The Rover

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De : David Michôd

Avec Guy Pierce, Robert Pattison, Scoot McNairy, David Field

Année : 2014

Pays : Australie, Etats-Unis

Genre : Drame

Résumé :

Dix ans après l’effondrement de l’économie occidentale, les mines australiennes sont encore en activité, et cette industrie attire les hommes les plus désespérés et les plus dangereux. Là-bas, dans une société moribonde où survivre est un combat de chaque jour, plus aucune loi n’existe. Eric a tout laissé derrière lui. Ce n’est plus qu’un vagabond, un homme froid rempli de colère. Lorsqu’il se fait voler la seule chose qu’il possédait encore, sa voiture, par un gang, il se lance à leur poursuite. Son unique chance de les retrouver est Rey, un des membres de la bande, abandonné par les siens après avoir été blessé. Contraints et forcés, les deux hommes vont faire équipe pour un périple dont ils n’imaginent pas l’issue…

Avis :

Trois ans après son excellent « Animal Kingdom« , l’australien David Michôd est de retour avec « The Rover » sorte de « Mad Max » d’aujourd’hui. Un film intéressant à l’ambiance forte et unique, mais qui est inégal et manque de contexte, et c’est bien dommage, car le film avait de bons points pour être excellent.

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Australie, de nos jours. Dans ce pays dévasté, la survie est le mot d’ordre. Il n’y a plus de lois, plus d’économie, et chacun essaie de s’en sortir comme il peut. Dans ce désert, un homme s’arrête prendre un verre dans un bar. Au même moment, un accident se produit et des personnes lui volent sa voiture. C’est la seule et unique qu’il possédait encore et il est bien décidé à retrouver les auteurs de ce vol. Par chance, il croise la route de Ray, un jeune homme blessé qui se trouve être le frère de l’une des personnes qui lui a volé sa voiture. Les deux hommes vont alors parcourir ce pays dévasté, pour se rendre à la planque du frère de Ray et de sa bande. Un périple long et difficile, parsemé de dangers, dont l’issue finale est très loin d’être prévisible.

Quand le cinéaste australien David Michôd décide de nous faire son « Mad Max » à lui, et bien ça donne « The Rover » sorte d’ovni cinématographique, prenant et improbable.

En 2011 débarquait sur nos écrans le premier film du réalisateur « Animal Kingdom« . Un film qui nous invitait à suivre la famille Cody, criminelle de génération en génération. J’avais adoré ce premier film que j’avais trouvé dur, profond et captivant. Alors à l’annonce de ce deuxième film, j’étais assez impatient de retrouver l’univers du réalisateur et après la séance, j’en ressors mitigé. Il y des moments que j’ai beaucoup aimé, mais il me manque quelque chose pour vraiment m’accrocher.

Alors « The Rover » raconte l’histoire d’un homme qui va tout faire pour récupérer sa voiture dans un pays au bord de l’abandon.

La première heure est géniale, l’ambiance est terriblement intense et réaliste, c’est d’ailleurs elle qui va faire tout le film, car le scénario est assez pauvre, même s’il reste intéressant. Le réalisateur nous fait entrer dans cette Australie presque apocalyptique. Les décors sont superbes, on sent qu’il s’est passé quelque chose et que l’on est presque retourné à l’âge de pierre. Tout est danger, on n’est jamais à l’aise, il y a une belle tension au départ. Le film a des allures de western aussi. Les paysages sont très beaux et David Michôd les met très bien en valeur avec une photo travaillée, très claire pour un film très sombre. La partition musicale est incroyable. Anthony Partos signe là une BO comme je les adore. Des notes dures, qui imprègnent les scènes, leurs donnent du caractère, ce sera l’une des meilleurs bandes originales que je vais entendre cette année.

Mais voilà plus on avance dans le film et plus j’ai trouvé que l’histoire en elle-même manquait d’explications sur la situation du pays. Le contexte est introduit au début du film par un écrit où l’on peut lire « 10 ans après la chute… » De l’Australie, du monde, économique ? On se pose la question, on imagine économique, mais j’attendais un peu plus, au détour d’un dialogue, mais rien n’arrivera et c’est ce qui m’a franchement dérangé dans le film. Je sais que beaucoup sont dérangés par la pauvreté du scénario qui ne raconte pas vraiment grand-chose, mais je l’ai trouvé suffisamment intéressant pour le suivre sur tout le long. Et c’est dommage, car si j’avais eu ce contexte, j’aurais surement plus apprécié ce film.

Michôd retrouve Guy Pearce pour la seconde fois et lui offre cette fois-ci le rôle principal de son film et l’acteur est un choix judicieux. Le comédien incarne un homme désespéré qui a tout perdu et il se trouve que cette voiture est la seule chose à laquelle il tient le plus. Le personnage est froid, dur, sauvage, brutal et Guy Pearce est convaincant dans toutes ces facettes et démontre encore une fois tout le talent qu’il a. Face à lui comme compagnon et prisonnier de route, le réalisateur a choisi Robert Pattinson et l’acteur est assez surprenant dans ce rôle. Son personnage est quelque peu simplet et a plusieurs moments, je me suis demandé s’il était mauvais ou excellent tant son jeu est perturbant et ses dialogues et autres réflexions improbables.

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C’est donc un film que j’ai apprécié surtout grâce à cette ambiance unique, très forte, qui donne au film un sacré caractère, mais malheureusement, le manque d’explication du contexte m’a beaucoup dérangé et le film en est tout de suite moins bon et il ne me marquera pas autant que ça. Je reste quand même déçu car j’avais vraiment adoré son premier film et j’étais impatient de voir ce nouveau film… Dommage.

Note : 12/20

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Par Cinéted

CrowleyNote de Crowley: 17/20 Un vrai bon film d’anticipation original à la mise en scène de qualité!

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