;une famille d&rsquo;un petit village du fond des Etats-Unis d\u00e9c\u00e8de laissant son mari et ses trois enfants qui vont alors devoir se d\u00e9brouiller sans elle pour s&rsquo;approvisionner en \u00ab\u00a0nourriture\u00a0\u00bb et perp\u00e9tuer une coutume \u00e9trange.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/We-are-what-we-are-1-\u00a9-2013-We-Are-What-We-Are-LLC-\u00a9-Photos-_-Ryan-Samul.png\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-large wp-image-4103\" alt=\"We are what we are 1 - \u00a9 2013 We Are What We Are, LLC \u00a9 Photos _ Ryan Samul\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/We-are-what-we-are-1-\u00a9-2013-We-Are-What-We-Are-LLC-\u00a9-Photos-_-Ryan-Samul-1024x576.png\" width=\"600\" height=\"337\" \/><\/a><\/p>\n<p><b>We are what we are<\/b> est un remake d&rsquo;un film mexicain <b>Somos lo que hay<\/b> (<b>Ne nous jugez pas<\/b>) de <i>Jorge Michel Grau<\/i>, 2010. <i>Jim Mickle<\/i> se r\u00e9approprie la trame principale, la plaque \u00e0 une famille am\u00e9ricaine et essaie de traiter de l&rsquo;obscurantisme religieux, de l&rsquo;importance des traditions familiales, de la figure patriarcale imposante&#8230; Si le film se veut cinglant et d\u00e9nonciateur il en est d&rsquo;une pesanteur assez effroyable. Certes une atmosph\u00e8re se d\u00e9gage, laborieusement, comme le d\u00e9roulement de l&rsquo;histoire qui demeure sans imagination et sans \u00e9motion ou empathie pour les personnages. Et l\u2019enqu\u00eate, je ne vous en parle m\u00eame pas (pauvre <i>Michael Parks<\/i>) puis le final grand-guignolesque, qui r\u00e9veille un peu, est ressenti comme ridicule, ce qui enfonce une bonne fois pour toute le m\u00e9trage.<\/p>\n<p>Un tr\u00e8s mauvais film aucunement convaincant.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">[youtube]http:\/\/www.youtube.com\/watch?v=KXKogr0O-Zc[\/youtube]<\/p>\n<p><b>Comp\u00e9tition internationale :<\/b><\/p>\n<p><b>-Una historia de Amor e Furia <\/b>(<b>Rio 2096 &#8211; A story of love and fury<\/b>) Luiz Bolognesi, Br\u00e9zil, 2012<\/p>\n<p><b>Avec les voix de :<\/b> Selton Mello, Camilla Pitanga, Rodrigo Santoro<\/p>\n<p>Premier film d&rsquo;animation propos\u00e9 en comp\u00e9tition au FEFFS depuis ses d\u00e9buts, le film de<i> Luiz Bolognesi<\/i> a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 laur\u00e9at du Grand Prix au Festival du Film d&rsquo;Animation d&rsquo;Annecy cette ann\u00e9e.<\/p>\n<p>En 4 parties, 4 histoires, r\u00e9parties sur 6 si\u00e8cles pr\u00e9sentant \u00e0 chaque fois une p\u00e9riode importante de l&rsquo;histoire Br\u00e9silienne. Nous allons suivre le destin d\u2019Abeguar, un indien Tupinamba, qui a obtenu gr\u00e2ce \u00e0 un dieu l&rsquo;immortalit\u00e9 afin de livrer une lutte acharn\u00e9 aux c\u00f4t\u00e9s des plus faibles et aux travers des si\u00e8cles pour rechercher ind\u00e9finiment son amour perdu Janaina. Tout d&rsquo;abord en 1566 aux prises avec les conquistadors, puis en 1825 et les affres de l&rsquo;esclavagisme, 1968et les r\u00e9volutionnaires d\u00e9mocrates contre la dictature militaire, enfin 2096 dans un futur o\u00f9 l&rsquo;eau potable n&rsquo;est plus accessible aux plus d\u00e9munis.