septembre 28, 2020

Justified Saison 1

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D’après une Idée de : Graham Yost

Avec Timothy Olyphant, Nick Searcy, Jacob Pitts, Erica Tazel

Pays: Etats-Unis

Genre: Drame, Policier

Nombre d’Episodes: 13

Résumé :

Après des déboires avec ses supérieurs, le marshall Raylan Givens est muté au Kentucky, dont il est originaire. Là encore, ses méthodes assez peu orthodoxes et son style, très old school, vont faire des étincelles…

Avis :

D’ordinaire je ne suis pas très porté par les séries policières américaines, j’ai essayé comme tout le monde « Les experts » et autres « New York unité spéciale » et je dois dire que je m’ennuie devant. J’ai l’impression que c’est à peu près le même épisode qui se répète inlassablement. Mais quand j’ai découvert la série « Justified« , elle a attiré mon attention de suite. Je trouvais que sa bande-annonce était réaliste, qu’il devait y avoir une ambiance bien particulière et surtout j’aime beaucoup son acteur, Timothy Olyphant qui reste assez rare sur grand écran. Je me suis donc plongé dans le Kentucky profond et je dois dire que je me suis fait entièrement convertir aux méthodes plutôt radicales du Marshall Raylan Givens !!!

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En très peu d’épisodes, cet homme m’a complètement accroché. A Miami, en Floride, le Marshall Raylan Givens a toujours des méthodes particulières. Mais la dernière enquête sur laquelle il était a terminé en bain de sang. Ayant prévenu un délinquant de partir de sa ville dans les vingt-quatre heures, ce dernier a refusé et le Marshall l’a alors descendu sans sommation. Cette façon de faire respecter la loi lui vaut d’être muté dans le seul endroit où il n’a absolument pas envie de retourner… son Kentucky natal. Une fois de retour « chez lui », Raylan Givens ne vas pas avoir le temps de laisser reposer ses bottes, car l’une de ses vieilles connaissances, qui a rejoint un groupe radical, fait péter des églises à coup de lance-roquette. De suite, il se lance dans la traque et il va garder ses méthodes particulières.

Miami, un hôtel de luxe, une piscine, des femmes en maillot de bain, Timothy Olyphant s’avance vers une table. Ça commence comme beaucoup trop de séries, mais bon ce n’est que le début, je continue. Un homme est à une table dans le fond de la magnifique terrasse, il a l’air anxieux, il fait chaud, il transpire. La conversation commence. Dans les grandes lignes « – Qu’est-ce que tu fais encore là ? Je t’ai donné vingt-quatre heures pour partir ! – Oui et il reste deux minutes. Si je ne pars pas, qu’est-ce que tu vas faire Marshall ? – Et bien on va le savoir dans deux minutes … » La tension monte, le duel commence, regard, le suspense est presque insoutenable, que va-t-il se passer ? De suite la série m’accroche et là au bout des deux minutes, le Marshall Raylan Givens sort son arme et descend l’homme sans même froncer un sourcil … Mesdames et messieurs, bienvenue dans « Justified » !

Après cette scène d’introduction qui résume en elle-même toute la série, on quitte les hôtels de Miami, pour les contrées reculées et verdoyantes du Kentucky.

