décembre 2, 2020

Enfermés Dehors

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De : Albert Dupontel

Avec Albert Dupontel, Claude Perron, Nicolas Marié, Hélène Vincent

Année : 2005

Pays : France

Genre : Comédie

Résumé :

Un SDF trouve un uniforme de flic et le met pour manger dans les cantines de police…

Avis :

Sans vraiment le vouloir, je me rends compte qu’en très peu de temps je me suis fait une rétro Albert Dupontel. Une envie comme ça, donc après « Le vilain » que j’adore, « Bernie » qui me fait trop rire, j’ai décidé de regarder celui que je ne connaissais pas encore et de tous les films de Dupontel c’est celui que j’ai le moins apprécié. Pourtant, je me suis bien marré comme toujours. En même temps c’est difficile de rester stoïque devant l’humour de son auteur. Mais j’ai moins apprécié son personnage.

Roland est un SDF, un soir comme un autre, il voit un homme se jeter d’un pont, une corde autour du cou. Roland essaie de sauver l’homme en allant en haut du pont pour tirer la corde, mais il est déjà trop tard et puis Roland n’a pas la force pour le remonter. Roland découvre sur le pont que l’homme en question a laissé toutes ses affaires, bien pliées. C’est un policier et Roland récupère son uniforme.

Voulant faire un bon geste pour aider, il décide de ramener l’uniforme au commissariat le plus proche, mais l’administration n’y voit qu’un clochard cherchant à se mettre au chaud et le balance dehors, sans même l’écouter. C’est là que vient une idée à Roland et si il gardait cet uniforme et le mettait, il pourrait bénéficier de la cantine du commissariat et il pourrait manger à sa guise. Et c’est là, au milieu de tous ces policiers, qu’un énorme quiproquo va alors l’entraîner dans une histoire complètement dingue qui risque de changer sa vie à jamais.

Enfermes dehors 2006  real : Albert Dupontel COLLECTION CHRISTOPHEL

« Enfermés dehors » c’est ce moment où Albert Dupontel nous a sorti tout ce qu’il avait en stock pour nous livrer son film le plus barré à ce jour. Oublié le grand foutoir du pauvre « Bernie » qui veut retrouver ses parents, ici on a le droit à un SDF qui en l’espace de quelques jours va nous retourner toute la banlieue dans l’espoir de retrouver une petite fillette de deux ans.

Albert Dupontel a un style qui lui est propre. Ses films, c’est souvent du burlesque à gogo, mais aucun d’eux n’arrive à la cheville de celui-là. Dupontel part très loin dans le gag, dans l’humour, dans l’absurde et ça marche. J’ai passé tout mon film a rigolé devant les situations plus qu’improbables dans lesquelles se retrouve notre pauvre Roland, mais il n’y a pas que lui.

L’histoire est totalement farfelue, mais elle tient la route. Le réalisateur y installe un vrai fond, misère, SDF, la survie, la magouille, la police, il a un côté social son film. Donc il développe tout ça en arrière et ce sujet qui est assez fort n’écrasera pas le reste du film, comme s’il était un clin d’œil. Il est présent, mais Dupontel préfère nous amuser avec et on rigole. Comme d’habitude les dialogues sont géniaux, les personnages hauts en couleurs, ça a tendance à partir dans tous les sens, parfois même on se demande où le réalisateur va nous emmener. Mais comme c’est bien fait on le suit volontiers dans son délire.

La mise en scène est terrible, les gags mis en image, c’est du Tex Avery, c’est abusé, terriblement absurde, Dupontel use et abuse de ce genre pour notre plus grand plaisir. Le film a un vrai style, c’est énergique. Dupontel nous réserve encore plusieurs séquences dont seul lui a le secret et il met un bon coup de fouet dans le cinéma français. Son film est bourré d’originalité, de créativité, il y a tellement de choses à voir, comme s’il y avait un gag par minute. J’adore. Même les décors sont super originaux et drôles. Tout est fait dans ce film pour qu’on passe un excellent moment.

Puis il y a ces acteurs géniaux, ils sont comme possédés par leurs personnages. Albert Dupontel en tête nous offre un rôle complètement dément, un personnage complètement dingue, drôle, vraiment très drôle. Comme je le disais plus haut, c’est peut-être le film que j’ai le moins apprécié de son auteur, parce que malgré tous ces gags et ces bons moments j’ai pas trouvé le personnage principal particulièrement attachant. Et c’est dommage, car il lui manque du coup ce petit truc en plus que les autres films de Dupontel et de ses personnages ont que lui n’a pas. Mais bon, ça ne m’a pas empêché de passer un super moment. Pour son troisième film, le réalisateur a fait appel à ses habitués et c’est avec plaisir qu’on retrouvera Claude Perron, Hélène Vincent et Roland Bertin à nouveau en couple, il y a toujours Nicolas Marié qui nous fait encore une fois, un excellent show dans le rôle d’un patron kidnappé par Roland. Et on accueille les petits nouveaux qui sont Yolande Moreau, qui est terrible, l’actrice m’a déclenché un putain de fou-rire et Bouli Lanners très bon en clochard. Un petit rôle charismatique pour Serge Riaboukine et un rôle bien fendard pour Philippe Duquesne.

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Dupontel aime le cinéma et au fur et à mesure de ses films il nous prouve que son cinéma ne ressemble à rien de connu chez nous. C’est un auteur qui a son style à lui, c’est de la très grosse déconnade. Quand on regarde ce film, on rigole du début à la fin, l’humour du réalisateur fait mouche à chaque fois. Son film est cool, fun, déjanté, il n’a aucun autre but que de nous amuser, alors encore une fois, un grand merci pour ce film !

Note : 17/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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