<\/p>\n<p>Deux sujets sont bien mis en avant, \u00e0 savoir la recherche \u00e9ternelle de l&rsquo;amour passionnel et de la libert\u00e9 menant \u00e0 des combats sociaux, politiques ou \u00e9cologiques. Mais finalement le tout est trait\u00e9 de mani\u00e8re tr\u00e8s simpliste dans son approche, sa narration des faits historiques et des relations entre Abeguar et ses diff\u00e9rentes Janaina. Le film devient redondant apr\u00e8s la premi\u00e8re histoire et c&rsquo;est d&rsquo;autant plus dommage que l&rsquo;on avait le droit au point de vue des vaincus. Assez pauvre aussi au niveau de l&rsquo;animation et du design.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">[youtube]http:\/\/www.youtube.com\/watch?v=R74HqpPR8Qk[\/youtube]<\/p>\n<p><b>&#8211; Upstream color<\/b> Shane Carruth, USA, 2013<\/p>\n<p><b>Avec :<\/b> Amy Seimetz, Shane Carruth, Andrew Sensening, Thiago Martins<\/p>\n<p>Film exp\u00e9rimental par le r\u00e9alisateur de <b>Primer<\/b> (2004), pr\u00e9sent\u00e9 comme une exp\u00e9rience intellectuelle et sensorielle aux accents de <i>Lynch<\/i> et <i>Malick<\/i>.<\/p>\n<p>Il est vrai que le film poss\u00e8de une esth\u00e9tique soign\u00e9e, des id\u00e9es int\u00e9ressantes par moments, mais \u00e0 notre avis, cette exp\u00e9rience qui se veut intellectuelle et plus ou moins captivante n&rsquo;en est qu&rsquo;artificielle et vaine.<\/p>\n<p>Pr\u00e9texte \u00e0 enchainer dans un montage tr\u00e8s \u00e9clat\u00e9 des ellipses et inserts symboliques, des plans vides et des dialogues plats afin de bien insister sur le c\u00f4t\u00e9 \u00ab\u00a0t&rsquo;as vu c&rsquo;est profond quand m\u00eame !\u00a0\u00bb le film passe \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de son sujet. Alors si c\u2019est vraiment le cas on est totalement pass\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9, ne r\u00e9ussissant d\u2019ailleurs jamais \u00e0 \u00eatre happer par ce r\u00e9cit profond\u00e9ment ennuyant dont tr\u00e8s peu d&rsquo;instants ont retenu l&rsquo;attention.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">[youtube]http:\/\/www.youtube.com\/watch?v=5U9KmAlrEXU[\/youtube]<\/p>\n<p><b>&#8211; App <\/b>Bobby Boermans, Pays-Bas, 2013<\/p>\n<p><b>Avec\u00a0:<\/b> Hanna Hoekstra, Isis Cabolet, Robert de Hoog<\/p>\n<p>Il s&rsquo;agit du tout premier film \u00ab\u00a0transmedia\u00a0\u00bb au monde. En effet, si le spectateur dispose d&rsquo;un smartphone et a la possibilit\u00e9 de t\u00e9l\u00e9charger l&rsquo;application \u00ab\u00a0App the movie\u00a0\u00bb sur Andro\u00efd ou Iphone, il lui sera possible pendant la projection et apr\u00e8s avoir mis son smartphone en mode avion, d&rsquo;avoir acc\u00e8s \u00e0 un deuxi\u00e8me \u00e9cran sur lequel quelques informations suppl\u00e9mentaires \u00e0 l&rsquo;action projet\u00e9e sur grand \u00e9cran, comme des messages textuels ou des vues sous un autre angle.<\/p>\n<p>Anna, une \u00e9tudiante se r\u00e9veille au lendemain d&rsquo;une f\u00eate bien arros\u00e9e et d\u00e9couvre sur son t\u00e9l\u00e9phone une nouvelle application nomm\u00e9e Iris. Apr\u00e8s installation, l\u2019application en question va se propager sur tout autre t\u00e9l\u00e9phone \u00e0 proximit\u00e9 et prendre une ampleur consid\u00e9rable pour y faire r\u00e9gner une terreur grandissante.