Devour the Day – Time & Pressure

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Avis :

Le rock, dans sa grande enveloppe qui englobe tous les styles (métal, hard, heavy, FM, pop, etc…), présente toujours des groupes avec au minimum trois membres, le plus souvent quatre et parfois plus. The White Stripes, dans leur grand génie, on démontrait que l’on pouvait faire du rock en étant seulement deux. Il suffit d’un guitariste chanteur et d’un batteur pour que le tout forme quelque chose qui tient la route. Quand on écoute le premier effort de Devour the Day, on pourrait croire qu’il s’agit d’un groupe classique de métal, allant parfois chercher des sonorités dans le punk et le hard. Mais la naissance de ce groupe est due, comme bien souvent, à la mort d’un autre, Egypt Central. Peu ou pas connu en France, les deux membres fondateurs décident de mettre fin à la vie de leur premier groupe après seulement deux albums pour se consacrer à Devour the Day. Bonne ou mauvaise idée ? Quand on écoute Time & Pressure, une chose est sûre, le groupe en a sous le capot et propose une premier album varié, puissant, mélodique et parfois touchant. Alors deux lors des enregistrements studio, le groupe se compose de quatre musiciens lors des tournées, mais on ne voit pas vraiment la différence.

Le skeud commence avec Respect. Un titre fort, qui débute avec des riffs agressifs, une double pédale portée à saturation et un rythme rapide. Le chant est clair, s’imbrique bien avec le reste et on est face à quelque chose qui rappelle fortement Bullet for my Valentine. Le début de refrain en growl, le reste en chant clair, les riffs rapides, bref, tout cela sent bon le métal accessible tout en restant puissant. C’est alors que débute Good Man, et le changement est radical. Le titre fait plus hard rock, ça sent la série Sons of Anarchy, les bikers et le titre est très efficace, que ce soit dans la rythmique ou dans les paroles qui se retiennent facilement. C’est sûrement l’un des meilleurs morceaux de l’album. D’ailleurs, la reprise acoustique en clôture d’album est encore meilleure. Avec Blackout, on revient vers quelque chose de plus métal, de plus référentiel (on pense encore à Bullet for my Valentine) et le seul reproche que l’on pourrait lui faire, c’est d’être trop saturé lors du refrain. Néanmoins, encore une fois, c’est puissant et toujours mélodique. You and Not Me est résolument celle qui fait le plus penser au groupe britannique. Construit de la même façon, on se demande même s’il n’y a pas du plagiat dans l’air. Mais avec un refrain entrainant et une technique parfaite, le titre s’en sort parfaitement. Move On est un peu l’ovni du skeud. Démarrant en version électro avec des sonorités calmes et continuant avec le pré-chœur en utilisant un clavier, le titre est assez surprenant. Néanmoins, le refrain part très rapidement vers quelque chose de plus pêchu et finalement, on est face à un bon titre, qui change des titres précédents. Get Out of My Way commence avec une ligne de basse parfaite, pour ensuite partir vers une rupture parfaite avec des riffs agressifs et un chœur de deux voix parfaitement maîtrisé pour rendre un titre rapide et intéressant.

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Oath est un titre assez anecdotique dans le skeud. Et pourtant il détient quelques facettes intéressantes et différentes du reste du skeud. Il est plus dans la recherche d’une ambiance, mais il reste trop classique dans son approche et dans sa rythmique. Par contre, Reckless, qui arrive juste derrière est résolument le titre le plus mauvais du skeud. Voulant se démarquer pour aller vers du punk rock californien, le groupe se perd sur un titre sans saveur et aux paroles lénifiantes. Handshakes to Fist Fights redresse largement la barre avec un titre puissant, au refrain entêtant et dynamique et un final détonnant. Bref, un excellent titre. C’est alors que l’on arrive dans la partie calme de l’album. C’est un choix discutable de mettre les deux titres les plus posés sur la fin, mais cela se défend. Crossroads démarre très calmement, avec juste le chant clair et très beau pour partir vers quelque chose d’un peu plus rythmique, avec la basse et la batterie, pour terminer avec des riffs de grattes assez lents, le tout dans une ambiance planante plutôt intéressante et bien fichue. The Drifter est un morceau totalement en acoustique, et il s’apparente un peu à Good Man dans le style. Le refrain rentre facilement en tête, le rythme laisse le temps d’apprécier la voix du chanteur et on ressent une profonde mélancolie dans ce titre. Il s’agit-là d’un très bon moment qui montre une autre facette du groupe. Enfin, le skeud termine avec Check Your Head, un excellent titre qui fait la part belle au métal, aux gros riffs qui tache et au stoner. La piste envoie du lourd, jusque dans le refrain, mais on retiendra surtout la rupture, qui part dans le funk pour terminer dans un gros growl métal absolument jouissif. Bref, une excellente conclusion, si on ne compte pas la version acoustique de Good Man.

Au final, Time & Pressure, le premier album de Devour the Day est une excellente galette qui contient son lot de gros morceaux et sa poignée de titres un peu plus faiblards. Pour un premier effort, il s’agit d’un excellent moment, énergique, rapide, parfois furieux et parfois mélancolique. Un album complet, auquel il manque peut-être un bon solo de guitare !

  1. Respect
  2. Good Man
  3. Blackout
  4. You and Not Me
  5. Move On
  6. Get Out of My Way
  7. Oath
  8. Reckless
  9. Handshakes for Fist Fights
  10. Crossroads
  11. The Drifter
  12. Check Your Head
  13. Good Man (Acoustic)

Note : 16/20

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Par AqME

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