I Killed the Prom Queen – Beloved

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Avis :

S’il y a bien un genre que l’on a du mal à voir dans certains pays, c’est bien le métal. Musique brutal et aux sonorités électriques, difficile de s’imaginer un pays comme la Corée du Nord ou encore le Ghana proposer ce genre extrême. Et pourtant, c’est bien un style qui traverse les frontières et que l’on retrouve parfois dans des contrées inattendues comme Israël, l’Islande ou encore les Iles Féroé. Vivier de petits groupes en quête de reconnaissance mondial, le metalcore est un genre extrême qui fait la part belle au growl et aux riffs qui envoie le pâté. I Killed the Prom Queen est un groupe australien, le pays de AC/DC, et propose un metalcore agressif mais qui lorgne grandement du côté des grands de ce monde comme In Flames. A la fois mélodique et violent, Beloved est le troisième album du groupe après moult changement dans le line up et pas moins de trois arrêts. Il faut dire que cet album marque le retour du premier guitariste, mais qui ne participe qu’aux enregistrements sur le skeud, puisqu’il préfère rester avec l’excellent groupe d’Oliver Sykes, Bring me the Horizon. Une nouvelle formation qui devrait durer et qui donne naissance à un troisième album sobrement appelé Beloved. Alors, qu’est-ce qu’il se cache derrière ce doux nom ?

Le skeud commence avec Beginning of the End, une introduction toute douce, qui montre toute la puissance vocale du growleur de service. La monté crescendo vers un metalcore lourd annonce la couleur d’un album sans concession, mais qui va tout de même proposer des alternatives sympathiques d’un point de vue des mélodies. Cela ne sera pas de suite confirmer avec To the Wolves, puisqu’il s’agit du titre le plus violent du skeud. Très puissant, mais surtout très rapide, on ressent vraiment la violence vocale, mais aussi au niveau des riffs, malgré quelques éclaircissements. Le titre rappelle d’ailleurs les tous premiers pas de Killswitch Engage. Pas mauvais, mais finalement assez binaire. C’est la sensation que l’on aura après une première écoute concernant cet album et pourtant, après plusieurs écoutes, on va commencer à entendre les subtilités qui sont derrière la puissance vocale. On entendra cela avec Bright Enough qui semble être plus conventionnel et qui montre un refrain en chant clair plus agréable, apportant un certain équilibre au titre. Il s’agit là typiquement d’un titre qui fait écho à In Flames dans sa structure et dans son alternance de chants, mais aussi et surtout dans sa rythmique et dans les riffs de gratte. Néanmoins, et malgré la référence, le titre reste très efficace et fait partie des meilleurs morceaux de l’album. Melior démarre comme un titre de Black Metal, avec un growl puissant et des guitares saturées à outrance. Si le titre reste sympathique et hyper rapide, on restera de marbre à cause de l’aspect trop brouillon et pas assez varié, même si la rupture de rythme en milieu de titre est intéressante et que des violons viennent rajouter une note douce et mélancolique sur la fin. Thirty One & Sevens fait écho à Bright Enough, arpentant le même chemin, en alternance chant crié et refrain en chant clair. Le titre est efficace mais a du mal à se démarquer du metalcore que l’on propose chaque jour.

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Calvert Street suit la logique du skeud précédent, en proposant encore une voix un mélange de screamo et de chant clair et fournit l’un des meilleurs titres de l’album. La surprise viendra plutôt de Kjaerlighet, qui démarre tout doucement, pour aller vers de riffs agressifs et redescendre ensuite vers une voix toute douce, montrant une nouvelle facette du groupe qui est capable de produire des choses plus construites et beaucoup moins binaire. Le renfort des violons est évident et montre l’intelligence du groupe à rechercher des sons différents de ce que l’on trouve dans le metalcore actuel qui s’enfonce dans une certaine redondance. The Beaten Path est un titre qui fait écho à In Flames encore une fois, et il s’avère efficace malgré le fait qu’il manque d’innovation. Néanmoins, les guitares sont parfaites et le titre est très puissant ! Nightmares est assez anecdotique, restant sur un registre classique et demeurant même un poil linéaire, ce qui est dommage. Tout comme No One Will Save Us, même si ce dernier propose un changement de voix très agréable sur la fin du groupe, plus grave et plus puissante et que la fin demeure justement plus technique. Enfin, Brevity clôt de façon adéquate l’album, avec un titre violent, possédant une rupture calme et plutôt bienvenue. On notera tout de même une certaine baisse de régime dans la seconde moitié du skeud, ce qui est dommage.

Au final, Beloved, le troisième et dernier album en date de I Killed the Prom Queen est assez intéressant. Piochant à droite et à gauche ce qui se fait de mieux dans le metalcore, le groupe arrive à se faire son propre son et livre un skeud qui s’offre au fur et à mesure des écoutes. Surement pas inoubliable, mais efficace et finalement agréable.

  1. Beginning of the End
  2. To the Wolves
  3. Bright Enough
  4. Melior
  5. Thirty One & Sevens
  6. Calvert Street
  7. Kjaerlighet
  8. The Beaten Path
  9. Nightmares
  10. No One Will Save Us
  11. Brevity

Note : 14/20

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Par AqME

MickeyNote de Mickey: 17/20

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