Persuader – The Fiction Maze

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Avis :

Persuader est un verbe du premier groupe qui signifie rallier quelqu’un à sa cause en utilisant les sentiments. C’est le penchant négatif du verbe convaincre, qui lui rallie quelqu’un avec des arguments. Néanmoins, depuis 1997, ce mot n’est plus seulement un verbe, mais c’est aussi un groupe de métal suédois. Connu seulement des sphères incandescentes des fanas de métal, le groupe veut faire du heavy métal mais avec un côté plus agressif. La formation sort une démo en 1998 et un premier album en 2000, The Hunter, et l’accueil est très chaleureux que ce soit de la part des critiques que du public. En 2004 sort Evolution Purgatory et c’est à la suite de cet album que le groupe décide de recruter un guitariste en plus. Le résultat se verra en 2006 avec When Eden Burns. C’est alors que l’on voit un léger changement dans l’orientation musicale du groupe. En effet, le côté heavy est laissé petit à petit pour aller vers un power métal et même un thrash métal plus radical. Il aura fallu attendre huit ans pour voir le quatrième album de Persuader avec The Fiction Maze. Alors que vaut ce skeud ? Quelle orientation musicale prend le groupe ? Et surtout, le retour en valait-il la peine ?

Le skeud commence avec One Lifetime et il commence fort. Les riffs sont rapides et agressifs et on ressent presque la puissance d’un Trivium. Bien entendu, cet effet thrash métal est vite gommé pour aller vers quelque chose de plus proche du heavy et du power métal. Néanmoins, le refrain est bon et facilement mémorisable et cette pièce permet une entrée en matière assez intéressante. War est carrément un titre power métal, de son couplet jusqu’à son refrain. La batterie est bien présente et on entendra surtout le chanteur partir dans les aigus pour proposer un chant plus énergique mai aussi plus power métal. Le solo de guitare reste efficace bien qu’un peu binaire et sans grand changement. Mais le titre fonctionne bien. The Fiction Maze est la pièce qui donne son titre à l’album. D’emblée, on comprend pourquoi, on a droit à une belle intro qui rappelle les morceaux de Rhapsody et qui s’axe vraiment autour du Power métal. Mais rapidement les riffs arrivent et ils partent plus dans la direction du thrash métal. On ressent des relents de Metallica dans le chant et le rythme. Bien entendu, le groupe s’en éloigne avec des growls et des chants aigus dans le refrain qui ne sont pas du tout la marque de fabrique du groupe de James Hetfield. L’ensemble forme un morceau complet et réussi. Deep in the Dark fait partie des titres longs, plus de cinq minutes, et qui auront du mal à s’imposer. En effet, le titre reste assez anecdotique, de par sa structure purement power métal, avec une volonté de radoucir le tout en présence de violons en fond. Ce n’est pas mal, mais on a l’impression d’avoir déjà entendu cela. InSect réhausse la barre avec un titre nerveux, un clavier bien présent et surtout une rythmique ultra rapide qui est pile poil dans le thrash métal. L’alternance de chant et de growl dans le refrain est nickel et fournit un titre simple mais diablement efficace.

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Son of Sodom marque la deuxième moitié du skeud et il part vers des orientations un peu plus orientales. L’ambiance est posée, mais on aura surtout droit à un vrai solo de folie, ce qui manquait jusque-là au groupe. La présence de chœur dans le refrain est un atout, donnant un titre plaisant avec une rythmique plus lente mais intéressante. Sent to the Grave est une pièce qui reste assez plaisante mais qui pêche par son manque d’originalité. Le seul point positif viendra de son refrain efficace et entêtant ainsi que d’un double solo de grattes d’une belle qualité malgré sa faible durée. Heathen est le titre le plus long, dépassant de peu les six minutes. Il s’agit d’une piste assez classique dans sa structure mais qui présente l’avantage de faire une rupture rythmique en son milieu, allant vers quelque chose de plus agressif pour ensuite repartir vers des solos plus complexes et accrocheurs. Il s’agit certainement du meilleur titre de l’album. On passera sur Dragon Rising, qui n’est qu’un interlude de guitares pour annoncer la pièce suivante. Et c’est là que déboule Worlds Collide avec un énorme début très percutant et qui s’essouffle un petit peu vers la fin, malgré un final assez intéressant. Pour le reste, ce sera du classique et sans aucune surprise. Enfin, l’album se termine avec Falling Faster, un titre presque purement thrash métal qui envoie le bois en rythmique et guitares Et même s’il ne possède rien de bien neuf, il demeure efficace et clôt le skeud de fort belle manière.

Au final, The Fiction Maze, le dernier album de Persuader est un skeud bien sympathique et surtout bien torché. Malgré la redondance de certaines pièce et un côté, « on fait des morceaux longs parce que l’on fait du Power métal », l’album s’écoute très bien et on sent toute la maestria des musiciens. Quelques morceaux plus reconnaissables et entêtants auraient été les bienvenus mais on ne va pas faire la fine bouche devant un skeud si propre et bien produit.

  1. One Lifetime
  2. War
  3. The Fiction Maze
  4. Deep in the Dark
  5. InSect
  6. Son of Sodom
  7. Sent to the Grave
  8. Heathen
  9. Dragon Rising
  10. Worlds Collide
  11. Falling Faster

Note : 15/20

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Par AqME

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