Boys

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De : Stacy Cochran

Avec Winona Ryder, Lukas Haas, John C. Reilly, James LeGros

Année : 1996

Pays : Etats-Unis

Genre : Drame

Résumé :

John Baker Junior est élève dans un pensionnat bourgeois. La fin de l’année approche et il ne s’intéresse plus à ses cours, remettant en cause le système ennuyeux dans lequel il évolue. Un jour, il porte secours à une jeune femme, Patty Vare, qui vient de chuter de cheval alors qu’elle semblait s’enfuir. Il l’emmène à son dortoir, exclusivement réservé aux garçons. Patty ne souhaite pas aller à l’hôpital et les deux adolescents décident de rester ensemble. John découvre alors que cette fille mystérieuse cache un lourd secret…

Avis :

« Boys » est un film totalement oublié des années quatre-vingt-dix avec pourtant la belle Winona Ryder. Quand je suis tombé dessus dans ma boutique préférée, sa jolie affiche a aiguisé ma curiosité.

Mais pourquoi je n’en avais jamais entendu parler ? Quand j’ai lu le synopsis à l’arrière de mon dvd, il y avait de quoi faire un film sympa, je ne m’attendais pas à un film révolutionnaire, mais certainement pas à ce désert scénaristique. Et une fois visionné en entier, j’ai bien compris pourquoi je n’en avais pas entendu parler.

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John est un pensionnaire dans un pensionnat des plus réputés. Un matin avec un ami, il tombe sur le corps d’une jeune femme inconsciente au milieu des champs. Il décide de lui porter secours et l’emmène dans sa chambre au pensionnat. Quand Patty se réveille, le courant entre les deux jeunes gens passe très bien et au fur et à mesure que les jours passent ils finissent par sortir ensemble. Mais Patty cache un terrible secret et son passé va finir par les rattraper.

Insipide, inintéressant au possible, ennuyant comme ce n’est pas permis, aucun rythme et une histoire à dormir debout, voilà le triste menu de « Boys » un petit film made in 90 emmené par une Winona Ryder, qui malgré sa jolie petite frimousse n’arrivera jamais à sauver le film du désert qui l’habite.

Le film commençait plutôt bien, mais on déchante très vite. Je crois bien que le film tient la route et notre intérêt pendant le premier quart d’heure, mais après il sombre dans les abysses, pour ne jamais remonter à la surface et l’heure qui suit va alors être une perte de temps.

Le scénario de ce film est quasi inexistant pour ne pas dire qu’il n’y en a aucun (Ah bas si je l’ai dit). Pendant les trois quarts du film on se demande bien où la réalisatrice veut en venir, car rien ne marche, rien ne tient la route et quand enfin, on arrive à la conclusion, je pense qu’on a de quoi être énervé. Oui, car pour le coup ce qu’on se demandait pendant toute la durée du film, est résumé par la simple phrase qu’il n’y en a aucun.

Ce film est tout le temps dans l’incohérence et la contradiction. L’histoire ne mène à rien, le film se termine en queue de poisson et c’est censé être fun. L’histoire est très vite prévisible à des kilomètres. Le film n’a aucune ambiance, c’est jamais drôle, ou triste, tout est lourd, tout est bien trop facile. Il n’y a aucun moment qui pourrait être joli, ou prenant, on ne croit pas une minute à la romance que la réalisatrice nous sert. Le film manque de fond et la forme n’est pas mieux.

En plus de ça, la cinéaste alourdit son film avec des personnages, surtout les adolescents qui résident au pensionnat, qui sont tous, sans exception, caricaturaux au possible. Stacy Cochran tombe à outrance dans le cliché de l’adolescent qui devient débile à la vision d’une femme, cela est bien trop lourd et agaçant. D’ailleurs en parlant des adolescents qui sont dans le film, je dois dire que j’ai trouvé le casting du film complètement raté. Déjà que l’histoire du film est insipide, mais les acteurs ne font que renforcer mon avis. A aucun moment, ils nous font croire à cette histoire.

Lukas Haas dans ce rôle est le comble de l’inexpression. Tout lui passe dessus, on ne sait jamais si son personnage est heureux, triste ou en colère puisqu’on a le droit à un acteur figé. Tellement qu’il en est agaçant, on a envie de le secouer pour vérifier qu’il soit bien vivant. Spencer Vrooman est exaspérant, Charlie Hofheimer n’est pas mieux et Wiley Wiggins est une véritable tête à claque. Malheureusement John C. Reilly ne sert pas à grand-chose, comme Catherine Keener. Seule Winona Ryder s’en sort bien, à la fois douce, mystérieuse et fragile, mais elle n’arrive à aucun moment à être touchante et elle n’arrivera pas à sauver le film. Et il y a dans un petit rôle Skeet Ulrich, mais ce n’est qu’une apparition.

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« Boys » est donc un très mauvais film, devant lequel on s’ennuie durant une bonne heure, sur une heure vingt de film. La réalisatrice n’arrive même pas à faire une bluette niaise sans ambition.

Je comprends pourquoi ce film est tombé dans l’oubli général. Je pense que moi-même je vais l’oublier très très vite.

A éviter pour gagner du temps.

Note : 03/20

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Par Cinéted

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