octobre 26, 2020

Paranormal Activity 3

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De : Henry Joost et Ariel Schulman

Avec Chloe Csengery, Jessica Tyler Brown, Brian Boland

Année: 2011

Pays : Etats-Unis

Genre : Horreur

Résumé:

Les origines des phénomènes paranormaux qui poursuivent la jeune Kate, à travers un prequel qui revient sur sa jeunesse…

Avis :

Ils sont forts ces producteurs et scénaristes. Ils savent exactement comment rebondir sur un filon doré. Le premier film a marché, autant faire une suite. La suite a fonctionné, on a qu’à transposer l’idée du film dans un autre pays. Les ventes de DVD ont bien marché, on n’a qu’à faire un préquel maintenant non ? Et voila que déboule Paranormal Activity 3, narrant la jeunesse des deux sœurs et leur première « confrontation » avec ce qui les hante. Il faut dire que l’envie de faire une histoire de fantôme avec les deux héroïnes des deux premiers films était assez tentante, car depuis le premier métrage, on nous serine avec le sempiternel « quand j’étais petite… ». Alors je ne sais pas si l’idée de faire un préquel était déjà dans la tête de Oren Peli, mais il faut dire que tout a été construit de façon à faire ce film et à le rendre attractif, proposant des réponses aux nombreuses questions. Seulement, le film est-il à la hauteur de nos espérances ? Est-il mieux que les deux derniers épisodes qui étaient relativement ennuyeux ? La franchise Paranormal Activity repart-elle de plus belle ?

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Le scénario de ce troisième volet (quatrième si on compte l’épisode se passant à Tokyo) est relativement simple et il est là pour combler les attentes d’un public de fans. Il faut rappeler tout de même que le premier épisode, que j’ai trouvé réussi, narrait les peurs nocturnes d’un jeune couple amoureux. On apprend quelque chose sur la jeunesse de la demoiselle qui se fait harceler par le fantôme. Le deuxième épisode est plus ennuyeux, et raconte cette fois-ci les mésaventures de la sœur de l’héroïne du premier opus et du fantôme qui la harcèle. Là encore, on apprend que les deux sœurs ont vécu quelque chose de troublant durant leur jeunesse. Je passe sur le Tokyo Night, sorte d’interlude qui livre la fin de l’aventure américaine. Donc ce troisième film propose d’explorer la jeunesse des sœurettes et on se retrouve dans les années 80 avec pour fond de toile deux jeunes filles et un esprit. Les fans se délectaient déjà à l’idée d’en savoir plus sur la présence de ce fantôme et sur les éléments troublants entourant les deux filles. Seulement l’attente sera fort mal récompensée car même si l’on apprend certaines choses (que je tairai pour ne pas spoilier), le scénario demeure simpliste et très incohérent sur la fin. Cela dit, peut être ont-ils été assez malin vu la préparation d’un quatrième volet.

Ce qui fait la marque de cette série, outre l’apport de la caméra de nuit fixe qui donne un aspect faux documentaire réaliste, c’est une tension palpable et dérangeante et une identification rapide aux personnages. Avec ce troisième opus, le film va essayer d’aller plus loin dans la tension, s’attaquant directement à des enfants innocents et proposant des scènes dangereuses auprès des jeunes fillettes. Si dans les deux premiers le fantôme avait un aspect effrayant et revêche, dans ce film, il apparait plutôt comme un enfant capricieux et ne maîtrisant pas bien ses pouvoirs. Du coup, l’aspect terrifiant n’est plus vraiment présent, malgré des efforts certains pour montrer tout de même la dangerosité du personnage. Ainsi les fillettes, et notamment la plus jeune vont se retrouver à faire de l’équilibre sur la rampe d’escalier, à sauter à des hauteurs bien trop grandes, à s’enfermer dans des pièces, mais cela ne va demeurer de l’horreur pure ou de la torture psychologique comme pour le premier film. Le vrai point intéressant et proposant un certain stress, c’est la présence de la caméra de surveillance qui fait des allers-retours montrant deux pièces adjacentes et qui donne une bonne possibilité d’apparitions et de disparitions. C’est d’ailleurs les meilleurs moments du métrage.

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Au niveau des acteurs, le film reste sur ses positions et aligne des acteurs relativement peu ou pas connus. Pour le coup, c’est assez difficile de faire un comparatif, mais il faut dire que cela fonctionne toujours aussi bien et qu’il n’y a pas besoin d’avoir des acteurs bankable pour faire quelque chose de crédible. On va retrouver le père de famille, filmant des mariages et gagnant sa vie en vendant ses cassettes, on retrouve aussi la mère et le couple fait assez homogène. Le seul problème vient du fait que tout cela ne fait pas vraiment année 80, mais plutôt 90. Le petit détail très important dans ce film, ce sont les deux gamines qui jouent donc les deux héroïnes des deux premiers films. Les enfants, dans des films d’horreur, c’est toujours délicat et c’est souvent à double tranchant, soit ça joue bien, soit ça joue mal. Dans le film qui nous préoccupe, on peut dire que les deux jeunes actrices se révèlent être assez bonnes et plutôt sympathique. Bien entendu, on accordera plus d’importance à la plus jeune, car c’est elle qui communiquera le plus avec le fantôme. Autre fait assez nouveau dans ce film, c’est l’apparition de deux personnages secondaires et auxquels l’auteur accorde une importance nouvelle. Ainsi, la baby-sitter aura une bien mauvaise expérience, tout comme le collègue du papa qui va jouer un jeu dangereux avec la plus grande.  Ces acteurs là s’en tirent plutôt bien.

De par son essence même, la saga des Paranormal Activity n’est pas une série à films gores. Jouant beaucoup plus sur les effets de surprise et la montée crescendo de la tension du téléspectateur, le crédo est de faire peur avec des effets simples. Dans celui-ci, il faut croire que le budget effet spécial a été augmenté. S’il y a toujours les effets à deux balles comme les draps qui se soulèvent ou les portes qui claquent, le film accumule des scènes impromptues qui donnent une nouvelle dimension au métrage. Le seul problème, c’est que ces bonnes idées sont en trop faibles quantité et du coup, l’attente est beaucoup trop longue. Prenons par exemple, la scène de l’enfant qui est caché sous un drap blanc pour faire une mauvaise blague à la baby-sitter qui bosse. La caméra pivote, on voit ce petit fantôme, puis il disparait, pour réapparaitre juste derrière la jeune fille et au moment où cette dernière se retourne, le drap tombe à plat sur le sol. L’effet demeure excellent mais il est trop isolé dans des passages assez lénifiants. Et puis le coup des découvertes du père via le caméscope qu’il repasse vingt fois, c’est d’une lourdeur ! Les autres effets, comme la cuisine avec tous les ustensiles qui tombent au sol alors qu’ils sont collés au plafond ou encore la scène finale sont bien mais trop peu nombreux.

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Il est nul ce caméraman, on voit son ombre contre le mur ! Quoi, ce n’est pas le caméraman !?

Au final, Paranormal Activity 3 demeure un film relativement moyen, en deçà du premier opus et au dessus des deux autres. Le problème de ce métrage, outre son aspect faussement financier, c’est la longueur qui s’en dégage reprenant des effets déjà-vu et disséminant que trop rarement des effets forts sympathiques. Malheureusement, la fin, hautement improbable, gâche tout le plaisir du film et surtout entache grandement la saga, au point que l’on se demande comment ils vont s’en dépêtrera pour la suite. Bref, un film moyen, comportant de bons moments mais gâché par une longueur insupportable et un renouveau bien trop faiblard.

Note : 11/20

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AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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