Zero Theorem

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Titre Original : The Zero Theorem

De : Terry Gilliam

Avec Christoph Waltz, David Thewlis, Mélanie Thierry, Matt Damon

Année: 2014

Pays: Etats-Unis, Angleterre, Roumanie

Genre : Science-Fiction

Résumé :

Londres, dans un avenir proche. Les avancées technologiques ont placé le monde sous la surveillance d’une autorité invisible et toute-puissante : Management. Qohen Leth, génie de l’informatique, vit en reclus dans une chapelle abandonnée où il attend désespérément l’appel téléphonique qui lui apportera les réponses à toutes les questions qu’il se pose. Management le fait travailler sur un projet secret visant à décrypter le but de l’Existence – ou son absence de finalité – une bonne fois pour toutes. La solitude de Qohen est interrompue par les visites des émissaires de Management : Bob, le fils prodige de Management et Bainsley, une jeune femme mystérieuse qui tente de le séduire. Malgré toute sa science, ce n’est que lorsqu’il aura éprouvé la force du sentiment amoureux et du désir que Qohen pourra enfin comprendre le sens de la vie…

Avis :

Un nouveau film de Terry Gilliam, c’est toujours un événement, car le réalisateur est assez atypique et singulier dans ses choix et sa filmographie est bien l’une des plus surprenantes et originales qui a son propre caractère. Quand on regarde un film de Gilliam on sait tout de suite qu’on est dans un film de Gilliam et ce film ne va pas déroger à la règle et dans son style, il m’a beaucoup rappelé son cultissime « Brazil« .

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Londres dans un futur indéfini, la technologie est désormais présente partout et a envahi le monde. Le monde est maintenant sous la surveillance toute puissante de Management, une intelligence invisible et toute puissante.

Dans cette société future vit Qohen Leth, un génie de l’informatique, qui vit en dehors du monde, dans une chapelle abandonnée qu’il s’est offert. Dans sa vie, il attend désespérément un coup de téléphone qui est censé changer sa vie, mais en attendant ce coup de téléphone, il travaille dans une société informatique. Comme il est l’un des plus doués de la boite, Management décide de lui confier un projet. Désormais, Qohen Leth devra décrypter le but de l’existence à travers un programme informatique des plus complexes. Et c’est ainsi que Qohen Leth va s’enfoncer quelque part entre la solitude et la folie pour essayer de découvrir l’un des plus grands mystères qui soit….

Avec sa bande-annonce complètement folle, j’étais plus qu’impatient de découvrir ce cru made in 2014 que nous a réservé le célèbre Mython Python et j’en ressors avec des sentiments complètement partagés.

J’ai vraiment beaucoup aimé l’univers dans lequel l’intrigue évolue. J’ai adoré les décors de ce Londres complètement futuriste et rétro en même temps qui m’a rappelé « Brazil« . J’ai adoré ce que dégage le film, la façon qu’a Terry Gilliam de nous emporter dans cette histoire qui est aussi intrigante que surprenant. J’ai trouvé les effets spéciaux somptueux, la photo très colorée est sublime, la mise en scène très intéressante, comme toujours avec Terry Gilliam, j’ai envie de dire. D’ailleurs, le film fourmille d’idées, de moments qu’on pourrait appeler « Gilliamesque », c’est un film très riche que Terry Gillam nous offre à nouveau et ce que la bande-annonce nous promettait visuellement est bel et bien là et c’est un régal à regarder. Je trouve que dans cette folie visuelle, cette audace de genres, de couleurs, de trucages dans les décors, il n’y a plus beaucoup de réalisateurs qui osent comme Gilliam ose le faire pour créer ces univers farfelus. Le réalisateur livre donc une expérience dont seul lui a le secret.

Bref « Zero Theorem » est un film qui déborde d’originalité. Mais voilà, si l’originalité est géniale dans le visuel, elle est plus difficile dans la construction de l’intrigue.

Le film est très complexe, beaucoup trop complexe et c’est ce qui m’a dérangé. Le début est terrible, original, intriguant, captivant, mais très vite, au fil de l’histoire, je me suis senti totalement perdu, ne sachant pas trop comment prendre le pourquoi du comment de l’histoire. J’étais largué, beaucoup de choses m’ont échappées, je n’ai pas compris le sens de la réflexion du film, mais je me suis accroché en pensant trouver une fin où tout prendrait son sens, mais là non plus, ce ne fut pas le cas, puisqu’elle est en suspens. Une fois le générique arrivé, je suis ressorti de la salle avec le sentiment d’être passé complètement à côté du film avec plein de questions en tête, qui pour l’instant ne trouvent pas de réponses. Je pense qu’un deuxième visionnage est nécessaire pour comprendre toutes les subtilités du film qui m’ont complètement échappées.

Enfin, il y a quelque chose d’autre qui m’a quelque peu dérangé. Si les acteurs choisis sont bons dans leurs interprétations, que c’est toujours un plaisir de les voir à l’écran, j’avoue ne pas avoir été touché par eux. Même le personnage principal, pourtant tenu par le très talentueux Christoph Waltz, qui sombre peu à peu, ne m’a pas touché, comme par exemple Jonathan Pryce avait pu le faire dans « Brazil » (je prends cet exemple car les deux films ont vraiment une très forte ressemblance).

Par contre, j’ai adoré les apparitions de Tilda Swinton, encore une fois grimée et qui m’ont fait sourire.

Ce film, c’est quand même l’occasion de découvrir un petit acteur qui a retenu mon attention. Ce mec, c’est Lucas Hedges, qui joue un jeune surdoué de l’informatique, qui va passer beaucoup de temps avec Christoph Waltz. Je pense que c’est un nom qu’on va revoir d’ici peu.

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Voilà ce que je pouvais dire sur ce « Zero Theorem« . C’est vrai que c’est dommage que je ressorte de ma séance avec l’impression d’être passé à côté, mais même si je n’ai pas compris le film, je ne peux pas dire que j’ai passé un mauvais moment, car l’univers m’a beaucoup plu et c’est cet univers propre à son réalisateur qui m’a tenu accroché jusqu’à la fin.

Et je pense que je retournerais le voir en salle. Car l’intrigue n’est pas mauvaise et c’est surtout sa complexité et ses questions qu’elle laisse en suspens qui me donnent envie d’aller essayer de découvrir leurs réponses.

Peut-être que ce deuxième visionnage passera beaucoup mieux dans ce sens et que d’un coup l’ampoule au-dessus de ma tête va se mettre à briller… Ou alors c’est le trou noir du film qui sera toujours là. À suivre…

Note : 13/20

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Par Cinéted

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