octobre 28, 2020

Transformers l’Age de l’Extinction

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Titre Original: Transformers Age of Extinction

De: Michael Bay

Avec Mark Wahlberg, Stanley Tucci, Nicola Peltz, Kelsey Grammer

Année: 2014

Pays: Etats-Unis

Genre: Science-Fiction

Résumé :

Quatre ans après les événements mouvementés de « Transformers : La Face cachée de la Lune« , un groupe de puissants scientifiques cherche à repousser, via des Transformers, les limites de la technologie.
Au même moment, un père de famille texan, Cade Yeager, découvre un vieux camion qui n’est autre qu’Optimus Prime. Cette découverte va lui attirer les foudres d’un certain Savoy, dont le but est d’éliminer les Transformers. Pendant ce temps, le combat entre les Autobots et les Décepticons refait surface…

Avis :

Les robots, les explosions, les actes héroïques, les dinosaures, qui n’a jamais joué à cela quand il était petit ? Cet imaginaire fait partie intégrante de nous puisque nous avons quasiment tous créé des scènes dans notre chambre avec tous ces jouets fantastiques dont Transformers faisait partie. Décliné par la suite en dessin animé, c’est en 2007 que Michael Bay, le pro de l’explosion et du cinéma pop-corn, propose sa vision des choses avec un film plutôt réussi. Malheureusement, le type va essayer de réitérer deux fois sa bonne surprise avec deux nouveaux Transformers franchement pas folichon et notamment un trois d’une nullité affligeante. Néanmoins, malgré une débilité profonde au niveau du scénario et du traitement des personnages humains, les films passaient grâce à de l’action non-stop et un spectacle décérébré. Ayant pris note des reproches fait à ses films, notamment de la douloureuse comparaison avec l’excellent Pacific Rim, Michael Bay revient sur le devant de la scène cet été avec un quatrième épisode, qui annonce une nouvelle trilogie, qui se veut plus sombre et plus humaine. L’affiche de film se targue de changer les règles, mais est-ce bien le cas ?

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Sauvons-nous de ce film !!!!

L’histoire se déroule quatre après les derniers méfaits du combat entre Décepticons et Autobots. Chicago est une ville en ruine et les humains ont peur des robots aliens. La CIA décide alors de s’acoquiner avec un groupe de robots chasseurs de primes pour livrer tous les Autobots et Décepticons restants et recevoir une bombe nouvelle génération en échange. Seulement, lorsque la famille Yeager trouve sans le vouloir Optimus Prime, elle va se retrouver dans une machination qui ne lui laisse plus le choix : aider les autobots dans leur quête de liberté et empêcher la bombe d’exploser. L’un des principaux défauts que l’on trouve dans Transformers, c’est la binarité du scénario. Dans ce dernier opus, on voit que des efforts sont fournis pour créer une intrigue plus complexe, mais si on lit entre les lignes, on se retrouve avec quelque chose d’assez simple et qui n’a rien de révolutionnaire. Pire que cela, on va voir que les tenants et les aboutissants ne tiennent pas forcément la route, et que la révélation des créateurs fait l’effet d’un pétard mouillé parce que ce sera la seule chose qui fera la différence avec le film précédent.

Alors il est vrai que l’univers est un peu plus sombre que dans les trois premiers. Il faut dire que les protagonistes font face à une CIA hargneuse et prête à tout pour protéger l’humanité. On sent que Michael Bay a des idées, comme les pancartes qui rappellent les affiches dans District 9 ou encore certains plans iconiques qui donnent une impression de nostalgie, mais ce fond sombre va être détruit par deux choses. Tout d’abord, il y a encore beaucoup de phases d’humour bas de plafond. Quand ce n’est pas débile, c’est tout juste risible et les dialogues en prennent un coup. On en veut pour preuve le personnage de Lucas en début de film qui est ridicule. Ensuite, cet aspect lugubre est contrebalancé par un méchant humain dont les idées ne sont pas forcément mauvaises. Enfin, difficile de ressentir une quelconque émotion dans tout le film puisque chaque scène un tant soit peu sombre est bien trop appuyée. Bay va insister avec sa caméra sur les moments troublants et cela en devient presque pénible.

Le plus gros reproche que l’on fait aux films Transformers, et ce qui et encore plus vrai pour le troisième volet, c’est que les personnages humains sont profondément débiles et pénibles. Si dans le dernier opus les humains sont moins cons, certains personnages sont absolument imbuvables. Le personnage de Stanley Tucci est l’atout navrant du film. C’et de lui que viennent les blagues et la plupart du temps, elles sont enfantines, inutiles ou tout simplement pas drôles. Il en devient presque hystérique, un peu comme le personnage de John Turturro dans la même franchise. Le personnage qu’incarne Titus Welliver est lui aussi insupportable, sorte de caricature du tueur à gage qui surjouera toutes ses scènes. Enfin, on peut aussi parler du méchant humain, aussi charismatique qu’un oursin ou encore de l’ami de la famille, sorte de surfeur un peu niais qui est une véritable catastrophe que ce soit dans le jeu ou dans l’utilité même de ce personnage. Il n’est pas nécessaire de mettre de l’humour tout le temps dans les films de robots, on peut faire un film très premier degré et respecter les personnages héros des gosses. A chaque fois qu’n nouveau Transformers sort, on a l’impression de se faire insulter, de se faire traiter de gros débile geek qui a eu le don d’aimer des personnages ringards et c’est très désagréable.

Alors bien entendu, tout n’est pas noir dans ce film et il est même mieux que le troisième, même si cela n’était pas si difficile. Les effets spéciaux sont toujours aussi spectaculaires. On a de l’explosion, de la destruction de masse, des combats frénétiques et des robots superbes. Même les dinobots sont magnifiques. Pour le coup, on s’ennuie rarement dans le film malgré les 2h45 de durée. Si le film possède certaines longueurs, elles sont vite oubliées pour des moments assez intenses. Malheureusement, il est impossible de faire un film sur seulement les effets spéciaux, et l’intrigue ainsi que les différents thèmes proposés sont trop survolés pour créer un quelconque engouement envers les personnages, qu’ils soient humains ou robots. Et ce n’est pas en faisant de gros zooms sur la tronche de la sublime Nicola Peltz que l’on va sentir de suite de l’empathie pour elle.

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Serait-ce là la confrontation entre le passé et le futur qui entre dans une symbiose parfaite et qui…

Oh ta gueule !

Au final, Transformers l’Age de l’Extinction ne tient pas toutes ses promesses. Doté d’un jeu de comédien plus que douteux mais aussi et surtout d’un scénario convenu, le film ne montrera que très rarement son côté sombre et reste dans l’univers du divertissement presque familial. Certes, c’est très fort au niveau des effets spéciaux et de l’action, mais quand l’histoire ne tient pas, c’est tout le film qui s’écroule. On ne peut que donner raison au personnage du film qui dit que le cinéma n’a plus d’inspiration et ne propose plus que des remakes ou des suites, signant l’un des pied de nez les plus réussis pour son réalisateur. Malgré tout, le film est très décevant même s’il relève la barre par rapport au troisième film. Allez, Michael, lâche les robots, t’es bien meilleur avec les histoires vraies déjantées.

Note : 07/20

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Par AqME

 

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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