octobre 26, 2020

Predators

predators

De : Nimrod Antal

Avec Adrien Brody, Topher Grace, Alice Braga, Laurence Fishburne

Année : 2010

Pays : Etats-Unis

Genre : Action

Résumé :

Royce, un mercenaire, se retrouve obligé de mener un groupe de combattants d’élite sur une planète étrangère. Ils vont vite comprendre qu’ils ont été rassemblés pour servir de gibier. A une exception près, tous sont des tueurs implacables – des mercenaires, des yakuzas, des condamnés, des membres d’escadrons de la mort ; des « prédateurs » humains qui sont à présent systématiquement traqués et éliminés par une nouvelle génération de Predators extraterrestres. Voici l’affrontement sans pitié de tueurs absolus…

 

Avis :

Il aura fallu attendre vingt ans pour que la créature de Stan Winston refasse surface dans un métrage rien que pour elle. Le Predator, chasseur ultime de la galaxie, sans peur, avec très peu de faiblesse et un arsenal qui ferait blêmir ce cher Georges W. Bush revient dans une aventure produite par Robert Rodriguez, le pote de Tarantino et réalisateur de films qui ont marqué l’histoire du cinéma fantastique (Une Nuit en Enfer, The Faculty, Planète Terreur). Le seul problème, c’est qu’il faut innover puisqu’il ne s’agit pas d’un infâme remake. En soit, c’est une bonne nouvelle, et ça change de ce que nous fournit habituellement Hollywood en ce moment, mais l’idée de départ est-elle bonne ? N’allons-nous pas risqué d’avoir un Predator aseptisé à la sauce 2010 avec en sus des vampires qui brillent le jour et jeunes gens imberbes ? Autant le dire tout de suite, le film n’a pas à rougir de ses aînés, car même s’il n’atteint pas leur niveau, nous avons devant les yeux un divertissement intéressant et bien nerveux, dirigé par un réalisateur assez inspiré. Engouffrons nous dans cette jungle pour voir comment chasse le Predator !

Il était très difficile de faire un bon scénario avec un troisième épisode de Predator. Que pouvait-on prendre comme terrain de chasse après la jungle sauvage et hostile, puis la ville tout aussi sauvage et hostile ? Faire un safari en Afrique du Sud ? Une chasse aux phoques dans l’antarctique ? Outre la platitude des décors, le Predator n’aurait pas eu à se fouler pour dézinguer de l’humain prétentieux. L’idée, c’est de mettre les proies, c’est-à-dire les humains, sur le terrain de chasse des Predator, sur leur planète ! Donc, on va se retrouver dans une jungle assez futuriste, avec des épaves de vaisseaux spatiaux, des sculptures assez bizarres et on va y mettre dedans les plus grands guerriers humains. Ainsi, se retrouve un mercenaire, un yakuza, un guerrier russe, un rebelle mexicain, un psychopathe violeur, une femme de l’armée, un mec des tribus africaine et un médecin, et tout ce joli monde va essayer de survivre face aux attaques répétées des Predators qui vont s’en donner à cœur joie. C’est vrai que pour l’histoire, ça semble un peu faiblard, mais d’un autre côté, cela semble assez logique de transposer les plus grands guerriers de notre monde dans une planète inconnue et d’inverser les rôles, là où le chasseur devient la proie. Le seul problème, c’est que l’on n’apprend pas grand-chose de neuf sur les Predator et encore moins sur la raison du parachutage des humains. La seule chose que l’on va voir, c’est qu’il existe deux races différentes de Predator et que l’une est plus forte de l’autre.  Ok, c’est un peu facile, mais cela rajoute du piment et montre aussi une hostilité entre les Predator eux-mêmes. Alors, il ne faut pas non plus s’attendre à des messages sous-jacent ou autre, et tenter toute comparaison foireuse avec des valeurs véhiculées, car le film n’est qu’un gros pétard, avec fusillade, explosions et tout le toutim. Néanmoins, et c’est dommage, l’ambiance n’est plus celle du premier et on ne ressent pas de réelle motivation à faire de l’angoisse ou de la peur. Si les humains semblent assez impuissants, ils ont de la ressource, mais on ne ressent pas leur peur ou leur angoisse de se faire bouffer. Du coup, on est dans une ambiance classique de film d’action lambda, on l’on attend que ça défouraille à bloc.

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Ta lame est pourrie, mon katana est bien mieux pour faucher les blés !

On peut reprocher le manque d’ambiance et d’angoisse dans ce film, mais le casting est plutôt bon. Ici, pas de Schwarzie ni de Glover, mais Adrien Brody dans un rôle à contre emploi, qui joue un mercenaire intelligent et un fin tacticien. Plutôt à l’aise dans son rôle, il demeure la bonne surprise du film, car il semble assez investi dans son personnage et qu’en plus il semble prendre du plaisir. Pour l’accompagner, nous avons la belle Alice Braga, très convaincante et la seule présence féminine. Elle demeure celle qui aura le plus de doutes et qui se posera plein de questions alors qu’elle sait de quoi il en retourne. D’ailleurs, ce passage faisant référence au premier Predator est très sympathique. Bien évidemment, Danny Trejo est de la partie, puisque c’est son cousin qui produit le métrage. Gueule cassé du cinoche, on ne le verra pas longtemps et c’est tant mieux, car il joue vraiment mal dans ce film. Ensuite, on a Topher Grace, la nouvelle gueule d’ange du cinéma américain, mais qui cabotine à mort et qui se révèle être le personnage peut être le moins intéressant, avec une fin grandguignolesque qui n’a rien à faire dans ce genre de film. Par contre, certains seconds couteaux sont bien sympas comme le Yakuza qui jour bien son rôle, ou encore le russe qui est vraiment bluffant et qui demeure certainement l’un des personnages les plus attachants et les plus charismatiques. Quant à Laurence Fishburne, il fait une légère apparition à laquelle on ne croit pas trop (comment un type presque obèse fait-il pour survivre durant plus de 20 ans aux Predators ?), cela dit, il joue assez bien la schizophrénie et possède un rôle assez drôle. Malheureusement, l’humour flingue un peu le film et on s’en serait bien passé, car cela ajoute de la lourdeur et surtout ne rend pas le film très crédible, surtout dans une situation aussi dangereuse que celle d’être traqué par des méchants extraterrestres. Niveau effets spéciaux, le film s’en tire relativement bien. Le nouveau Predator a une belle gueule d’amour et on voit la différence avec l’autre, tout comme on voit la ressemblance. Les chiens aliens sont pas mal non plus, sorte de croisement entre le phacochère et le dinosaure, ils sont plutôt bien foutus. La fin rappelle un peu trop le premier film, sauf que Brody n’a pas la carrure ni la stature de Schwarzie et qu’il fait presque ridicule dans ce combat. Et puis le twist final à deux balles sur les réelles intentions d’un personnage reste anecdotique et hors de propos.

Au final, Predators n’est pas un mauvais film, loin de là, car il est nerveux, bien filmé et avec des acteurs assez convaincants. Le seul problème, c’est qu’il ne s’agit que d’un divertissement explosif et plus d’une métaphore sur l’être humain qui est un prédateur intelligent sur cette Terre, mais qui n’est finalement qu’n grain de poussière face à l’inconnu. Néanmoins, on prend un certain plaisir à regarder ce métrage et on ne s’ennuie jamais, et puis on ne va pas bouder son plaisir de revoir le Predator !

Note : 14/20

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AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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