Judas Priest – Redeemer of Souls

Redeemer-of-souls-album-cover-art-1280

Avis :

Judas Priest est un groupe mythique qui est devenu intouchable au fil des ans. Il faut dire que le groupe fut créé en 1968 et que Redeemer of Souls est leur dix-septième album studio. Originaire de Birmingham en Angleterre, le groupe est le frère jumeau de Black Sabbath, issu du même endroit à la même période. Mais si Black Sabbath a su se faire connaître et avoir un gros succès dans les années 70, Judas Priest verra son heure de gloire dans les années 80, avec de très bons albums et des tournées qui connurent des succès retentissants. Beaucoup de personnes se souviennent encore de You’ve Got Another Thing Comin’, titre qui leur permit d’avoir un succès aux Etats-Unis ou encore de Painkiller, morceau explosif ou Rob Halford part dans des tonalités incroyables. Et en dehors des chansons cultes, le groupe cultive aussi une imagerie forte, avec cuirs et bracelets à pointes et parfois des couleurs vives. Ainsi, en s’adaptant en fonction des années et des gouts, le groupe a su rebondir et parfois renaître de ses cendres. C’est après une tournée d’adieu initiée en 2011 pour Nostradamus que le groupe sort un autre skeud, Redeemer of Souls qui divise pas mal les avis et critiques.

Dans son ensemble, le skeud est bien plus binaire que le précédent. Alors que Nostradamus faisait la part belle à l’ambiance avec des morceaux longs et parfois lents, Redeemer of Souls s’inscrit plus dans un heavy métal brut de décoffrage et qui n’hésite pas à envoyer du bois quand il le faut. Le revers de la médaille, c’est qu’au niveau rythmique, c’est souvent la même chose, et cela peut décevoir de la part d’un groupe comme Judas Priest. Dragonaut entame l’écoute de façon idéale avec un titre explosif, un refrain entêtant et un solo de fou furieux. Rob Halford utilise sa voix sans trop forcer, mais l’ensemble est cohérent et donne envie de savoir la suite. Redeemer of Souls est un poil plus calme et reste assez décevant. En effet, hormis un joli solo, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent et le refrain est assez décevant. Halls of Valhalla est un titre à part dans le skeud (au même titre que Battle Cry) car il essaye d’instaurer une ambiance, les tempos sont plus rapides et le chanteur se laisse aller avec sa sublime voix qui couvre plusieurs octaves. Il s’agit d’un de meilleurs morceaux du skeud. Sword of Damocles démarre avec une guitare puissante rappelant un petit peu ce que pourrait faire un Black Sabbath avant de se calmer un poil pour les couplets. Malheureusement, le titre est un peu noyé dans la masse et rien ne vient le sortir car il n’a rien de véritablement identifiable. C’est alors qu’arrive March of the Damned et c’est un peu une surprise. La voix du chanteur et différente, le rythme est assez calme, mais le refrain est une tuerie et on se surprend à chanter en même temps que le groupe. On sera plus dans un morceau hard qui tend vers le heavy que sur un titre purement heavy. C’est très surprenant de la part du groupe, mais ça fonctionne étonnement bien. Down in Flames est très binaire aussi, mais montre un talent indéniable et une qualité technique incroyable. Le refrain est aussi très puissant, très simple et reste en tête un long moment après écoute.

3783

Hell & Back change de registre et tombe dans le heavy pur jus. Le gros changement, c’est l’intro chantée qui est très calme et qui met en avant une ambiance presque testamentaire. Après une ligne de basse intéressante, les guitares sortent et on a droit à du gros son, avec un tempo assez lancinant, mais le morceau est vraiment très bon. Cold Blooded est un titre très intéressant, car si son rythme est assez lent dans les couplets, sur les refrains on sent une vraie montée en puissance rendant le morceau très complet et prenant. Metalizer est un titre bourrin, mais salvateur, forçant Halford à pousser dans les aigus comme il sait si bien le faire et le morceau est vraiment très bon, avec des riffs agressifs d’une grande rapidité. Le refrain rentre bien en tête aussi. Par la suite, on a droit à Crossfire et c’est surement l’un des morceaux les plus complets. Avec une intro bluesy rock juste parfaite, le groupe enchaîne avec un rythme plus puissant et termine sur un point d’orgue incroyable où Rob Halford laisse éclater sa voix. Ce morceau est un vrai bonheur. Secrets of the Dead est un titre long, posant une ambiance pesante et avec une belle rupture au milieu du skeud. On retrouve un Judas Priest plus complexe et un poil moins percutant que dans le reste de l’album. Battle Cry est à mettre à part dans l’album, faisant plus power métal que heavy, le titre est très rapide, ultra efficace et on sent toute l’implication du frontman dans ce titre. C’est à la fois touchant et bien burné, assurant ainsi un succès immédiat et un titre taillé pour la scène. Enfin, le skeud se termine sur Beginning of the End, une ballade joliment écrite, à l’ambiance lourde et triste mais qui montre peut-être que le groupe annonce une future retraite, ce qui serait bien dommage.

Au final, Redeemer of Souls, le dernier album de Judas Priest, est un excellent cru, très différent de l’album précédent. Plus direct, plus vif, le groupe renoue avec ses skeuds précédents et assure un soutien indéfectible de ses fans. Un album taillé pour la scène et c’est dommage que le groupe ait annoncé qu’il ne ferait plus que de petites tournées, car cet album doit valoir le coup en live.

  1. Dragonaut
  2. Redeemer of Souls
  3. Halls of Valhalla
  4. Sword of Damocles
  5. March of the Damned
  6. Down in Flames
  7. Hell & Back
  8. Cold Blooded
  9. Metalizer
  10. Crossfire
  11. Secrets of the Dead
  12. Battle Cry
  13. Beginning of the End

Note : 17/20

Image de prévisualisation YouTube

Par AqME

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Facebook : Lavisqteam.fr – Contact: lavisqteam@laposte.net