décembre 4, 2020

Blood Camp

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De : Robert Hiltzik

Avec Vincent Pastore, Jonathan Tiersten, Paul Deangelo, Isaac Hayes

Année : 2008

Pays : Etats-Unis

Genre : Horreur

Résumé:

Comme chaque année, le camp d’été de Manabe accueille ses jeunes vacanciers pour y passer un séjour paisible au bord du lac d’Arawak. Venus camper, faire la fête et s’amuser les ados ignorent cependant que le camp cache un terrible secret que les maîtres des lieux, Franck et Ronnie, se sont bien gardé de révéler. Au début des années 80, 17 jeunes furent sauvagement assassinés par une jeune fille. Lorsque certains campeurs manquent à l’appelle, Franck et Ronnie comprennent que le massacre du camp d’été recommence…

Avis:

Dans le domaine du slasher (comprenez par ce terme, avec un tueur en série masqué que l’on tente de découvrir tout au long du film et que si le film il est mauvais on le trouve de suite, le meurtrier), il y a une série qui dure depuis 1983. Il s’agit de massacre au camp d’été, connu aussi sous le nom de Sleepaway camp. Il nous arrive en DVD depuis le 17 septembre, le cinquième volet de cette saga avec un titre français qui n’a rien à voir avec le sujet et surtout avec une jaquette laissant présager un fantôme à la Ring dans une ville, alors qu’il s’agit d’un tueur psychopathe dans un camp de vacances pour adolescents débiles. Bien entendu, il n’est pas nécessaire de regarder les quatre premiers volets pour comprendre ce dernier, car tout y est expliqué et en général, avec les films d’horreur, il ne faut pas sortir de St Cyr pour comprendre quelque chose. Dans le paysage actuel du cinéma d’horreur, ce film est-il indispensable? Signe-t-il le renouveau du slasher?

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Fumer tue

Le scénario est basique de chez basique. Rien de neuf à l’horizon et on est dans la continuité de la saga qui en scène un tueur psychopathe qui est en fait une tueuse. Non pas que le personnage soit hermaphrodite ou qu’il soit un escargot, mais la vilaine méchante se déguise en homme. Ici, on est dans un camp avec des jeunes débiles, qui se moquent de l’un de leur camarade qui est gros, gras et cradingue. Puis des meurtres sont commis dans le camp de vacances et tout le monde est visé, autant les jeunes que les adultes. Mais qui est cette personne qui bute tout le monde? Évidemment, on sait que le scénario veut nous amener à croire que le tueur est le gros rêvant de vengeance, mais il faut aussi arrêter de nous prendre pour des cons. Déjà parce que l’on voit le coup venir de très loin. Et ensuite parce que le tueur sera démasqué par les rompus au genre dès les premières minutes.

Par contre, le rythme est assez haletant. On commence doucement avec la présentation des jeunes débiles qui enflamment leurs pets, puis les meurtres s’enchaînent assez lentement au départ, pour prendre une vitesse vertigineuse dans les vingt dernières minutes. L’ambiance du camp est assez surprenante au début. Déjà la version française est horrible, les traducteurs ont dû prendre du Lexomil avant de refaire les phrases. Ensuite parce que la pellicule est dégueulasse et que j’ai bien cru voir un film des années 80/90. Le seul truc qui cloche, c’est les tenues vestimentaires plutôt actuelles et la musique de fond qui reste aussi contemporaine. Alors je ne sais pas si c’est un hommage aux slashers des années 80, comme les vendredi 13, ou si le budget était tellement limite que le réalisateur a pris un caméscope chez Norma.

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Quand les Queers jouent dans un film d’horreur, ça donne ça

Les acteurs sont relativement mauvais. Ça, on ne peut pas leur enlever, ils n’ont aucun talent. Mais ce n’est pas plus mal, car avec un grain dégueulasse et des acteurs au rabais, on tombe vite dans un second degré, peut être non voulu, mais assez drôle. Le gros lard qui est la risée de tout lemonde joue aussi bien de Koubiak dans les Parker Lewis, les moniteurs du camp ressemblent ou à des crétins ou à des bodybuilders à la retraite, et le gérant du camp est aussi charismatique qu’Enrico Macias un soir sur la place de la concorde. Mais ce qu’il y a de plus décevant, c’est que l’on ne verra pas un seul téton, pas une seule paire de fesses, alors que le camp était fourni en gonzesses. Bordel, c’est surement le premier slasher dans un camp d’adolescent sans un peu de sexe dans le lot. Je ne reviendrai pas dans les détails du jeu d’acteur des jeunes, notamment quand ils sont pétés ou quand ils ont peur, avec des mimiques atterrantes et qui nuisent à la crédibilité du film.

Par contre, les effets gores sont très nombreux et ils sont plutôt bien foutus. C’est d’ailleurs l’un des éléments qui permet de dire que le film n’est pas un vieux film. Pour tous les amateurs de sang et de corps mutilés, il y a que quoi faire. Les meurtres sont assez ingénieux et plutôt cruels. On commence avec une tête dans une friteuse, pour continuer avec un jeune explosé à l’essence, pour enfoncer encore le couteau avec un mec bouffer par des rats, et puis on rajoute un mec qui se fait trépaner par un manche à balai aiguisé, pour mettre ensuite un gars qui se fait arracher la bite ou finir avec un mec écorché vif. Bref, vous l’aurez compris, le film n’est pas avare en scène assez chocs et c’est assez agréable. Par la tension n’est pas au rendez-vous et parfois on s’ennuie. Si le réalisateur a voulu montrer la cruauté des jeunes envers un autre jeune qui est différent, c’est réussi, mais au bout d’un moment, on frise avec le n’importe quoi, et on va vers le harcèlement pur et simple. La fin est ridicule et le bonus d’une minute après le générique, bien que jouissif reste assez mal foutu.

8

Écoute moi bien jeune fille, j’ai une putain de constipation passagère et je suis obligé de forcer comme ça tout le temps pour sortir une putain de clochette, alors c’est pas le moment de se foutre de ma gueule!!

Au final, Blood camp est un énième slasher sans grande envergure et qui propose des acteurs vraiment mauvais ainsi qu’une réalisation assez moche. Les amoureux de scènes gores avec des meurtres assez inventifs seront combler, les autres se feront surement chier. Un film très inégal et qui surprend par son côté old school et son coté récent, un film qui surprend par la bêtise des dialogues et par la cruauté des crimes. En bref, un film assez bizarre. Je ne sais pas si c’est un film hommage aux vues du jeu des acteurs et de la fin bâclée ou si c’est un gros foutage de gueule qui aligne des scènes gores bien faites. Un film moyen en quelque sorte.

Note: 10/20

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Par AqME

HerschellNote de Herschell: 13/20

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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