Black Stone Cherry – Magic Mountain

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Avis :

Qu’est-ce que l’on peut trouver dans le Kentucky ? Les plus gourmands d’entre vous diront que l’on trouve du bon poulet, mais c’est sans compter sur Black Stone Cherry, un groupe assez jeune, qui a fait du rock et du métal alternatif son crédo. Fondé en 2001 par le chanteur et guitariste Chris Robertson et le batteur John Fred Young, ce groupe va vite être rejoint par un guitariste et un bassiste. Pour commencer leur carrière, ils enregistrent quelques titres dans le studio des Kentucky Headhunters, groupe du père du batteur et ils sont approchés par le proviseur de leur lycée pour donner un concert dans le gymnase. Le succès est déjà au rendez-vous, puisque près de 1500 personnes se rassemblent et les réactions sont très bonnes. Entre création de quelques EP et concerts, notamment en Europe avec Whitesnake et Def Leppard, le groupe sort un album en 2008 qui va connaître un joli succès. En 2009, ils participent à la tournée de Nickelback et s’ensuit deux ans plus tard un nouvel album vraiment très bon, Between the Devil and the Deep Blue Sea. Encore une fois les tubes sont présents et le groupe se forge une belle notoriété dans la catégorie métal alternatif. Magic Moutain est le nom de leur quatrième effort sorti cette année, et c’est dans la droite lignée de ce que propose le groupe.

Le skeud commence avec Holding On… to Letting Go et c’est une parfaite ouverture. Puissant, technique, avec un refrain qui rentre rapidement dans la tête, on peut dire que le groupe sait y faire et tout ça envoie du bois. D’autant plus qu’au sein de cette même pièce, on peut entendre toutes les influences du groupe, allant du métal avec des riffs lourds au classique rock avec des solos maîtrisés. Peace Pipe est un titre plus calme, notamment dans son refrain, qui est très lent, mais très entêtant et que l’on mémorise rapidement. Il fait plus hard rock sudiste, rappelant certains titres de Lynyrd Skynyrd, que métal alternatif et on voit vraiment toute la palette artistique du groupe. Bad Luck & Hard Luck est un titre plus violent malgré un intro presque blues rock, mai qui vire rapidement vers un hard rock totalement assumé et d’une grande force. La voix de Chris Robertson est juste parfaite pour ce genre de musique, d’une chaleur incroyable et on entend ce petit éraillement qui est juste idéal pour le rock et le hard. Pour la suite, on tombe sur le tube du skeud. Me and Mary Jane est résolument l’un des meilleurs titres de l’album. Alliant blues, hard et rock, la pièce est tout bonnement à tomber par terre et elle donne une pêche d’enfer. D’ailleurs on ne peut s’empêcher de chanter en même temps que le chanteur tant ce titre est prenant. C’est la même chose pour le morceau suivant, Runaway, qui démarre cette fois comme une ballade. Cette intro permet au chanteur d’exposer sa voix sans artifice et c’est un vrai délice. Le refrain est canon et parfaitement mémorisable, notamment dans son rythme et c’est ce qui fait que l’on adhère au titre, ave bien évidemment son solo parfait. Magic Moutain, le titre éponyme de l’album est un titre pêchu qui titre vers le hard rock pour aller vers le rock pur et dur dans son couplet. L’ensemble est dansant, entrainant et c’est parfaitement maîtrisé.

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Never Surrender représente une surprise dans le skeud, puisqu’il démarre comme un titre métal, avec des riffs agressifs et le pré-refrain sera du même acabit. A la sortie, on est face à un titre peu mémorisable et moins fort que les autres titres, non pas à cause de sa technicité, mais surtout à cause de sa musicalité moins travaillée. Heureusement le groupe redresse la barre avec Blow My Mind, un titre presque blues jusqu’au refrain qui pète et qui rentre immédiatement dans la tête et avec un solo absolument majestueux. Bien évidemment, on n’échappera à la ballade de la tracklist. Sometimes est le morceau calme de l’album, mais il reste très efficace, notamment grâce à une guitare sèche intéressante et une voix sublime. Le tout forme quelque chose de touchant et de vraiment puissant, loin de certains titres gnangnans. Le morceau d’après va être en nette brisure avec ce que l’on vient d’écouter. Fiesta del Fuego est purement rock et demeure dans l’énergie pure. Avec des couplets à la voix feutrée, le refrain n’hésite pas à partir dans de riffs très travaillés pour proposer un morceau très intéressant. Dance Girl est assez spécial. En effet, il possède un schéma musical différent, tout en restant dans un hard rock bien lourd et très appréciable. On notera tout de même une certaine errance au milieu du titre, le groupe voulant surement faire du psychédélique, mais n’y arrive pas. Hollywood in Kentucky est le titre sudiste par excellence. Ressemblant à un mix en Kid Rock et Nickelback, tout en gardant la patte technique de Black Stone Cherry, on est face à un morceau de très bonne facture et qui donne la banane. Enfin le skeud se clôt sur Remember Me, un titre long, qui tire un peu car il reste très classique, mais à force d’écoute, il rentre bien dans la tête et fait le job.

Au final, Magic Mountain, le dernier album de Black Stone Cherry est une vraie réussite. Passionnant du début à la fin, le groupe fournit un skeud varié d’une très grande qualité et explore différentes facettes du rock avec un talent indéniable Déjà très bons dans le précédent album, ils ne font que confirmer leur talent et leur statut qui est en train de monter. Un groupe aussi magique que leur montagne.

  1. Holding On… to Letting Go
  2. Peace Pipe
  3. Bad Luck & Hard Luck
  4. Me and Mary Jane
  5. Runaway
  6. Magic Mountain
  7. Never Surrender
  8. Blow my Mind
  9. Sometimes
  10. Fiesta del Fuego
  11. Dance Girl
  12. Hollywood in Kentucky
  13. Remember Me

Note : 18/20

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Par AqME

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