octobre 26, 2020

Pandorum

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De : Christian Alvart

Avec Dennis Quaid, Ben Foster, Cam Gigandet

Année : 2009

Pays : Etats-Unis

Genre : Science-Fiction/Horreur

Résumé :

Deux astronautes, le Lieutenant Payton et le Caporal Bower se réveillent dans leur gigantesque vaisseau spatial après un long séjour en hyper-sommeil. Désorientés et plongés dans le noir, ils ne se souviennent ni de leurs identités ni de leur mission. Les seuls sons qui leur parviennent sont des vibrations provenant du cœur du vaisseau. Le Caporal Bower part en exploration et ne tarde pas à découvrir quelques survivants qui vivent cachés, traqués par d’effroyables créatures. Ensemble ils vont essayer de découvrir ce qui s’est réellement passé lors de cette mission…

Avis :

Les films d’horreur fusionnant avec la science-fiction se font de plus en plus nombreux. En effet, auparavant, il fallait avoir un certain budget pour pouvoir avoir ne serait-ce que les décors et les costumes, ainsi que les effets spéciaux pour les méchants. Instigateur d’un genre, Ridley Scott est devenu le précurseur de ce genre avec son mythique et prodigieux Alien, le huitième passager. On a vu par la suite débouler des suites, puis des films se déroulant dans l’espace avec de méchantes bestioles qui voulaient s’en prendre à de pauvres humains. On pense bien évidemment à l’excellent Event Horizon, ou encore au beaucoup moins bien Critters 4. Même le jeu vidéo en a profité pour faire une incursion tétanisante avec Dead Space. Malgré tout, les films traitant de vaisseaux spatiaux et de créatures extraterrestres se sont fait assez rares ces derniers temps, et c’est début 2010 que pointe Pandorum, film prometteur par un petit nouveau Christian Alvart. Alors que vaut ce film ? Avons-nous droit à une nouvelle référence du genre ou à un film médiocre et sans saveur ? Sortez de vos caissons d’hyper-sommeil, on embarque dans l’Elysium.

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Après Gollum chez les hobbits, voici Gollum dans l’espace

L’histoire du film est assez simple et plutôt prenante. On commence le métrage avec le réveil d’un jeune homme dans un caisson avec plein de câbles de partout. Ayant perdu la mémoire, il ne sait pas trop quoi faire et visite la salle sombre dans laquelle il se trouve. C’est alors que se réveille un autre bonhomme avec lui et petit à petit la mémoire leur revient. Seul gros problème, le moteur de l’engin spatial est en train de mourir et il faut à tout prix le réparer. Le caporal Bower va alors passer par les conduits pour essayer de rejoindre le cœur du vaisseau et le réparer, et par la même occasion tenter de découvrir ce quis e passe sur ce mystérieux vaisseau. Il va alors croiser quelques survivants, mais aussi de méchants monstres à l’aspect humanoïde amateurs de chair fraîche. Mais alors que vient faire le titre de ce film, Pandorum ? Il s’agit en fait d’une maladie qui se déclenche dans les longs voyages et qui est une sorte de paranoïa envahissante qui jouxte la folie et c’est là que le bordel arrive. En effet, en voulant bouffer à tous les râteliers, le réalisateur, Christian Alvart se fourvoie dans un mélange trop abusif de tout ce qui fait l’horreur spatiale. On va avoir droit à notre lot de monstres pas gentils avec leurs progénitures, nos survivants pas toujours très nets et parfois cannibales, ainsi que le Pandorum, maladie poussant au meurtre et à la prise de pouvoir. Du coup, on a l’impression d’être dans un gros fourre-tout bordélique et on ne sait plus où donner de la tête.