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/app.jpg\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-full wp-image-4104\" alt=\"app\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/app.jpg\" width=\"434\" height=\"255\" \/><\/a><\/p>\n<p>Pens\u00e9 comme un divertissement fun pour jeune adolescent, il s\u2019agit du film le plus grand public du festival sans aucun doute, et dans un but avou\u00e9 de faire de l&rsquo;argent, d&rsquo;o\u00f9 le concept de cr\u00e9er une application annexe non-exploit\u00e9e. Le film amuse 20 minutes et encore c&rsquo;est bien gentil. Dans son d\u00e9roulement sans surprise et sa mani\u00e8re d&rsquo;amener les quelques meurtres (jusqu&rsquo;\u00e0 montrer l&rsquo;objet qui va tuer), on pense clairement \u00e0 la saga des <b>Destination Finale<\/b>, mais en encore plus mauvais. La r\u00e9alisation est hasardeuse et la cam\u00e9ra souvent tremblotante sans raison ce qui est insupportable, le sc\u00e9nario est quant \u00e0 lui catastrophique (il faut voir l&rsquo;ouverture et le final).<\/p>\n<p>A la d\u00e9charge du r\u00e9alisateur, d&rsquo;apr\u00e8s ses dires, en ce qui concerne l&rsquo;application et c&rsquo;est de ses propres aveux, n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 faite qu&rsquo;en vue de profit et il aurait aim\u00e9 d\u00e9velopper quelque chose de plus int\u00e9ressant. Les incoh\u00e9rences sc\u00e9naristiques navrantes sont dues \u00e0 des coupes importantes du sc\u00e9nario qui serait plus travaill\u00e9 \u00e0 l\u2019origine. M&rsquo;enfin, \u00e7a ne devait pas \u00eatre un chef d&rsquo;\u0153uvre&#8230;<\/p>\n<p>Note\u00a0: Hollywood aurait achet\u00e9 les droits pour en faire un remake \u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">[youtube]http:\/\/www.youtube.com\/watch?v=gK5Gmal3W-E[\/youtube]<\/p>\n<p><b>-Big Bad Wolves\u00a0<\/b>Navot Papushado et Aharon Keshales, Israel, 2013<\/p>\n<p><b>Avec :<\/b> Lior Ashkenazi, Rotem Keinan, Tzahi Grad, Dov Glickman<\/p>\n<p>L\u2019un des meilleurs films en comp\u00e9tition sans doute.<\/p>\n<p>Pour leur second film, le premier \u00e9tant <b>Rabies<\/b> (<b>Kalevet<\/b>, 2010) pr\u00e9sent\u00e9 en comp\u00e9tition au FEFFS 2010 (4\u00e8 \u00e9dition) le tandem de r\u00e9alisateurs livre un film de vengeance de bonne facture.<\/p>\n<p>Un psychopathe des plus vicieux, qui apr\u00e8s avoir tu\u00e9 des enfants, dissimule les corps mais sans leurs t\u00eates afin d\u2019emp\u00eacher les familles de les enterrer dignement, est arr\u00eat\u00e9 puis lib\u00e9r\u00e9, ce qui rend malade un policier aux m\u00e9thodes peu orthodoxes et le p\u00e8re d\u2019une petite fille. Le bourreau va alors devenir gibier puis victime.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/Big-Bad-Wolves.jpg\"><img loading=\"lazy\" class=\" wp-image-4105 aligncenter\" alt=\"Big Bad Wolves\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/Big-Bad-Wolves.jpg\" width=\"686\" height=\"386\" \/><\/a><\/p>\n<p>Les deux r\u00e9alisateurs reprennent le th\u00e8me du petit chaperon rouge, l\u2019adaptant \u00e0 une r\u00e9alit\u00e9 terrifiante. Le film ne se contente pas non plus de nous montrer de simples tortures pour faire dans l\u2019horreur, il joue aussi sur le suspens en continue plongeant ses spectateurs dans le doute. Le r\u00e9alisateurs m\u00ealent beaucoup d\u2019humour noir appuyant une certaine folie, parfois tr\u00e8s maladroitement car ce proc\u00e9d\u00e9 est d\u00e9dramatisant ce qui est dommageable. Il y a un autre aspect qui passe au second plan dans le film avec l\u2019apparition, entre autre, d\u2019un cavalier palestinien, c\u2019est-\u00e0-dire le malaise entre Isra\u00ebl et Palestine.