avril 15, 2021

The Raid 2

049080.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Titre Original : The Raid 2 : Berandal

De : Gareth Evans

Avec Iko Uwais, Julie Estelle, Yayan Ruhian, Arifin Putra

Année : 2014

Pays : Indonésie

Genre : Action

Résumé :

Après un combat sans merci pour s’extirper d’un immeuble rempli de criminels et de fous furieux, laissant derrière lui des monceaux de cadavres de policiers et de dangereux truands, Rama, jeune flic de Jakarta, pensait retrouver une vie normale, avec sa femme et son tout jeune fils…. Mais il se trompait. On lui impose en effet une nouvelle mission : Rama devra infiltrer le syndicat du crime, où coexistent dans une sorte de statu quo mafia indonésienne et yakusas. Sous l’identité de « Yuda », un tueur sans pitié, il se laisse jeter en prison afin d’y gagner la confiance d’Uco, le fils d’un magnat du crime indonésien – son ticket d’entrée pour intégrer l’organisation. Sur fond de guerre des gangs, il risquera sa vie dans un dangereux jeu de rôle destiné à porter un coup fatal à l’empire du crime.

Avis :

L’univers du cinéma d’action était quelque peu bloqué sur un revival des têtes d’affiche des années 80. Si Expendables et sa suite étaient de vraies réussites, difficile d’en dire autant des multitudes de sorties en DTV de films avec Jean-Claude Van Damme, Steven Seagal ou encore Dolph Lundgren. Si certains petits noms commencent à poindre le bout de leur nez, comme Scott Adkins ou encore Iko Uwais, on a du mal à se détacher des figures de légende de ce genre de cinéma. C’est alors qu’en 2011 sort un film qui va tout chambouler. En effet, avec The Raid, Gareth Evans reconfigure les bases du cinéma d’action en montant un film sévèrement burné, d’une maestria incroyable et surtout d’un rythme effréné. C’était la première fois que le public voyait ça et le film connu un succès monstre, devenant ainsi le nouveau maître étalon du genre. Il aura fallu attendre trois ans pour voir débouler une suite, avec plus de moyen et une durée rallongée, puisque le film promet 2h30 d’action. Le film tient-il toutes ses promesses ?

042625.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Homerun !!!!

Autant le dire tout de suite, on est face à l’un des films de l’année à l’aise. Cette suite commence directement à la fin du premier. On retrouve Rama bien amoché qui souhaite venger son frère qui vient de se faire abattre. Pour cela, il va devoir infiltrer les syndicats du crime indonésien, sous une nouvelle identité, et faire tomber toutes les têtes, dont le chef des yakusas qui partage des territoires avec le chef du crime indonésien. Afin de pouvoir les infiltrer, il doit partir en prison pour s’acoquiner avec le fils du chef. Mais Uco, le fils, a d’autres ambitions, et l’arrivée d’un nouveau caïd est l’occasion idéale pour déclencher une guerre. Comme on peut le voir, on est vraiment dans une histoire totalement différente du premier. En effet, Gareth Evans va prendre son temps pour poser une histoire claire de corruption, de mafia et de contrôle de terrain. Le tout est fluide, on comprend rapidement les tenants et les aboutissants de l’intrigue et n se laisse porter par une réalisation de toute beauté.

Ce n’est pas parce que l’on fait du cinéma d’action qu’il ne faut pas avoir l’œil. Si on pourrait reprocher l’aspect poseur de certaines séquences, on est vraiment dans une volonté de faire de l’esthétisme et d’imposer des codes couleurs à chaque syndicat. Par exemple, les yakusas sont souvent dans des décors très épurés qui puent le Feng Shui alors que le repaire de Bejo, le grand méchant, est teinté de rouge sang. On retrouvera aussi certains passages très esthétiques dans les ralentis et les changements de plans/arrière plans. Mais là où le réalisateur excelle, c’est véritablement dans les scènes d’action. Tout est parfaitement lisible, la caméra tremble très peu et on arrive à suivre toute les actions lors des combats. Le rendu est absolument jouissif et le film va bien au-delà des combats du premier, dans une sorte de surenchère de baston, de sang et de violence. Mais là où certains se seraient plantés en partant dans l’excès burlesque, Gareth Evans reste dans le crédible et impose une violence qui fait grincher des dents par moments. Si vous craignez les battes de baseball dans la bouche ou encore les coups de marteau dans les dents, alors il vaut mieux éviter ce film. On notera aussi une course-poursuite en voiture de folie et qui restera certainement dans les annales tant elle et spectaculaire et ambitieuse. Et on ne parle même pas du combat final, qui doit durer dix minutes montre en main et qui est incroyable.

On pourrait croire que l’on est dans un simple film d’arts martiaux et que finalement, tous ces gens ne sont que de la chair à canon. Ce serait prendre le réalisateur pour une bille et il réutilise les mêmes schémas narratifs que pour le premier, avec un héros torturé, mais qui possède une famille et qu’il veut la protéger à tout prix. La présence du bébé et son abnégation font que l’on se prend d’affection pour lui et que l’on frémit pour chaque combat où il prend une dérouillée. Mais ce n’est pas le seul personnage que l’on va aimer et on va même avoir la surprise d’un personnage du premier, qui joue dans un autre registre, devenant beaucoup plus touchant et pour lequel on aura vraiment de la peine au cours d’une séquence poignante. Pour les méchants, le traitement est le même, mais dans le sens inverse. Uco est le fils qui a trop d’ambition et il porte sur lui son arrogance. L’acteur est vraiment bon et on va rapidement détester ce personnage. Ce sera la même chose avec Bejo, qui est le grand méchant du film, et que l’on détestera dès la première scène. Par contre, il y aura des méchants que l’on adorera, notamment les trois sous boss avec la fille au marteau, énigmatique à souhait, le jeune à batte de baseball qui a la classe ou encore le combattant aux couteaux recourbés qui possède la même folie que le bras droit du méchant dans le premier film.

262557.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Street Dance 2

Au final, The Raid 2 est bien la tuerie annoncée, au sens propre comme au sens figuré. D’une grande violence graphique, le film ne tire pas la langue malgré sa longueur et montre que Gareth Evans est devenu le maître incontesté et incontestable du cinéma d’action. Encore plus burné que le premier film, doté de scènes d’action grandioses, The Raid 2 acquis presque immédiatement le statut de film d’action culte et devient certainement l’un des meilleurs films de l’année.

Note : 19/20

Image de prévisualisation YouTube

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

Voir tous les articles de AqME →

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.