Heureusement pour nous, l’ambiance du métrage reste tout de même assez prenante. Se rapprochant volontairement d’un Event Horizon ou d’un Dead Space, le film possède des décors très intéressant, assez glauque et franchement pas très gai. D’ailleurs, la seule pointe de lumière, outre la toute fin que je ne dévoilerai pas, réside dans l’arche de Noé de l’appareil, avec toutes les créatures encore vivantes. Car on apprend dans le métrage que la Terre n’existe plus et que ce vaisseau, l’Elysium est une immense arche de Noé en partance pour une nouvelle terre. Une fois que l’on sait cela, et on s’en doute dès le début, on est happé par le film et surtout par le devenir de toutes ces espèces. Sans être profondément flippant comme l’a pu être Event Horizon, Pandorum se défend par une ambiance assez sombre, parfois trop et une mise en scène assez soignée, proposant un immense vaisseau recelant bien des dangers et des épreuves. On pourra tout de même reprocher à Christian Alvart d’être un peu trop frénétique sur les mouvements de caméra. En effet, lors des scènes de course ou encore de bagarre, la caméra s’agite comme un papy atteint de Parkinson. Il en résulte une action peu lisible et surtout un dégât visuel atroce. Sans ça, le film aurait pu être vraiment intéressant. Seulement, entre les passages névrosés de la caméra ainsi que le scénario qui part un peu trop dans tous les sens, on a du mal à adhérer efficacement.

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Même perdu dans l’espace, être bien rasé et avoir une belle gueule, c’est important !

Au niveau du casting, on possède un bon duo, avec notamment un acteur talentueux mais qui finit sa carrière sur des rôles de moindre importance. Je veux bien entendu parler de Dennis Quaid, qui tient ici le rôle du Lieutenant Payton, et qui joue relativement bien. Sans être exceptionnel, il est en quelque sorte la clé de voute de l’histoire, jouant un jeu ambigu mais tout en finesse, ce qui est assez rare de sa part quand on voit ces derniers films comme Les Cavaliers de l’Apocalypse ou encore Légion. Pour l’accompagner dans ce lugubre vaisseau, on a droit à Ben Foster, déjà vu dans Le Flingueur aux côtés de Jason Statham. Mais cette fois-ci il joue le héros du métrage, le jeune caporal qui veut s’en sortir et qui va visiter le vaisseau et s’en prendre aussi plein la gueule. Oui, parce que comme Dennis Quaid est un peu vieux, le réalisateur l’a laissé dans une seule salle durant tout le film pour ne pas l’épuiser. Le jeune homme tient la route et reste convaincant. Le pire acteur du film est bien entendu Cam Gigandet (voir la photo ci-dessus). Déjà, personnellement, quand je vois un type qui, dans tous ses films, tire une gueule, genre je suis le plus beau, j’arrive même à me sucer, ça me donne de l’urticaire. Mais quand en plus ça plombe le film, c’est une tragédie. Il aurait fallu lui dire qu’il ne joue pas un vampire de Twilight cette fois-ci ! Enfin, la seule présence féminine viendra de l’allemande Antje Traue, qui tient un rôle sympathique, et qui est l’atout charme du métrage. On la retrouvera dans le prochain Superman.

Pour finir, parlons un peu des effets gores et des passages un peu crados du film. Ils ne sont pas si nombreux que cela, le film ne jouant pas forcément sur le gore, mais plutôt sur une ambiance sombre. Néanmoins, les effets spéciaux restent assez bons, surtout sur la fin, mais en même temps, on est devant un film à gros budget, qui a eu droit à une sortie en salle, donc, on ne sera pas surpris de ce côté-là. On pourra surement reprocher le mauvais design des monstres, un croisement maladroit entre Gollum et des troglodytes, ce qui les rend assez agiles, mais par hyper monstrueux et ne suscitant que très peu de peur. Bon, ils restent tout de même assez violents et virulents, mais il y a un petit truc qui m’a gêné. Leurs enfants sont par exemple bien plus effrayants. Alors pour ceux qui sont en manque de sang et qui ne peuvent assouvir leurs fantasmes macabres, il y a une petite part de sanglant, comme un égorgement, des mecs qui se font bouffer ou encore une bonne lance en travers de la gorge, mais cela reste assez discret. La fin est une bonne surprise, et elle demeure assez inattendue, tout en étant très plausible. C’est donc forcément sur une note positive que va se finir ma critique.

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Rien de tel qu’un bain dans une fosse septique pour retrouver une peau saine

Au final, Pandorum n’est pas un mauvais film, mais il n’est pas non plus une tuerie. A mille lieues d’un Alien ou d’un Event Horizon, il arrive à distraire mais en aucun cas à susciter de la peur ou de la frayeur. Le scénario partant trop dans tous les sens, on aura du mal à se concentrer sur un évènement et la succession de twists finaux sont un peu trop lâchés vers la fin. Bref, un film sympathique, pas exceptionnel, mais qui tient en haleine.

Note : 12/20

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AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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