<\/p>\n<p>Port\u00e9 par de bons interpr\u00e8tes et efficace, le film aurait certainement m\u00e9rit\u00e9 une distinction parmi ses adversaires.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">[youtube]http:\/\/www.youtube.com\/watch?v=GsfzhiW5l8c[\/youtube]<\/p>\n<p><b>-The Returned <\/b>Manuel Carballo, Espagne-Canada, 2013<\/p>\n<p><b>Avec :<\/b> Emily Hampshire, Kris Holden-Ried, Shawn Doyle, Claudia Bassols<\/p>\n<p>Un film de zombies, encore, sauf qu\u2019ici <i>Manuel Carballo<\/i> nous propose une vision plus int\u00e9ressante que les derni\u00e8res productions du genre, en tout cas, une plus in\u00e9dite\u00a0!<\/p>\n<p>Le monde a d\u00e9j\u00e0 subi l\u2019\u00e9pid\u00e9mie qui transforme les humains en zombies, sauf que ces derniers ne sont pas du tout en majorit\u00e9. Gr\u00e2ce \u00e0 un traitement, il est possible de ma\u00eetriser le virus et toutes personnes contamin\u00e9es (les revenants) peut continuer sa vie habituelle en s\u2019injectant chaque jour une dose de produit. Malheureusement les stocks mondiaux sont en cours d\u2019\u00e9puisement. Les revenants doivent d\u00e8s lors \u00eatre mis en isolement par pr\u00e9caution et des groupes anti-revenants se forment pour les exterminer.<\/p>\n<p>Cette alternative aux films de zombies classiques est int\u00e9ressante. On va suivre le combat d\u2019un couple pour survivre, le r\u00e9alisateur s\u2019int\u00e9ressant aux cons\u00e9quences de la situation politique, \u00e0 cette lutte et \u00e0 l\u2019histoire d\u2019amour qui prend le pas sur la partie horrifique dont vous ne verrez que peu de zombies et \u00e0 l\u2019opportunisme compr\u00e9hensible de certaines personnes. En bref il s\u2019int\u00e9resse \u00e0 l\u2019humain et ses r\u00e9actions, au centre de son r\u00e9cit en tant qu\u2019observateur et non \u00e0 la pand\u00e9mie elle-m\u00eame.<\/p>\n<p>Malheureusement le final reste tr\u00e8s pr\u00e9visible. La fin en fait trop, comme les acteurs, avec des rebondissements pour toujours plus nous d\u00e9chirer jusqu\u2019\u00e0 la larme. A trop tirer sur la corde sensible cela ne fonctionne plus vraiment. Et le tout dernier twist est inutile, sonnant comme une fausse note. Dommage pour un film des plus sinc\u00e8res.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">[youtube]http:\/\/www.youtube.com\/watch?v=z4UlLuUoxFY[\/youtube]<\/p>\n<p><b>-For those in Peril <\/b>Paul Wright, UK, 2013<\/p>\n<p><b>Avec :<\/b> George MacKay, Kate Dickie, Nichola Burley<\/p>\n<p>Un premier film pour un jeune r\u00e9alisateur n\u00e9 en 1981, <b>For those in Peril<\/b> narre les tourments d\u2019un jeune, Aaron, qui vit \u00e0 l\u2019\u00e9cart dans un petit village d\u2019Ecosse. Un jour, lui, son fr\u00e8re et 4 autres partent \u00e0 la p\u00eache mais il est le seul rescap\u00e9. Baragouinant une histoire abracadabrantesque d\u2019apr\u00e8s une l\u00e9gende du coin de \u00ab\u00a0diable rouge\u00a0\u00bb que sa m\u00e8re leur racont\u00e9 \u00e9tant petit, les villageois vont le prendre pour un malade et certains vont m\u00eame le d\u00e9clarer responsable et avoir des doutes. Lui en revanche assure que son fr\u00e8re est toujours en vie et n\u2019a qu\u2019un but, le retrouver.