Spyrium

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But du Jeu :

Dans un univers steampunk, vous êtes un industriel qui cherche à exploiter une ressource, le spyrium, dans des mines pour le transformer dans des usines ou faire des recherches dessus dans des laboratoires.

L’originalité du jeu est dans le placement des ouvriers à l’étape 1 et leur récupération à l’étape 2 qui permet soit de récupérer de l’argent, des cartes, ou d’activer celle-ci. Sachant que tous les joueurs ne passe pas forcement en même temps de l’étape une à la deux. Enfin, il est possible d’orienter son jeu en développant des brevets.

Avis :

L’univers du Steampunk est un univers très riche et avec une ambiance très forte. Et c’est assez marrant de voir que cet univers est assez peu exploité au cinéma. Alors on peut citer des films comme A la Croisée des Mondes : la Boussole d’Or ou encore La Cité des Ombres, mais tout cela reste très enfantin. Si l’on veut trouver du steampunk pour adulte, avec un univers plus sombre et plus travaillé, il faut se plonger dans la BD (Le Régulateur, La Nef des Fous) ou alors aller vers les jeux de société. Mais le jeu de société a un problème. En effet, si l’on reste proche des règles, l’univers demeure mal exploité et l’effet inverse est aussi valable, c’est-à-dire qu’à trop travailler sur l’univers, on en oublie des règles pertinentes et intéressantes. Spyrium propose un système intéressant dans un univers riche, mais si le jeu demeure excellent, l’univers est trop peu exploité.

Le jeu s’appuie sur un système de placement et de génération de ressources et de points de victoire. Chaque joueur démarre avec trois ouvriers. Sur la table, un carré de neuf cartes est posé. Le premier joueur pose un ouvrier entre deux cartes, ensuite le deuxième pose son ouvrier et ainsi de suite. Il s’agit de la première étape qui permet de poser ses ouvriers entre les cartes qui sont susceptibles de nous intéresser. La deuxième permet plusieurs choses. On peut retirer l’un de ses ouvriers pour gagner de l’argent (une livre pour chaque ouvrier autour de la même carte), mais on peut aussi acheter la carte devant laquelle est posé notre ouvrier. Elle possède un cout et il faut ajouter une livre pour chaque ouvrier adverse autour de cette carte. On peut aussi activer une carte devant nous si l’on en possède. Enfin, on peut faire l’effet de la carte évènement du tour. Voici à peu près les actions que l’on peut faire. Là où le jeu se complexifie, c’est qu’il faut prendre des cartes qui nous font gagner soit du Spyrium, la seule ressource disponible, soit des ouvriers en plus, soit des points de victoire. Car à la fin, c’est celui qui a le plus de points de victoire qui l’emporte. Pour cela, on peut prendre des cartes qui rapporte directement, ou alors des cartes qui donnent du Spyrium, que l’on échange par la suite contre des points de victoire. Rien de bien difficile jusque-là. Mais le jeu possède un gros défaut et cela se voit dès le début de partie. Il n’y a pas de direction de jeu particulière comme on peut essayer de le faire sur Seasons ou sur 7 Wonders et au départ, on aura du mal à bien placer ses pions et on se laissera un peu guider par les choix des adversaires. Du coup, les néophytes seront un peu perdus et c’est une sensation assez désagréable. Néanmoins, le jeu se déroulant en cinq parties, il se révèle au fur et à mesure et on sent de plus en plus la mécanique du jeu et la direction à prendre pour espérer gagner.

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Autre petit souci, l’univers. Si la boîte est très attractive et que l’univers semble bien recherché, on tombera de haut devant le matériel. Alors certes, il est d’excellente qualité, les cartes sont épaisses, les logos sont facilement reconnaissables, les petits joyaux de Spyrium sont ludiques, c’est plutôt bien. Mais l’univers reste très superficiel, avec des illustrations pas du tout attractives et une certaine redondance dans le design. Il y a peu de cartes de personnages, ce qui aurait donné un plus à l’univers et on reste un peu sur notre faim. Mais quand on y regarde de plus près, c’est un peu l’adage de Ystari qui édite le jeu. Bien souvent, les systèmes de jeu sont très bons, mais l’univers reste esquissé, ce qui est dommage. Mais vaut-il mieux un jeu beau ou un jeu bon ?

Au final, Spyrium est un jeu plaisant. Les mécaniques demeurent complexes au départ et peuvent rebuter plus d’un débutant, mais le jeu prend de l’ampleur au fil de la partie et on peut avoir envie d’en refaire une pour voir notre réaction dès le départ. Autre gros avantage, chaque partie est différente, ce qui donne une grande rejouabilité au jeu et ça, c’est important !

Note : 16/20

Par AqME

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