Brazil

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De : Terry Gilliam

Avec Jonathan Pryce, Robert De Niro, Kim Greist, Michael Palin

Année : 1985

Pays : Angleterre

Genre : Science-Fiction

Résumé :

Sam Lowry, fonctionnaire modèle d’une mégapole étrange, à la fois d’hier, beaucoup d’aujourd’hui et tout à fait de demain, a des problèmes avec sa maman et avec l’Etat, tout puissant. Pour couronner le tout, des songes bizarres l’entraînent chaque nuit sur les ailes d’Icare, à la recherche d’une jeune femme blonde, évanescente, inaccessible. Chaque fois qu’il est sur le point de l’atteindre, leurs trajectoires se séparent et le songe s’interrompt cruellement.
Pourtant une nuit, la belle Jill Layton entre dans sa vie… Par le biais d’une erreur dans la machinerie fantastique qui préside à l’organisation de la vie quotidienne des citoyens de cette ville étrange, l’Ordinateur suprême a désigné le brave Buttle à la place de l’escroc Tuttle, activement recherché. Après le décès fâcheux du pauvre Buttle, Saw Lowry, jusque là employé rampant, est promu au Service des Recherches, très brigué… pour dédommager la veuve du défunt. La belle Jill habite au dessus de l’infortunée famille… En fait de recherches, Sam va passer son temps à retrouver la femme de ses rêves.
Sa maman, elle, a des soucis beaucoup plus terre-à-terre. Elle surveille fébrilement les résultats des multiples interventions de chirurgie plastique réalisées par une sorte de Grand-Maître d’une secte étrange dans cet univers incroyable. Et son cher garçon suit attentivement les évolutions du visage et du corps de sa mère, ainsi que celles, nettement plus catastrophiques, de sa tante, soumise aux mêmes supplices vécus avec délice, comme une règle de vie impérative là-bas : rester jeune.
Tout cela dans un univers de tuyaux, de pompes géantes, une sorte de ville-poumon gigantesque d’où Sam sortira amplement vainqueur de toutes les embûches pour retrouver sa belle. Mais à quel prix…

Avis :

Terry Gilliam est un cinéaste à part sur notre belle planète cinéma. Le réalisateur tourne assez peu, mais la plupart du temps nous offre que du bon et du très bon.

Mais avec ce film, voici l’un des films phares de la très riche carrière du grand Monty Python. Triste, délirant, pessimiste, glauque, « Brazil » est un film totalement fou et fascinant, un excellent délire bureaucratique selon Terry Gilliam. Un film qui traverse les époques, qui vieillit bien sûr, mais sans perdre de son charme et qui au final, presque trente ans après sa sortie, convertit toujours autant de cinéphiles. Un film culte simplement indémodable !

Brazil1985real : terry gilliam

Dans une société future noyée sous les règles et la bureaucratie, l’erreur n’existe plus. Enfin jusqu’au jour où une simple mouche entre dans un bureau, se fait tuer et va tout remettre en question. Tombée dans une des machines à écrire d’un laboratoire qui imprime des factures et autres arrestations, elle va faire commettre une erreur de frappe à la machine et un homme innocent va être arrêté.

Sam Lowry, un fonctionnaire comme un autre est alors dépêché par son supérieur pour résoudre le problème, mais Lowry va alors se laisser entraîner dans une machination impensable dont l’issue finale va être plus qu’incertaine.

Rétro et futuriste à la fois, bienvenue dans l’univers de « Brazil« , œuvre mélangeant politique, science-fiction et grotesque.

Bien des mots peuvent définir ce film indémodable, Terry Gilliam nous réservant une vision cynique du futur. « Brazil » est un film que j’aime beaucoup, à la fois original et loufoque, romantique et décalé, onirique et avant-gardiste, « Brazil » c’est une source d’idées presque infinie qui fait qu’aujourd’hui encore il reste selon moi comme l’un des best of de la carrière de son réalisateur.

Sur une idée totalement originale, Terry Gilliam nous entraîne dans un film au scénario éclatant et tripant. Une vraie petite perle de science-fiction saupoudrée de rêves qui donne à « Brazil » une allure unique.

Basé dans une société future, le réalisateur nous invite à découvrir un nouveau monde qui donne la chair de poule. Un monde sans âme, austère, froid, presque sans sentiments et surtout paralysé. Un monde qui se noie derrière des règles insensées et une tonne de formulaires. L’intrigue cauchemardesque est passionnante d’entrée de film et « Brazil » va nous garder suspendu à ses scènes, jusqu’à ce final au bord de la folie qui me scotche toujours sur mon canapé, et qui confirme à chaque fois ce tout petit mot… Chef-d’œuvre…

Le film ne va pas tarder à avoir trente ans, et c’est vrai que ce visuel assez audacieux à l’époque a vieilli, mais alors que d’autres films ont un effet kitsch, je trouve que pour celui-là, c’est tout le contraire qui s’opère à l’écran. Avec ses effets spéciaux vieillissants, je trouve qu’il apporte au film un côté totalement surnaturel qui colle très bien à l’ambiance du film. Les scènes de rêves où le héros se prend pour Icare et part sauver sa belle sont merveilleuses. La fin est superbement filmée et montée, tout le génie de Gilliam se laisse admirer et puis le film est accompagné d’une BO tout aussi belle.

À la place d’être un mauvais point pour le film, je trouve que ces effets spéciaux et ce look hors-norme renforcent encore plus aujourd’hui le film et lui donnent un charme fou qu’on prend plaisir à voir et revoir, et à redécouvrir, car à chaque fois, j’ai l’impression qu’il est un peu différent de la fois précédente.

Passons au casting de ce film maintenant, car « Brazil » jouit d’une superbe distribution, à commencer par l’excellent Jonathan Pryce qui tient tout le film sur ses épaules. L’acteur est trop bon dans la peau de ce fonctionnaire un peu coincé qui perd pied. J’adore les scènes où il vole au secours de sa belle. C’est un très bon acteur qu’on a tendance à oublier. Robert De Niro et Bob Hoskins sont parfaitement grotesques dans ce film et je les adore pour ça d’ailleurs. Kim Greist qui joue Jill, est terrible. Puis il y a cette actrice, Katherine Helmond, qui joue la mère de Jonathan Pryce. Une actrice que je trouve fascinante dans ce film, d’ailleurs, je ne la connais que dans ce film, mais à chaque fois, elle me captive (quand elle parle de chirurgie esthétique, c’est génial), elle est incroyable cette femme. On pourra trouver aussi Ian Holm, Jim Broadbent, Peter Vaughan, et même Terry Gilliam lui-même dans un tout petit rôle.

Brazil Year: 1985 Director: Terry Gillian Kimm Greist COLLECTION CHRISTOPHEL

« Brazil » est donc un bon chef-d’œuvre satirique et onirique. Une œuvre qui fait office de pierre angulaire dans la carrière de ce grand cinéaste. Un film délirant et intelligent à la fois, un film inventif, qui dénonce plus d’un sujet. Un film qu’on prend plaisir à redécouvrir à chaque fois et qui n’a pas encore fini de nous livrer ses secrets. Enfin, pour ceux qui ne l’ont pas encore vu, c’est un bon film à découvrir !

Note : 20/20

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Par Cinéted

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