La Planète des Vampires

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Titre Original : Planet of the Vampires

De : Mario Bava

Avec Barry Sullivan, Norma Bengell, Angel Aranda

Année : 1965

Pays : Italie et Espagne

Genre : Science-Fiction, Horreur

Résumé :

Dans l’espace, deux vaisseaux : l’Argos et le Galliot. Après avoir repéré un signal sur une planète nommée Aura, les deux équipes décident de se poser dessus afin d’en découvrir l’origine. Et c’est le vaisseau Galliot qui s’y posera en premier. A partir de ce moment, l’équipage de ce vaisseau ne donnera plus aucun signe de vie. Après un atterrissage difficile, l’Argos parvient sans trop de dommages à se poser sur Aura. L’équipage qui se réveille de son évanouissement commencera alors à s’entretuer. Que se passe-t-il donc sur cette mystérieuse planète ? Qu’est devenu l’équipage du Galliot ? Et d’où provient ce signal qui les a attirés ici !?

Avis :

Dès le début Planet of the Vampires aura l’allure du film mythique Alien, le huitième passager sur de nombreux points : Un équipage atterri sur une planète, ils y trouvent un vaisseau inconnu, peu de temps après une chose inconnue va semer le trouble puis la terreur au sein de leur groupe et l’élimination commencera jusqu’à ce qu’il répare leur vaisseau pour quitter la planète sans repartir avec l’étranger ! Mario Bava aurait-il inspiré Ridley Scott ?

Ce qui est certain c’est que Mario Bava nous livre ici un film où l’intrigue est aussi puissante que dans le film Alien, et ce n’est pas rien ! Le film ne mettra pas notre patience à l’épreuve car c’est après dix minutes de film à peine que nous atterrirons sur Aura et que les emmerdes commenceront ! Il y a cependant un point négatif c’est que pendant ces quelques minutes nous aurons fait le tour des décors du vaisseau, des décors pas fameux et répétitifs. Il faudra donc faire abstraction sur ce point et rester fixé sur les personnages pour ne pas être lassé de cette couleur grisâtre !

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Le petit groupe va donc se séparer : réparer, garder le vaisseau et repérer où est le Galliot ! Et ce fameux vaisseau recèle bien des mystères ! Et qui sait ce qu’ils trouveront ? Leurs collègues auraient subi le même sort qu’eux à leur atterrissage sauf qu’eux n’ont pas su reprendre le contrôle de leur corps et de leur esprit et ils se sont entretués.

Les nouveaux arrivants doivent affronter une chose qui les contrôle à distance et ils ne savent pas où elle est, ni comment l’affronter. Le temps presse et ils n’ont plus qu’une idée en tête : trouver l’origine du signal afin d’avoir des réponses et partir d’ici !

Je parle d’affrontement et on pense qu’il va y en avoir un. Tout au long du film, les protagonistes ne lâcheront pas leurs armes, et on a l’impression que c’est plus un accessoire de décor qu’un moyen de se défendre, on verra leur utilité un court laps de temps alors que ces objets sont trop mis en valeur. Mais cela, bien que très agaçant, nous montre aussi qu’ils ne savent comment faire face à cette menace et qu’ils restent les proies, ignorant où se trouve leur ennemi et comment le battre. L’impuissance des hommes face à l’inconnu, une si belle chose !

Si l’on devait juger les effets spéciaux, l’on pourrait dire qu’ils sont presque inexistants, les tirs des armes sont moches et les lumières représentants ces « Vampires » n’ont pas dû exiger de grands moyens ! Le maquillage est quant à lui assez réussi. Nous ne verrons pas les créatures représentées sur la jaquette, enfin seulement leur squelette ! Les créatures sont immatérielles, elles contrôlent l’esprit à distance, ressuscitent les morts et prennent le corps des vivants comme enveloppe corporelle afin de semer le trouble chez les hommes. Le film prendra une allure deThe Thing de notre bon vieux Carpenter, à chaque instant du film nous ne saurons pas si c’est un Vampire ou si c’est bien l’humain qui est maître du corps. Ceci ajoute une touche de tension vraiment sympathique !

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On peut dire qu’il avait la grosse tête lui !

Cependant, malgré une ambiance très réussie, l’œuvre de Mario Bava souffre de scènes d’action peu réalistes : les combats au corps à corps sont peu crédibles et leurs armes à feu ont un effet de chalumeau qui touchera des cibles à distance sans qu’il n’y ait aucune marque apparente sur les victimes. Et les décors sont eux aussi répétitifs, heureusement l’effet de brume rampante même si peu recherchée se mariera très bien avec l’atmosphère oppressante.

Un film que je conseille !

Note : 13/20

http://www.dailymotion.com/video/x1fyt80

Par Herschell

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