« Justified » va alors se démarquer des autres séries policières qu’on a l’habitude de voir et le mot d’ordre sera : imprévisible. Car, la série va l’être dans bien des aspects. Ici, on plonge dans une ambiance résolument western et le créateur va s’en donner à cœur joie. Au fil des intrigues toutes très bien ficelées, comme le fil rouge de la série, car en parallèle des intrigues, il y a aussi une histoire qui se suit, on va avoir alors le droit à toute la panoplie du genre. Le « nouveau shérif » de la ville est super looké, stetson et santiags sont de rigueur, on a le droit à des duels à l’arme à feu, exécutions en tout genre, règlements de comptes, une façon de faire respecter la loi assez violente, personnelle et sans sommation, comme on peut le voir dans beaucoup de film, franchement il ne manque plus que Timothy Olyphant se baladant à cheval pour vraiment être de retour au temps des cow-boys et des indiens. Ça change, c’est accrocheur et en plus c’est bien fait et bien pensé, que demander de plus. « Justified » c’est presque la jungle, la série adopte un ton réaliste, violent et cru, mais ce n’est pas gratuit. La série ne fait pas dans le sensationnel pour attirer de l’audimat, non ici en se réapproprie le style du western pour en faire un western urbain et moderne, à l’image de la superbe bande originale composée pour l’occasion. L’intrigue qui suit la série est prenante. Au fur et mesure, on découvre le passé et les ambitions du personnage principal. Les scénaristes développent une belle profondeur et rendent le personnage aussi intéressant qu’attachant, malgré le côté brute épaisse qu’il pourrait laisser paraître dans les premiers épisodes. J’ai trouvé le portrait que « Justified » dresse de cet homme juste et beau.

De plus je trouve que « Justified » est une série qui a de la gueule. Elle a son propre univers, son ambiance est terrible, réel et glauque. L’atmosphère est noire, c’est lourd et pesant. La photographie presque dans les tons gris est parfaite, elle apporte tant. Les épisodes sont rythmés entre scènes intimistes, réflexions et enquêtes empruntant autant aux thrillers qu’aux films d’action. On a vraiment affaire à une série de très haute facture.

Pour donner vie à Raylan Givens, on retrouve un habitué du petit écran, puisque Timothy Olyphant a déjà tenu de bons rôles dans des séries telles que « Damages » ou « Deadwood« , à noter que l’acteur choisi vraiment bien ses séries télés. Timothy Olyphant se révèle être parfait dans le rôle-titre. L’acteur incarne un Marshall avec justesse, violence et sensibilité. C’est un personnage qui est très attachant je trouve. Son ennemi/ami est joué lui par l’excellent Walton Goggins (aperçu dernièrement dans le « Django  » de Tarantino). L’acteur est possédé par le rôle et il devient très vite l’un de mes personnages préférés. Peu présent au début, il va rapidement s’imposer comme un incontournable. J’ai vraiment adoré le rapport de force entre lui et le Marshall. Il y a beaucoup d’amitié, grâce à ce passé commun, il y a de l’espoir aussi l’un envers l’autre, mais il y a la loi qui les sépare et la relation que va creuser la série entre ces deux personnages est le point le plus intéressant de cette première saison. C’est avec un immense plaisir que j’ai retrouvé David Eigenberg, un acteur que personnellement j’adore et qui est rare, trop rare même. Et même s’il n’a qu’un petit rôle, qui revient de temps en temps, quand il est présent à l’écran on le sait. L’autre grand pourri de cette saison un, c’est Raymond J. Barry, qui va nous offrir un show terrifiant de sang-froid. Le personnage est capable de bien des horreurs, avec une telle maîtrise de soi, que cela est perturbant. Côté actrices, la série ne les oublie pas et on trouve un beau rôle, pour Joelle Carter qui se révèle essentielle et on pourra compter sur Natalie Zea et Erica Tazel. Au fil des intrigues on trouvera également un joli palmarès, où figure des noms comme W. Earl Brown, Jacob Pitts, Brett Cullen, Doug E. Doug, ou Ryan O’Nan. Même dans son casting la série vise haut.

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Sur un format de treize épisodes de cinquante minutes à peu près, « Justified » va se révéler être une petite perle qui accroche l’œil. Avec son ambiance unique, ses méthodes non conventionnelles, son acteur principal charismatique et génial et enfin son énergie et sa créativité pour nous donner le meilleur à chaque nouvel épisode, on peut dire que cette première saison est une belle réussite et qu’elle m’a terriblement bien accrochée. J’ai très, très hâte de savourer la deuxième saison, surtout que la fin de la première ne donne qu’une envie… SAVOIR LA SUITE !

Note : 18/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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