En Quarantaine

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Titre Original: Quarantine

De : John Erick Dowdle

Avec Jennifer Carpenter, Columbus Short, Johnathon Schaech, Jay Hernandez

Année: 2008

Pays: Etats-Unis

Genre: Horreur

Résumé:

Une reporter et son caméraman sont coincés à l’intérieur d’un immeuble placé en quarantaine, où d’étranges créatures vivent…

Avis:

Le cinéma américain est relativement bizarre. En effet, j’ai parfois l’impression qu’il se fout de la qualité de ses métrages et qu’il s’intéresse de plus prêt au pognon et au recette du box-office. Avec en quarantaine, on peut avoir une sorte de confirmation de cette pensée, puisque seulement six mois après la sortie de [rec], film espagnol de Jaume Balaguero, voici que John Erick Dowdle sort son remake. Les américains sont-ils aussi fermés d’esprit qu’ils n’ont pas eu la décence de voir le film espagnol, et donc, le vilain réalisateur à penser à se faire un fric monstre sur ce film? Je pense bien que oui, car quand on regarde le film d’un bout à l’autre, on remarque bien que le film est quasiment identique plan par plan. Alors cela vaut-il le coup? Rajouter deux scènes supplémentaires est-il pertinent? Les acteurs américains sont-ils meilleurs que les espagnols?

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Le scénario est vraiment en tout point identique à Rec. En gros, une journaliste veut filmer de nuit des pompiers en espérant une intervention. Les premières minutes montrent une caserne tout ce qu’il y a de plus normal avec son lot de mecs machos et de héros en herbe. Puis une intervention survint et voilà notre équipe qui s’en va vers un immeuble à la rencontre d’une vieille dame qui sera tombée dans son appartement. Bien entendu, la contagion commence, et l’horreur va commencer avec son lot de morsures et de sang. Si tout cela semble assez bon, on reste forcément déçu car on se retrouve devant un film déjà vu et qui n’essaye aucunement de se détacher de son remake pour renforcer une ambiance glauque ou pour mettre des personnages plus attachants. Donc forcément, quand on a aimé le premier, on reste peu surpris et on s’ennuie assez vite devant le métrage.

Mais finalement, le plus choquant dans tout ce fourbi, c’est qu’il en devient difficile de ne pas être méchant envers ce film, car s’il était apparu avant rec, on aurait taxé ce dernier film de daube. Bon, en même temps, c’est tout de même une copie de rec et aucun américain n’aurait eu l’idée de faire un film aussi couillu. L’ambiance qui se dégage du film reste bien sage et le réalisateur n’insiste pas, par exemple, sur la petite fille malade et préfère centré son image sur le vétérinaire et sur l’histoire du chien qui a la rage. Alors certes, l’explication est plus explicite, mais on reste dans de l’aseptisé purement américain. Il faut dire que les américains sont tellement cons, qu’il faut tout leur expliquer rapidement sinon, ils ne comprennent rien…

Les acteurs sont tout aussi aseptisés que l’ambiance elle-même. Jennifer Carpenter, qui joue l’atout charme du film, et la vedette, n’est en fait qu’un zombie de plus et son interprétation est purement et simplement mauvaise. D’ailleurs, son texte de fin se résume à trembler et crier alors qu’il faut faire le silence. Jay Hernandez, déjà vu dans le sympathique Hostel porte une interprétation sans envergure de pompier sauveur au grand cœur et cela n’aide pas le film. Pour le reste des personnages, on a une galerie vite oubliée avec un couple d’immigrés, des colocataires, une petite fille malade et un vétérinaire qui va devoir essayer de sauver des vies. L’accent qui est mis dessus dans rec est complètement ellipsé dans ce métrage et de ce fait, on ne s’attache à aucun des personnages. Même les zombies jouent mal, c’est pour dire! La grosse mémé en devient presque gentille, un comble!

Après il reste les effets gores et pour le coup, ils ne sont pas trop mal foutus. Malheureusement, Rec n’est pas Hostel et le film ne peut se reposer que sur le gore en outrance. Les amateurs apprécieront la fracture ouverte du pompier qui tente de remarcher avec cette jambe et le gros zoom dessus. Certains préfèreront le rat écrasé avec les boyaux à l’air. Bref, niveau gore, il y a de quoi faire, mais les contaminés ne sont pas vraiment effrayant, la faute à une caméra beaucoup trop vivace qui gâche tout le plaisir des scènes d’action. Il faut dire aussi que le rôle de la petite fille, qui été si effrayante dans l’original, reste vraiment amoindri dans ce remake et du coup, ça fait un effet en moins. Putain de puritanisme américain.

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Au final, en quarantaine est un remake inutile qui ne fera jamais avancer le cinéma. Le divertissement n’est pas au rendez-vous pour ceux qui ont vu le film ibérique, et pour les autres, ils y verront un énième film de zombies filmé caméra à l’épaule façon documentaire comme c’est la mode actuellement. Ce métrage prouve que le cinéma américain est en perdition d’idées et que faire des copies de films européens reste, pour eux et pour les spectateurs américains si chauvins, une solution miracle et bankable. L’Europe serait-elle le berceau de meilleures idées de films d’horreur. La preuve en est avec Morse qui est devenu Laisse-moi entrer en très peu de temps. A quand un remake du Père Noël est une ordure?

Note: 07/20

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Par AqME

HerschellNote de Herschell: 04/20 Le remake américain qui n’aurait jamais dû avoir lieu

TrasherNote de Trasher: 00/20 L’intérêt de ce film?

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