<\/p>\n<p>Le film fait \u00e9cho au mythe du Kraken, \u00ab\u00a0diable rouge des mers\u00a0\u00bb, et distille une atmosph\u00e8re impr\u00e9gn\u00e9e par la l\u00e9gende insulaire. Il n\u2019emp\u00eache que les 1h24 paraissent une \u00e9ternit\u00e9, longue, pompeuse et ronflante de bout en bout, pour au final o\u00f9 on se dit tout \u00e7a pour \u00e7a et avoir l\u2019impression d\u2019\u00eatre lib\u00e9r\u00e9 d\u2019un poids \u00e0 l\u2019apparition du g\u00e9n\u00e9rique de fin.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">[youtube]http:\/\/www.youtube.com\/watch?v=FTGM9CX_Ugs[\/youtube]<\/p>\n<p><b>&#8211;\u00a0Kiss of the damned <\/b>Xan Cassavetes, USA, 2012<\/p>\n<p><b>Avec :<\/b> Jos\u00e9phine de la Baume, Milo Ventimiglia, Roxane Mesquida, Anna Mouglalis<\/p>\n<p><i>Xan Cassavetes<\/i> n\u2019est autre que la fille de <i>John Cassavetes<\/i> (et de <i>Gena Rowlands<\/i>), et signe ici son premier long-m\u00e9trage.<\/p>\n<p>Djuna, une femme vampire, vit seule dans sa grande b\u00e2tisse et se nourrit de sang animal. Un soir, elle fera la rencontre de Paolo qui sera alors obs\u00e9d\u00e9 par la dqmeet. Il va insister pour \u00eatre \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s allant jusqu\u2019\u00e0 accepter la condition de vampire. Les deux tourtereaux vivent en osmose jusqu\u2019au retour de Mimi la s\u0153ur de Djuna. Les deux s\u0153urs sont totalement oppos\u00e9es, Djuna repr\u00e9sentant un vampire classique mais plus politiquement correct, Mimi un vampire \u00ab\u00a0moderne\u00a0\u00bb et son versant pervers, cynique et surtout lib\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p>Le film, d\u00e8s l\u2019ouverture et le titre aux caract\u00e8res sulfureux et r\u00e9tros, poss\u00e8de une plastique soign\u00e9e, celle de ses actrices est r\u00e9ellement plaisante aussi, surtout Djuna, <i>Jos\u00e9phine de la Baume <\/i>tr\u00e8s sensuelle. Un th\u00e8me musical Gialli viens parfois se greffer aux images renfor\u00e7ant l\u2019influence et l\u2019ambiance des 70\u2019s ressentie au d\u00e9but et donnant un aspect baroque agr\u00e9able m\u00eame possiblement envoutant. On pourra voir une tentative de questionnement sur comment peut-on lutter avec notre instinct\u00a0? Reste-t-il un choix\u00a0? Car finalement ne sont-elles pas deux faces distinctes d\u2019une m\u00eame cr\u00e9ature, l\u2019une luttant contre ses pulsions, son instinct qui la d\u00e9passe et l\u2019autre y succombant volontairement\/naturellement\u00a0?<\/p>\n<p>Mais d\u00e8s l\u2019arriv\u00e9e de Mimi, on basculera vers un film au sc\u00e9nario tr\u00e8s convenu et qui tombe dans la superficialit\u00e9, notamment avec certains passages dans la bourgeoisie-chic-vampirique assez irritants et finalement tout est trop fade, trop adouci et sans r\u00e9el int\u00e9r\u00eats, de l\u2019underground vampirique assez mi\u00e8vre en fait.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">[youtube]http:\/\/www.youtube.com\/watch?v=1kS-NVtJtaM[\/youtube]<\/p>\n<p><b>-Love eternal <\/b>Brendan Muldowny, Irlande-Luxembourg, 2013<\/p>\n<p><b>Avec\u00a0:<\/b> Robert de Hoog, Pollyanna McIntosh, Amanda Ryan, Emma Eliza Regen<\/p>\n<p>Ian, un jeune homme de 26 ans, se retrouve seul suite au r\u00e9cent d\u00e9c\u00e8s de sa m\u00e8re et se sent incapable d\u2019\u00e9prouver la moindre \u00e9motion ou comprendre les humains. Perdu, il d\u00e9cide d\u2019aller en for\u00eat mettre fin \u00e0 ses jours. Mais \u00e0 la vue du corps sans vie d\u2019une jeune femme et touch\u00e9 par une lettre qu\u2019elle a laiss\u00e9e, il ressent alors quelque chose et devient n\u00e9crophile. Au fil du temps, il n\u2019est plus possible de conserver le corps, il va d\u00e8s lors faire des rencontres avec des femmes d\u00e9sirant se suicider et les accompagner jusqu\u2019au bout du chemin pour satisfaire sa n\u00e9crophilie, r\u00e9soudre ainsi son mal \u00eatre.. Jusqu\u2019au jour o\u00f9 il rencontre Naomi, elle aussi suicidaire mais qui va lui donner go\u00fbt \u00e0 la vie, du moins lui faire ressentir des \u00e9motions.<\/p>\n<p>Les th\u00e8mes sombres comme le suicide, la n\u00e9crophilie, sont ici trait\u00e9s avec une certaine tendresse, une certaine po\u00e9sie, une approche qui semble rare. Ceci dit, apr\u00e8s un d\u00e9but lent mais qui arrive \u00e0 capter l\u2019attention en proposant quelque chose de diff\u00e9rent, <i>Brendan Muldowny <\/i>se perd dans une romance assez ordinaire entre deux amants suicidaires, d\u00e9laissant sa tendresse n\u00e9crophile qui faisait son charme et devient vite lassant. Le spectateur est rapidement mis sur la touche au niveau de son implication.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">[youtube]http:\/\/www.youtube.com\/watch?v=BEkMj4cqFXk[\/youtube]<\/p>\n<p><b>&#8211;\u00a0The station <\/b>Marvin Kren, Autriche, 2013<\/p>\n<p><b>Avec\u00a0:<\/b> Gerhard Liebmann, Edita Malovcic, Hille Beseler<\/p>\n<p><i>Marvin Kren<\/i> est le jeune r\u00e9alisateur de <b>Rammbock<\/b> (<b>Berlin undead<\/b>, 2010) un m\u00e9trage de 59 mn \u00e0 peine qui par cette courte dur\u00e9e se regardait assez bien. Le voici qui revient avec un long-m\u00e9trage cette fois et une id\u00e9e plut\u00f4t originale donc nous \u00e9tions bien curieux de voir le r\u00e9sultat.<\/p>\n<p>Une station d\u2019observation des Alpes autrichiennes et ses techniciens vont \u00eatre confront\u00e9s \u00e0 une montagne dont le glacier saigne litt\u00e9ralement transformant les animaux en cr\u00e9atures de l\u2019enfer\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/Blutglestcher-The-station.jpg\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-full wp-image-4106\" alt=\"Blutglestcher - The station\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/Blutglestcher-The-station.jpg\" width=\"695\" height=\"350\" \/><\/a><\/p>\n<p>Au-del\u00e0 du c\u00f4t\u00e9 \u00e9cologique, la montagne qui saigne suite aux catastrophes provoqu\u00e9s par l\u2019homme va alors punir les hommes. Voil\u00e0 un pitch int\u00e9ressant et relativement innovant.<\/p>\n<p>H\u00e9las c\u2019est totalement loup\u00e9 alors que l\u2019id\u00e9e s\u2019y pr\u00eatait fortement, il y avait de quoi d\u00e9velopper, d\u00e9battre quant au myst\u00e8re, cr\u00e9er un climat angoissant.<\/p>\n<p>Tout cela que nenni. D\u00e8s le d\u00e9but on comprend qu\u2019il y a reprise de <b>The Thing<\/b> (1982) de Big John. <i>Marvin Kren<\/i> tente de cr\u00e9er une tension, un suspens qui pourrait faire illusion au d\u00e9but mais d\u00e9j\u00e0 l\u2019id\u00e9e de montrer un groupe ext\u00e9rieur \u00e0 la station est un probl\u00e8me en soit, les passages de l\u2019un \u00e0 l\u2019autre font perdre toute trace d\u2019un climat anxiog\u00e8ne.