The Pretty Reckless – Going to Hell

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Avis :

Que peut-on attendre d’une nana de vingt ans, ayant commencé sa carrière en tant que mannequin, puis ayant tourné dans l’imbuvable série Gossip Girl ? A priori pas grand-chose, sauf une icône pour la jeunesse perdue qui suit les soaps dégoulinants et qui essaye tant bien que mal de s’identifier à un quelconque effet de mode. Sauf que Taylor Momsen n’est pas une fille à papa et qu’elle a choisi une destinée bien différente que ce à quoi l’on pourrait croire. En effet, très attirée par le rock, elle va créer un groupe, The Pretty Reckless, avec un guitariste, un bassiste et un batteur. Sauf que la demoiselle est exigeante et cherche des musiciens avec un son lourd et puissant. Le groupe se forme alors en 2009 et sort son premier album en 2010, Light Me Up. S’inspirant de groupes tels que Metallica, Led Zeppelin ou encore Guns N’Roses, le groupe connait un joli succès en Angleterre et commence à se faire connaître en France et aux Etats-Unis. Bien entendu, si la musique entre en première ligne de compte, il faut aussi voir le physique de rêve de la jeune chanteuse, attirant en masse la gente masculine. C’est quatre ans plus tard que le groupe sort un nouvel opus avec Going to Hell et autant le dire de suite, la musique est encore plus lourde et c’est d’autant plus bon.

Le skeud commence avec Follow me Down. Quelques petits cris orgasmiques se font entendre et les guitares rugissent d’un coup, annonçant un son très lourd et puissant. Et lorsque la chanteuse commence son récital, on ressent une parfaite osmose. La rythmique est rapide et on est très proche d’un son métal. De ce fait, on pourrait entendre le croisement parfait entre Black Sabbath et Blondie. Et ce ressenti ne nous lâchera pas jusqu’à la fin. Les pré-chœurs sont accrocheurs, marquant une rupture de rythme adéquat avant de partir dans une certaine violence salvatrice. La suite sera dans le même genre avec Going to Hell, d’une grande puissance et d’une rapidité hallucinante. Les deux premiers titres restent dans le même registre, tout en gardant leur identité propre. Les refrains sont efficaces, les riffs agressifs et on ressent un vrai travail derrière. De plus, ces deux morceaux semblent vraiment taillés pour la scène avec une énergie communicative. Heaven Knows, qui arrive en troisième position est bien plus calme. Le morceau se base sur un rythme scandé redondant, montant crescendo vers quelque chose de rock. Encore une fois, c’est maîtrisé, l’ensemble s’accorde parfaitement et les chœurs féminins donnent une plus-value au titre, changeant radicalement avec les deux titres précédents. House on a Hill est un peu la ballade du skeud. Démarrant tout sereinement, le titre se réveille sur le refrain et envoie des riffs puissants, tout en gardant une certaine mélancolie. Encore une fois, le morceau est très bon et emporte l’auditeur dès la première écoute. Sweet Things renoue avec les deux premiers morceaux sur une rythmique lourde. A la différence que le titre est en duo et qu’il possède une certaine ambiance, assez lugubre. Les paroles évoquent le diable et le morceau est plus tortueux dans sa structure. Dear Sister est un interlude de moins d’une minute qui ne sert à rien.

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Absolution, qui entame la deuxième moitié de l’album, est un morceau très efficace mais qui malheureusement s’essouffle sur la fin. En effet, le titre démarre très fort, avec une belle fusion entre voix et musique, pour rester ensuite sur un rythme monocorde et lent. Du coup, le morceau perd de sa force et c’est dommage. Blame Me est par contre assez intéressant. S’axant plus sur un rock plus doux au niveau des sonorités, il faut entendre par là que la rythmique est bien moins lourde, on est face à un morceau fort sympathique, un peu plus binaire que les autres et se raccordant plus à ce que faisait le groupe sur le premier album. Le tout forme un titre accrocheur au refrain efficace. Burn est un titre acoustique très court, mais qui permet de marquer une belle pause et de profiter de la superbe voix de Taylor Momsen. Why’d you Bring a Shotgun to the Party renoue avec les débuts de l’album, avec un son lourd. Néanmoins, le titre est plus drôle de par ses paroles et peut-être plus accessible grâce à un refrain très simple mais efficace. Le titre est très bon et bien nerveux. Il est suivi par Fucked Up World, plus punk que les autres dans ses sonorités mais relativement bien construit et qui s’insinue bien dans la tracklist. Le seul reproche que l’on pourrait faire à l’album concerne la fin. Ce n’est pas très judicieux de mettre trois titres acoustiques pour conclure, car cela casse le rythme et c’est dommage. Waiting for a Friend est bien sympa, mais c’est le morceau qui marquera le moins les esprits. Par la suite, les versions acoustiques de Going to Hell et Sweet Things sont superbes, mais ne permettent pas une conclusion tout en énergie et c’est pourtant ce qu’il aurait fallu faire.

Au final, Going to Hell, le dernier effort de The Pretty Reckless est une vraie réussite. Alliant un son lourd et rapide, proche d’un heavy métal avec une voix féminine mais granuleuse, le groupe propose un album complet, jouissif et qui ne s’emmerde pas d’un quelconque enrobage pour faire le buzz. Entre plaisir des oreilles et plaisir des yeux, on peut dire que The Pretty Reckless est une excellent groupe à suivre.

  1. Follow Me Down
  2. Going to Hell
  3. Heaven Knows
  4. House on a Hill
  5. Sweet Things
  6. Dear Sister
  7. Absolution
  8. Blame Me
  9. Burn
  10. Why’d You Bring a Shotgun to the Party
  11. Fucked Up World
  12. Waiting for a Friend
  13. Going to Hell (live acoustic)
  14. Sweet Things (acoustic)

Note: 18/20

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Par AqME

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