février 27, 2021

Sabrina

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De : Sydney Pollack

Avec Harrison Ford, Julia Ormond, Greg Kinnear, Paul Giamatti

Année: 1995

Pays: Allemagne, Etats-Unis

Genre: Comédie romantique

Résumé :

Fille d’un chauffeur, Sabrina Fairchild a passé toute sa jeunesse dans la propriété luxueuse de Mr Larrabee, le patron de son père. Rêvant d’un destin de princesse, cette dernière est tombée folle amoureuse de son fils David, un séducteur invétéré. Rejetée par ce dernier, l’adolescente s’exile alors à Paris pendant deux ans et à son retour, elle s’est métamorphosée en ravissante jeune femme. Fiancé à une autre, David est séduit par ce changement. Afin de lui éviter des torts, son grand frère, Linus, la prend sous son aile, ne doutant pas que sa vie va être complétement bouleversée.

Avis :

Si je vous dis, « Out Of Africa« , « Les trois jours du Condor« , « La firme » ou «  Tootsie » vous me répondez, le grand Sydney Pollack, mais au milieu de tous ses chefs-d’œuvre, le réalisateur vers la fin de sa carrière, à réaliser en 1996 « Sabrina » une comédie romantique plutôt moyenne. On ne peut pas dire que c’est mauvais mais le film est dénué de charme et c’est une histoire vue et revue une bonne centaine de fois.

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Sabrina c’est la fille du chauffeur. Depuis toute petite, elle est folle amoureuse de David Larrabee, le plus jeune des deux fils de la riche famille Larrabee, pour laquelle le petit de la jeune fille travaille. Mais David ne la voit même pas. Aujourd’hui Sabrina quitte le domicile familial pour partir un an à Paris en stage. Quand elle rentre ce n’est plus la petite jeune fille qui est partie, c’est une belle jeune femme. Et de suite David la remarque et succombe au charme de Sabrina, mais le souci c’est que David doit se marier. Un mariage très fructueux avec un très bon client du frère de David et cette remise en question ne va pas du tout dans le sens de la famille. Son frère Linus décide alors, dans le dos de David, de séduire la jeune femme pour éviter de perdre de l’argent.

Sydney Pollack était un immense metteur en scène, mais comme dans toutes les carrières, il y a des hauts et il y a des bas et ce film fait partie de la deuxième catégorie malheureusement.

Pollack avait déjà fait dans le romantisme, comme l’ont pu le prouver les excellents « Out Of Africa », ou « Bobby Deerfield« , deux films que j’adore du réalisateur, alors je me lançais confiant dans ce film, mais le résultat est que je me suis ennuyé ferme devant. J’ai vu plusieurs films de Pollack, mais c’est le premier que je n’aime pas. Pas parce qu’il est mal fait, ou bien mauvais, non c’est parce que je l’ai trouvé dénué d’intérêt. Le réalisateur se lance-là dans le triangle amoureux, un exercice qui peut être compliqué, car ce genre de cinéma a fait l’objet de toutes les adaptations et là où certains y arrivent encore, ici le réalisateur se plante. « Sabrina » est absolument sans surprise, très vite, on devine toute l’histoire, on sait tout ce qui va se passer dans les grandes lignes et c’est dommage, car le film en devient ennuyant. Les personnages sont très stéréotypés au possible, beaucoup trop propres, même quand ils sont censé être un peu plus « méchant ». Les situations du scénario sont très clichées, je n’ai pas pris de plaisir à suivre les personnages, car beaucoup de scènes sont déjà vues, que ce soit dans leur façon d’être romantique, la drague, ou bien les gags, on sait très vite avec qui la belle Sabrina va finir et ça m’a gâché une bonne partie de mon film. Et pourtant en contradiction de ce que je viens d’écrire, c’est que même dans les clichés, le film de Sydney Pollack est bon. A aucun moment on peut dire qu’il est mal fait, ou mauvais, c’est simplement décevant venant de lui. J’attendais autre chose, je voulais autre chose et surtout je n’avais pas envie de voir un film comme celui-ci.

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Le casting de base est lui aussi plutôt sympa, les trois acteurs sont bien dans leurs rôles. Harrison Ford est très charmant, Julia Ormond est pleine de naturel et Greg Kinnear est plutôt drôle, mais le souci, c’est que même s’ils sont bien dans leurs rôles, ils restent assez fade et dénué d’intérêts. Là où j’ai été très étonné, c’est pour le reste du casting qui est vraiment surprenant. Je ne pensais pas du tout trouver Fanny Ardent dans ce film et la comédienne est vraiment très bien, malgré un petit rôle, c’est bien celui-ci que j’ai le plus apprécié du film. On trouvera aussi dans d’autres petits rôles Paul Giamatti, Valérie Lemercier, Patrick Bruel, Angie Dickinson, Lauren Holly ou bien Guillaume Gallienne dans un rôle à la limite de la figuration, c’était marrant de le voir là-dedans.

Je suis donc déçu par ce film. Je n’ai pas passé un mauvais moment, mais je ne suis pas rentré dans le film, j’ai trouvé ça terrible. J’attendais beaucoup mieux de la part de Sydney Pollack qui m’a fait rêver et voyager tant de fois.

Note : 10/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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