<\/p>\n<p>Et ce n\u2019est pas la r\u00e9alisation qui va sauver quoi que ce soit non plus. La cam\u00e9ra lors des attaques tremble affreusement, la gestion de l\u2019espace cin\u00e9matographique est catastrophique, c\u2019est terriblement bord\u00e9lique. Puis les acteurs ne sont gu\u00e8re convaincants et que dire du final d\u2019une balourdise formidable qui en fera rire plus d\u2019un ! 1<sup>er<\/sup> ou 2<sup>nd<\/sup> degr\u00e9 on n\u2019a pas aim\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">[youtube]http:\/\/www.youtube.com\/watch?v=pPFfjdaP5hw[\/youtube]<\/p>\n<p><b>-In fear\u00a0<\/b>Jeremy Lovering, UK, 2012<\/p>\n<p><b>Avec :<\/b> Alain de Caestecker, Alice Englert, Allen Leech<\/p>\n<p>Tom et Lucie sont en route pour un festival de musique. Ayant pr\u00e9vu de dormir \u00e0 l\u2019h\u00f4tel, ils suivent des panneaux leur indiquant le g\u00eete. Cependant, en les suivant, ils ne cessent de retomber au m\u00eame endroit. La nuit tombe et une anxi\u00e9t\u00e9 s\u2019installe, seuls dans la for\u00eat environnante et ressentant une pr\u00e9sence hostile.<\/p>\n<p>Sorte de film concept, la majeure partie se d\u00e9roule dans la voiture, un \u00ab\u00a0car invasion\u00a0\u00bb si l\u2019on veut, le film de <i>Jeremy Lovering<\/i> qui en est \u00e0 son premier essai peine \u00e0 insuffler une quelconque tension.<\/p>\n<p>Long au d\u00e9marrage, on pourrait le d\u00e9couper en trois grosses parties, la premi\u00e8re \u00e9tant effectivement lente \u00e0 soulever un r\u00e9el int\u00e9r\u00eat mais se r\u00e9v\u00e9lant la plus aboutie cr\u00e9ant une (tr\u00e8s) l\u00e9g\u00e8re inqui\u00e9tude et curiosit\u00e9 vers la fin. Les suivantes sont simplement ennuyeuses, m\u00eame si plus rythm\u00e9es, puisque l\u2019on aura tout compris d\u00e8s l\u2019arriv\u00e9e de l\u2019\u00e9l\u00e9ment perturbateur ouvrant sur la seconde et qu\u2019elles n\u2019apportent rien de neuf au genre tellement cela a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 vu et revu.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">[youtube]http:\/\/www.youtube.com\/watch?v=kYcCVIPYcDs[\/youtube]<\/p>\n<p><b>-Borgman <\/b>Alex van Warmerdam, Pays-Bas, 2013<\/p>\n<p><b>Avec\u00a0:<\/b> Jan Bijvoet, Hadewych Minis, Jeroen Perceval, Alex van Warmerdam<\/p>\n<p>Camiel Borgman, sorte de clochard qui v\u00eet dans la for\u00eat, sous terre, va se faire chasser par une meute men\u00e9 epar un cur\u00e9 arm\u00e9, comme une chasse aux sorci\u00e8res, d\u00e8s lors il part avec ses amis. Camiel atterrit dans une banlieue cossue, sonne aux portes pr\u00e9textant vouloir se laver car il est sale, afin de s\u2019incruster au sein de la maison accueillante qui sera celle de Marina apr\u00e8s un refus de son mari.<\/p>\n<p>L\u2019arriviste intrigue, qui est-il\u00a0? Le diable\u00a0? L\u2019ange de la mort\u00a0venu en mission\u00a0? Il s\u2019amuse \u00e0 un jeu sadique avec la petite famille bourgeoise st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9 qui feint une \u00ab\u00a0normalit\u00e9\u00a0\u00bb, un semblant de vie agr\u00e9able o\u00f9 tout est bien mais o\u00f9 personne ne se comprend (un mari raciste, une fille assez libertine et une \u00e9pouse niaise), petit \u00e0 petit Camiel prend de plus en plus d\u2019emprise sur le foyer et les personnes devenant en quelques sortes les objets de sa volont\u00e9 et ainsi Borgman va installer sa propre famille apr\u00e8s avoir an\u00e9anti l\u2019autre. Le personnage malgr\u00e9 ses actes demeure attachant et bizarrement le plus sain. Du moins le plus authentique.