avril 16, 2021

Chez Gino

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De : Samuel Benchetrit

Avec José Garcia, Sergi Lopez, Anna Mouglalis, Samuel Benchetrit

Année : 2008

Pays : France, Espagne

Genre : Comédie

Résumé :

Gino, installé depuis trente ans à Bruxelles, tient une pizzéria achetée avec les économies de son épouse Simone.
Sa vie est bouleversée par la nouvelle de la mort prochaine de son oncle d’Italie, un parrain de la mafia rendu milliardaire par ses activités illicites. Une grosse part d’héritage est promise à Gino. Seul hic, il lui faut pour la toucher, prouver à son oncle, qu’il est bien devenu, comme il le lui a raconté, un redoutable parrain régnant sur toutes les pizzérias bruxelloises. Gino commande alors à un réalisateur, un documentaire sur lui et sa famille censé les présenter comme des truands de grande envergure.
Seulement le tournage ne se passe pas tout à fait comme prévu, sa famille se rebelle, l’équipe se montre récalcitrante aux ordres de Gino qui a tendance à se prendre pour son personnage et quand un vrai mafieux, persuadé qu’il a affaire à un nouveau concurrent s’en mêle, c’est la panique.

Avis :

Trois après son fabuleux « J’ai toujours rêvé d’être un gangster« , Samuel Benchetrit nous revient avec « Chez Gino« , un film intelligent, comme une lettre d’amour au cinéma de gangster, mais aussi au cinéma tout court. C’était l’un de mes coups de cœur de l’année 2011.

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On suit l’histoire de Gino qui tient une pizzeria modeste à Bruxelles.

Un jour, sa vie bascule après avoir reçu un coup de téléphone de son Oncle Giovanni qui est mourant.

Mais cet oncle n’est pas n’importe qui, c’est un des parrains de la mafia du Sud de l’Italie. Gino touchera un quart de la fortune de son oncle s’il lui prouve qu’il est lui aussi devenu un terrible chef de famille respecté. De là, Gino va engager un réalisateur et son équipe de bras cassés pour faire un faux documentaire sur sa fausse vie de grand mafieux. Mais diriger Gino Roma avec trois fois rien comme moyen n’est pas vraiment simple.

« Chez Gino » c’est le troisième film de Samuel Benchetrit. J’avais tout simplement adoré « Janis & John » et « J’ai toujours rêvé d’être un gangster » qui font partie de mes films préférés, alors quand celui-là était sorti, j’en attendais beaucoup et je n’ai pas été déçu, puisque je le trouve tout aussi bon que les précédents.

Avec « Chez Gino« , Samuel Benchetrit a fait un film génialement drôle et fun. Sur la base d’un scénario plein de malices, drôle, léger, il va nous réserver une bonne comédie. Le film est plein de surprises, entre dialogues hilarants, situations improbables et hommage au cinéma, Benchetrit nous a fait un bon film devant lequel on passe un très bon moment.

Ce que j’ai beaucoup apprécié dans le film, hormis les dialogues, énormes pour certains, cinglants, hilarants, faux, improbables, surtout dans les scènes où le personnage de Simone se prend pour une actrice, c’est surtout cette mise en scène qu’a choisi Samuel Benchetrit. Le film est très intéressant dans sa conception, on passe d’une ambiance mafieuse, avec des règlements de compte sur une plage à des scènes de tournage, de faux documentaire, qui ressemble presque à un making of.

Le film change tout le temps d’ambiance, mais ne se perd pas. Puis je le trouve très beau visuellement, chacune des parties a du caractère, la photographie est impeccable, surtout dans les souvenirs de Gino en Italie. Je trouve qu’il a beaucoup de charme. Il est attachant, puis Benchetrit nous divertit avec les mésaventures de Gino Roma, parce que se faire passer pour un vrai mafieux n’est pas chose facile.

Les personnages sont géniaux, bien pensés jusqu’aux seconds rôles. Et puis ils sont très bien interprétés par les comédiens, José Garcia en tête. Je ne suis pas spécialement fan de l’acteur, mais dans ce rôle, il me fait tellement rire. Je le trouve excellent, il est très bon dans la peau de ce mec, un peu beauf, qui y croit alors qu’il est plus ridicule qu’autre chose. J’adore ce côté assumé et décomplexé. Le comédien est soutenu par une Anna Mouglalis, la compagne du réalisateur, qui est absolument parfaite ! Elle en vole presque la vedette à Garcia, tant elle est drôle. L’actrice joue la femme de Gino, une femme qui s’ennuie, et qui vois en ce faux tournage l’occasion de s’amuser, mais heureusement pour nous, elle n’a pas inventé le fil à couper le beurre et ça va nous donner des scènes complètement dingues, en particulier une prise d’otages, où elle me déclenche des fous-rires.

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Pour le reste des rôles du film, ils sont tous très bien. Samuel Benchetrit est très bon en réalisateur qui se croit talentueux alors que pas du tout, Sergi Lopez en mafieux, un peu déconcerté par la manière dont les choses se passent est génial comme d’habitude, Martin Jobert que j’avais découvert dans « Un château en Espagne » est excellent, Robert Assolen complément cinglé, et c’est avec surprise que je découvre la participation d’Adèle Exarchopoulos dans un petit rôle d’ado en crise. Vraiment chaque rôle offre un personnage sympathique et chaque personnage a son importance.

Avec « Chez Gino » Samuel Benchetrit nous offre un des meilleurs films français sortis en cette année 2011, et prouve que la comédie française a encore un bel avenir, c’est vraiment dommage que le film se soit fait descendre, il méritait mieux je trouve.

Note : 15/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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