Steel Panther – All You Can Eat

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Avis :

Dans les sous-genres du rock et du hard rock, il y a une petite place pour le Glam. Tenant plus de l’attitude, des paroles et du look des groupes que de la musique en elle-même, le glam rock possède quelques fans et des groupes relativement connus comme Poison. Il faut savoir aussi que le glam repose sur des chevelures imposantes et des tenues en Spandex qui font frémir tous les homophobes de la planète (et c’est bien fait pour leur gueule !). Steel Panther n’échappe à la règle et pourrait faire dans du hair métal, jouant tout en cheveux. Certains groupes ont aussi tendance à avoir des thèmes de prédilection. Rise Against prône le social et la paix, Pete Doherty excelle dans le domaine de la prévention contre la drogue (non mais faut voir sa gueule !) et Nashville Pussy aime la pornographie. Tout comme ce dernier groupe, Steel Panther aime le sexe, aime la chatte et il nous le fait savoir dans ces albums. All You Can Eat est le troisième album que le groupe sort sous le nom de Steel Panther. Auparavant nommé Metal Shop et faisant des reprises sur Los Angeles, le groupe a finalement changé de nom fourni un album bien sympathique, malgré des défauts symptomatiques du genre et de leur parole.

Le skeud comme avec Pussywhipped et c’est surement le titre le plus construit et le plus sérieux de l’album. Avec une intro toute calme, les riffs deviennent plus agressifs et on obtient un bon titre de heavy. La voix du chanteur se prête parfaitement au style et on obtient quelque chose qui tient vraiment la route. Party Like Tomorrow is the End of the World est un titre qui délaisse un peu le heavy pour partir vers du pop punk possédant tout de même quelques élans de hard rock. Néanmoins, le tout est plutôt plaisant et le refrain rentrera bien en tête et cela malgré une rupture un peu faible et l’absence de moments marquants dans le titre. Gloryhole est le premier single de l’album et c’est vraiment bien foutu. Les guitares sont excellentes, les riffs puissants et le titre est très nerveux. Le seul problème et cela reviendra très souvent dans le skeud, c’est que les paroles sont vulgaires machistes et surtout très connes. Alors certes, c’est bien foutu, musicalement parlant c’est franchement bien, mais l’aspect si superficiel des paroles gâche un peu le tout. Ce sera la même chose avec Bukkake Tears, dont le refrain est facilement mémorisable, mais d’une grande vulgarité. Heureusement le solo est excellent, et le rythme un peu plus lent montre toute la diversité dont est capable le groupe. Gangbang at the Old Folks Home est un titre qui part plus dans le rock burné désertique. Profondément américain dans les sonorités, le titre est puissant et très intéressant. Malheureusement, le refrain gâche tout, partant dans quelque chose qui n’a rien à voir avec le reste de la musique et c’est dommage. Mais le solo de gratte est présent pour pardonner cet écart et cela malgré des paroles débiles. Ten Strikes You’re Out fait plus penser à du ZZ Top énervé et demeure vraiment entrainante. On regrettera seulement un titre qui ne marquera pas à cause d’un refrain invisible.

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The Burden of Being Wonderful est peut-être le morceau le moins pêchu et le moins intéressant du groupe. S’axant autour d’une rythmique lente et essayant de faire référence à des groupes de rock plus classiques (Guns n’Roses en tête), Steel Panther se plante en proposant quelque chose de peu marquant et qui copie sans égaler ses illustres modèles. Fucking my Heart in the Ass est un morceau complètement décomplexé. Lors d’une première écoute, on pourrait croire à du punk rock comme du Green Day, mais le groupe s’en éloigne rapidement, notamment au niveau des paroles, mais surtout au niveau de la voix et d’une construction beaucoup plus rock. Le titre est fun et plutôt sympathique. B.V.S est un morceau plus ombre dans son départ, pour finir relativement joyeux par la suite. Le titre est très heavy et met en avant des riffs bien agressifs, donnant au final quelque chose de bon. You’re Beautiful When you Don’t Talk est une petite ballade légère, aux paroles machistes au possible mais qui ont le mérite d’être drôles. Le refrain est bien prenant et rompt un petit peu avec le côté gnangnan du couplet. La ligne de basse est parfaite par contre. Avec If I Was a King, le groupe part vraiment du heavy métal avec des sonorités lourdes et entrainantes. Il s’agit surement de l’un des meilleurs titres du skeud avec une rupture en ligne de basse juste parfaite. She’s on the Rag clôt l’album de manière assez sympathique sans pour autant casser la baraque. Le titre fait très glam rock et manque un peu de moments un peu plus pêchus.

Au final, All You Can Eat, le dernier né de Steel Panther est un album intéressant et qui tient ses promesses, c’est-à-dire un skeud généreux, énergique et complètement sexiste et machiste. Musicalement parlant, le groupe n’a rien à prouver et propose même des solos de fous qui sont vraiment parfaits. Reste quelques morceaux faibles et des paroles qui sont trop souvent sous la ceinture, mais c’est aussi la marque de fabrique du groupe, donc difficile de les critiquer là-dessus. Bref, un album agréable et qui fait plus dans le heavy que dans le glam malgré le look improbable des musiciens.

  1. Pussywhipped
  2. Party Like Tomorrow is the End of the World
  3. Gloryhole
  4. Bukkake Tears
  5. Gangbang at the Old Folks Home
  6. Ten Strikes You’re Out
  7. The Burden of Being Wonderful
  8. Fucking my Heart in the Ass
  9. B.V.S
  10. You’re Beautiful When you Don’t Talk
  11. If I Was a King
  12. She’s on the Rag

Note: 14/20

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Par AqME

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