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/Borgman.jpg\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-full wp-image-4107\" alt=\"Borgman film still\" src=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/Borgman.jpg\" width=\"460\" height=\"276\" \/><\/a><\/p>\n<p>Le film, tr\u00e8s influenc\u00e9 par <b>Teorema<\/b> de <i>Pier Paolo Pasolini<\/i> (1968), malgr\u00e9 un humour noir plaisant et un climat fantastique curieux qui pose plusieurs questions, n\u2019est gu\u00e8re palpitant, dot\u00e9 d\u2019un rythme lent, se contentant finalement d\u2019enchainer des s\u00e9quences plus ou moins loufoques mais sans v\u00e9ritable apog\u00e9e ni d\u00e9veloppement durant presque 2h. Le film s\u2019\u00e9tend et tombe dans l\u2019ennui comme la vie de ses petits bourgeois faibles et hypocrites dont il se moque.<\/p>\n<p>Un film et un personnage au potentiel non exploit\u00e9 jusqu\u2019au bout.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">[youtube]http:\/\/www.youtube.com\/watch?v=llxMaKl6MV8[\/youtube]<\/p>\n<p><b>-Dark touch<\/b> Marina de Van, France-Irlande-Su\u00e8de, 2013<\/p>\n<p><b>Avec\u00a0:<\/b> Padraic Delaney, Robert Donelly, Charlotte Flyvholm<\/p>\n<p>Il s\u2019agit du nouveau film de <i>Marina de Van<\/i> apr\u00e8s <b>Ne te retourne pas<\/b> (2009) et <b>Le petit poucet<\/b> (2011) pr\u00e9sent\u00e9 lui aussi en comp\u00e9tition de la 4\u00e8 \u00e9dition du FEFFS en 2011.<\/p>\n<p>Dans une maison isol\u00e9e \u00e0 la campagne, les objets et meubles se d\u00e9cha\u00eenent, tuant les parents et le petit fr\u00e8re de Neve. La police \u00e9videmment ne cro\u00eet pas en son t\u00e9moignage, suspectant des vandales. Neve est alors plac\u00e9 dans une autre famille, des amis de ses parents.<\/p>\n<p>La bande met en avant l\u2019impact incroyable que peuvent avoir les blessures psychologiques, gr\u00e2ce au fantastique.<\/p>\n<p>Le film, bien film\u00e9, se permet quelques jolis passages gores, \u00e9vite le b\u00eate \u00ab\u00a0il ne faut pas toucher aux enfants\u00a0\u00bb alors que \u00e7a suit le sc\u00e9nario, se regarde une fois agr\u00e9ablement. Pour autant, apr\u00e8s vision, il ne marque pas sp\u00e9cialement les esprits et para\u00eet bien anecdotique, la cause peut-\u00eatre \u00e0 un final trop pr\u00e9cipit\u00e9, trop facile.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">[youtube]http:\/\/www.youtube.com\/watch?v=732vBngjBt0[\/youtube]<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">Par <strong>Serval<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Film d&rsquo;ouverture : \u00a0 &#8211; We are what we are Jim Mickle, USA, 2013 Avec : Bill Sage, Ambyr Childers, Odeya Rush, Kelly McGillis, Michael &hellip; <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[1],"tags":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v19.6.1 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Festival Europ\u00e9en du Film Fantastique de Strasbourg: Ouverture et Comp\u00e9tition - Lavisqteam.fr<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.lavisqteam.fr\/?p=4102\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Festival Europ\u00e9en du Film Fantastique de Strasbourg: Ouverture et Comp\u00e9tition - 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