octobre 29, 2020

Mariés, Deux Enfants Saison 1

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D’Après une Idée de : Ron Leavitt et Michael Moye

Avec Ed O’Neill, Katey Sagal, Christina Applegate, David Faustino

Pays: Etats-Unis

Genre: Comédie

Nombre d’Episodes: 13

Résumé:

Al Bundy est le père d’une famille moyenne. Il déteste son boulot de vendeur de chaussures, et n’est heureux que dans son canapé devant la télé. Même sa famille l’exaspère : sa fille Kelly à l’intelligence plus que discutable ; son fils Bud qui attend avec impatience sa première expérience sexuelle ; et sa femme Peggy qui adore faire du shopping avec l’argent de son mari.

Avis:

1987, l’Amérique découvre sur la FOX, une petite chaîne lancée un an plutôt, une nouvelle série qui va mettre un sacré coup de fouet dans les programmes habituels. Cette série s’appelle « Mariés, deux enfants » et nous invite à suivre le quotidien de la famille Bundy, qui est, comment dire… quelque peu différente de ce que la télévision offre habituellement, c’est peut-être bien la pire famille du petit écran, et cette première saison, si outrageusement crue s’avère être très attachante et SURTOUT hilarante de vannes et répliques absolument tordantes !

Mesdames et Messieurs, bienvenue chez les Bundy, une famille où règne l’ordre et la bonne humeur, où tout le monde s’entraide, où Monsieur apporte un coup de main à Madame, où les enfants sont sages et font leur devoir…. Oui c’est cela oui…. Non non, on reprend depuis le début…

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Mesdames et Messieurs, bienvenue chez les Bundy, la pire famille d’Amérique.

Une famille où monsieur vend des chaussures dans un magasin minable, où madame ne fout rien et fume clope sur clope affalée devant « L’homme qui tombe à Pic » et « La petite maison dans la prairie« .

Une famille où les deux enfants sont exécrables, entre Kelly, la fille aînée, qui est le cliché de la blonde sans cervelle et Bud, le jeune frère, qui a hérité de son prénom parce que c’est le nom de la marque de bière préférée de son père.

Oui Mesdames et Messieurs, je vous présente les Bundy et leur quotidien, et malgré tous leurs défauts, et il y en a un sacré paquet, vous allez les aimer très fort en l’espace d’une saison !

« Mariés, deux enfants » un show aussi culte qu' »Une nounou d’enfer » ou « Le Prince de Bel Air« .

C’est une série que je connaissais plus de nom que vraiment de visuel. Bien sûr, enfants et ados, j’ai vu quelques épisodes par ci par là, mais je n’avais jamais encore suivi le quotidien des Bundy.

Comme en ce moment, je suis deux séries qui se ressemblent dans leur concept, « Profiler » et « Hannibal« , deux séries de profilers, j’ai eu envie de changer totalement de registre et de me mettre dans « Mariés, deux enfants » et grand bien m’a pris, car, j’ai découvert là une série hilarante au possible, devant laquelle je passe un trop bon moment, à suivre la vie de cette épouvantable famille.

Alors que la télé offre des séries bien propres sur elle comme « La petite maison dans la prairie » ou bien « Le Cosby Show« , la FOX répond avec « Mariés, deux enfants » qui était alors la série la plus controversée de la télévision et à la vue des épisodes, on comprend très rapidement pourquoi.

« Mariés, deux enfants » c’est l’apologie de la vulgarité, du sexe et des mensonges. Une série où le malheur de l’un, bien souvent, profite à l’autre. Une série qui peint avec un humour cru le portrait d’une famille de beaufs, qui n’a aucune dignité, mais qu’on va adorer suivre.

Le politiquement incorrect est la loi de la série et pour cela, le show va s’en donner à cœur joie. Entre misogynie, racisme et répliques géniales, (mon dieu les dialogues! Faut voir ce qu’ils s’envoient dans la gueule presque tout le temps) on ne peut que s’étouffer de rire devant. De mémoire, et aussi avec mes yeux d’enfants, sur le peu d’épisodes que j’avais vu, je ne me rappelais pas que la série allait aussi loin et ce qui est génial, c’est que ce genre d’humour ne passerait plus du tout aujourd’hui. Et cet humour, plus la surprise de le découvrir aussi cru et vulgaire, fait que la série est tout simplement jubilatoire et à mourir de rire.

