Assassin’s Creed Tome 1 Renaissance – Oliver Bowden

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Auteur : Oliver Bowden

Editeur : Milady

Genre : Aventure

Résumé :

Trahi par les familles dirigeantes d’Italie, un jeune homme se lance dans une épique quête de vengeance. Afin d’éliminer la corruption et de rétablir l’honneur des siens, il deviendra un assassin. Il fera appel à la sagesse de grands esprits comme Léonard de Vinci ou Nicolas Machiavel, car il sait que sa survie dépend des dons qu’il doit développer. Aux yeux de ses alliés, il représente le changement car il combat pour la liberté et la justice. Mais ses ennemis le considèrent comme la pire des menaces car il a voué son existence à la destruction des tyrans qui oppriment le peuple d’Italie. Ainsi commence une histoire de pouvoir, de vengeance et de conspiration.

Avis :

En 2007, Ubisoft Montréal donne naissance à l’une des sagas les plus populaires de ses dernières années : Assassin’s creed. Fort d’une petite dizaine de jeux (toutes plates-formes confondues) et d’innombrables contenus additionnels, sans oublier la sortie d’un titre principal par an, la franchise n’a pas fini de faire parler d’elle, bien au contraire. Étant donné le succès indéniable qu’elle remporte auprès d’un éventail de gamers assez disparates, l’on a également droit à toute sorte de produits dérivés qui vont de la statuette en résine, aux vêtements en passant par la bande dessinée et, ce qui nous occupe aujourd’hui : les romans. La novellisation n’est pas un concept synonyme de qualités ou d’un niveau littéraire poussé, mais a le mérite d’étendre une histoire à d’autres horizons.

Pourtant, certains jeux (ou films) ont fait l’objet de ce type d’adaptation alors que l’intérêt ne s’y prêtait pas forcément (Doom, Star Trek…). Il en ressort des livres dignes des plus grands nanars, vite lus et vite oubliés. Il est donc légitime de nourrir quelques craintes quand l’on voit un tel monument vidéoludique porté sur papier. À la plume : Oliver Bowden. Ce nom ne vous évoque sans doute rien, mais derrière ce pseudonyme se cache Anton Gill, responsable de L’ultime secret ou géniteur de la série des mystères égyptiens. L’homme n’est heureusement pas un débutant ou un obscur petit écrivaillon de pacotille puisqu’il sait concevoir des récits historiques plutôt bien ficelés et immersifs.

Pour ce premier tome, l’on ne suit pas Altaïr (héros du premier volet), mais Ezio Auditore (Assassin’s creed 2, Brotherhood, Revelations) en pleine Italie de la Renaissance (1476 pour être précis). Le terrain de jeu s’étend de Florence à Venise, sans oublier Le Vatican et quelques escales en Toscane. Un cadre flatteur doté d’un potentiel énorme qui trouve néanmoins difficilement ses marques. En effet, les descriptions se révèlent un peu trop succinctes ou peu immersives pour se faire une idée de l’environnement. Cette remarque vaut surtout pour ceux qui ne connaissent pas les jeux. Des noms, des points principaux, sans toutefois retrouver l’ambiance travaillée des rues bondées, les vertiges des plus hautes constructions de l’époque ou le frisson que l’on éprouve à chaque saut.

Non pas que le livre soit mal écrit, le style se montre assez fluide avec une prédilection pour les phases d’action (en laissera un peu l’infiltration au rancart). Les dialogues sont plutôt judicieux et sont à l’image de la trame narrative : très fidèle à l’intrigue de départ. De ce côté, on ne sera pas dépaysé et encore moins surpris par une quelconque liberté prise avec le scénario de base. Ce respect est plaisant à remarquer, mais tend à s’égarer dans quelques séquences pas vraiment adéquates à un roman. Pour preuve, les plumes que le petit frère demande de rechercher ou le didacticiel pour manier les touches qui s’est transformé en un entraînement basique et très vite expédié. Heureusement dira-t-on, mais cela manque quand même cruellement de crédibilité et de cohérence dans la progression.

L’on ne s’ennuie pas pour autant puisque le scénario dispose de suffisamment d’intérêt et de variété pour garder l’attention du lecteur. Outre la secte des assassins, la présence des templiers, l’on trouvera une pléthore de personnages historiques à croiser. Léonard de Vinci, Machiavel, Botticelli, les Médicis, les Pazzi… Amusant, même si, de ce côté, l’histoire avec un grand H prend quelques largesses pour coller à l’intrigue. Les puristes s’offusqueront, tandis que les plus tolérants n’y porteront que peu d’importance à voir ces figures connues au sein du livre. Une idée qui ne sera pas forcément bien accueillie par tous, mais plutôt bienvenue pour tenter de mêler fiction et réalité.

Les protagonistes, qu’ils aient existé ou pas, disposent toutefois de descriptions physiques sommaires. Quelques traits physiques, un ou deux signes particuliers et… rien d’autre. Tout comme les différents lieux visités : trop peu pour concevoir leur apparence. Au niveau des caractères, là encore, on ne sort pas du moule d’Ubisoft en collant au plus près avec ce qui a pu se faire auparavant. De fait, si la quantité d’individus est impressionnante (plus de 90 !) et au vu du nombre de pages (465), inutile de dire que chacun s’apparente davantage à un figurant qu’à un intervenant essentiel qui apporte sa pierre à l’édifice. En ce sens, on ne s’attache pas à l’un ou à l’autre, faute de temps alloué pour qu’ils évoluent correctement.

Au final, le bilan de ce premier tome d’Assassin’s creed reste assez mitigé dans l’ensemble. Une écriture trop succincte, des décors et des personnages peu ou pas développés sont les principaux reproches qu’on pourrait clamer. Toutefois, le rythme est assez dynamique et l’histoire, fidèle (parfois un peu trop) à l’œuvre originale. Malgré une progression linéaire et prévisible, l’on se laisse porter facilement par le flot d’intrigues et complots politiques dans une époque non moins intéressante. Les fans de la première heure seront comblés, même si l’on est loin du jeu vidéo et du sentiment d’immersion qu’il procure. Des défauts certes, mais sympathique et respectueux de son illustre modèle.

Note : 12/20

Par Dante

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