Cette première saison, c’est donc treize épisodes du quotidien de cette famille et à travers ces épisodes et ces vannes horribles, on découvre aussi une série assez tendre et attachante, qui va aborder des thèmes assez durs, comme l’usure du mariage, la routine, les ennuis financiers, mais aussi l’amour et l’amitié.

Malgré le côté tape à l’œil, de madame qui ne s’occupe pas de ses enfants, de monsieur qui en apparence ne supporte pas sa femme et des enfants qui se demandent comment cacher leurs parents à leurs copains, on trouve entre les lignes une famille unie et aimante les uns envers les autres. Et c’est vers la fin de la saison que la série nous montre tout ce charme. Si le début était fait pour nous surprendre, et l’on se demande bien comment ces quatre personnes arrivent à vivre ensemble, on sera surpris de voir que quand l’un d’eux ne va pas, malgré tous les grincements et « tu me fais chier », les Bundy s’entraident, se soutiennent et s’aiment. J’ai trouvé le procédé subtil et intelligent, car ça les rend encore plus attachants et humains et on se rend compte que la série n’est pas qu’un enchaînement de gags vulgaires, mais elle va plus loin que ça et quand la première saison est finie, on a hâte de voir la suivante.

Ce que j’ai aussi adoré, c’est que la série a assez mal vieilli, sans que ça la rende désagréable à regarder. Bien au contraire, puisque je trouve qu’elle a le charme des années. Les costumes sont affreux, mais vont très bien avec leur époque. Le décor est simple, puisque les plupart des épisodes se passent dans le salon des Bundy. Et ce salon est peut-être le moins crédible du monde. Le décor pour le coup fait vraiment décor, mais je trouve ça drôle, fun même et ça donne du cachet à la série, qui était filmée en studio et jouée devant un vrai public. D’ailleurs les rires qu’on entend dans la série sont les rires du public et aucun rire n’est rajouté en post-prod, ce qui lui donne, encore une fois, du charme à mes yeux.

Puis enfin, il y a les Bundy incarnés par des acteurs aussi excellents qu’ils sont possédés par les personnages. J’ai rarement vu des personnages aussi caricaturés, mais tellement drôles en même temps. Alors que souvent la caricature qui tombe dans l’excès ne me fait pas rire, là, c’est tout autre chose. Elle est tellement et tout le temps dans l’excès qu’elle en devient vraiment hilarante et j’ai dévoré chaque épisode bien trop vite.

Ed O’Neill est génial dans le rôle d’Al, ce père de famille qui rêve de fuir sa femme qu’il ne supporte plus. D’ailleurs faire l’amour est plus qu’une corvée, c’est même l’une des pires choses au monde pour lui la plupart du temps. Le comédien en fait des caisses en permanence et c’est à mourir de rire.

Peggy, la mère, est jouée avec une vulgarité incroyable et géniale en même temps, par Katey Sagal, qui je crois bien est ma préférée de la famille. Cette femme qui se croit femme, n’a absolument rien compris au charme féminin. Dès que je la vois, j’ai envie de rire. L’actrice est géniale, parfaite même. Elle a une sacrée bonne répartie et une façon tellement mesquine et naturelle à la fois d’envoyer ses vannes, qu’elle en devient un vrai bonheur. J’adore comment elle essaie de manipuler son mari pour arriver à ses fins.

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Les deux enfants sont joués avec débilité et malice par Christina Applegate en mode blonde platine et j’aime le rock et je m’habille comme une cloche et David Faustino, qui est peut-être le plus saint de la famille pour l’instant. Intelligent, maître chanteur, j’aime beaucoup ce personnage.

Et puis il y a les deux voisins, qui sont bien l’opposé de la famille Bundy et c’est tellement drôle de les voir se faire manipuler par les Bundy. Ou bien voir le désespoir dans leurs yeux.

J’ai donc adoré découvrir cette première saison et je dois dire que ça faisait longtemps qu’une série ne m’avait pas autant fait rire de bon cœur. Ces dialogues sont tellement géniaux, il y a au moins une réplique culte par épisode et un fou-rire tous les épisodes.

Je crois que les Bundy et moi, nous allons vivre une très belle et grande histoire d’amour étalée sur onze saisons.

Note : 16/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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