octobre 28, 2020

Godzilla

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De : Gareth Edwards

Avec : Aaron Taylor-Johnson, Bryan Cranston, Elizabeth Olsen, Ken Watanabe, Juliette Binoche, …

Année : 2014

Pays : Etats-Unis, Japon

Genre : Action, Science-Fiction

Scénario : Frank Darabont, Max Borenstein, Dave Callaham

Résumé :

Il y a 15 ans, un accident présenté comme un tremblement de terre a irradié une région du Japon, causant de multiples dégâts et de nombreux morts. Parmi ceux-ci, la femme d’un ancien physicien nucléaire, Joseph Brody. Bien décidé à découvrir la vérité, il mène depuis lors l’enquête et semble être proche du but mais ce qu’il va découvrir avec son fils va dépasser tout ce à quoi il aurait pu s’attendre

Avis :

Lors de sa sortie en 1954, Godzilla fut un succès critique et commercial. En effet, ce fut la première fois qu’une production japonaise osait sortir un film critiquant l’utilisation des armes nucléaires. Plus qu’une métaphore sur les explosions d’Hiroshima et Nagasaki, Godzilla matérialise le traumatisme vécu par un pays tout entier. Au court des 28 films sortis par la Toho, Godzilla est passé de monstre écrasant tout sur son passage à héros d’une nation qu’il protège. Sortir un reboot américain d’un emblème aussi cultissime de la culture japonaise a de quoi faire grincer des dents et le peuple nippon ne voit pas ce remake d’un bon œil. Roland Emmerich s’y était essayé il y a quelques années et s’était royalement vautré. Qu’en est-il de cette fournée 2014 ?

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Rien que les bandes annonces, il faut avouer que ça donne envie. Après tout, le film sera réalisé par Gareth Edwards (à qui l’on doit l’excellent Monsters) et non plus Roland Emmerich qui, à part tout casser devant sa caméra, ne sait pas faire grand-chose. En effet, bien plus qu’un film catastrophe qui pète dans tous les coins, Edwards nous offre un véritable drame intimiste, grâce à des acteurs plutôt convainquant et touchants, Bryan Cranston (Breaking Bad, Malcolm, …) en tête, tout comme Aaron Taylor-Johnson (Kick Ass). D’autres cependant ne semblent absolument pas concernés, notamment Elizabeth Olsen (Old Boy, Red Lights, …).

Ce film est aux antipodes des films d’action décérébrés si chers à Michael Bay. Godzilla est certes un film d’action avec des gros monstres qui cassent tout sur leur passage, mais ici l’histoire prend le pas sur le spectaculaire. En effet, au final, on ne voit pas souvent le monstre éponyme. Mais cette absence n’handicape pas le film. Après tout, on ne voit pas beaucoup le requin dans Les dents de la mer et encore moins Hannibal Lecter dans Le silence des agneaux pour ne citer qu’eux. Mais rassurez-vous, vous n’aurez pas un ersatz de Cloverfield (que j’ai trouvé très bon quoi qu’on en dise.) et le film comporte son lot de scènes spectaculaires.

Spectaculaire, le mot est encore trop faible pour décrire le dernier acte. Une titanesque confrontation entre Godzilla et deux Kaiju colossaux nous en fait prendre plein la rétine. Les poils se hérissent lorsque l’on entend le célèbre rugissement du monstre nucléaire. Edwards a traité son sujet avec respect, passion et maitrise, 3 maitres mots pour réaliser un bon remake.

Certains plans sont sublimes. La descente en parachute, les apparitions des monstres dans la poussière, la queue du monstre qui fend l’air… et les hors champs sont subtilement utilisés. L’ambiance du film est vraiment sombre et apocalyptique et les décors de villes dévastées sont vraiment somptueux.

Quant au physique de Godzilla, il respecte le look de son homologue de 1954, même si les non-initiés pourraient se montrer dubitatifs quant à l’apparence du monstre. Et les similitudes entre le film originel et ce reboot sont nombreuses, comme, par exemple, le fait qu’une partie de l’action se déroule au Japon et bien d’autres choses que je n’énumérerai pas pour ne pas vous gâcher les multiples surprises du métrage.

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Au final, ce reboot de Godzilla est un excellent film. Loin d’être un simple film de monstres détruisant tout sur leur passage, Edwards a su nous offrir un véritable drame au milieu de l’apocalypse que font régner les monstres autour d’eux. Le film comporte son lot d’images fortes et de passages d’anthologie et certains plans sont vraiment somptueux

Après Pacific Rim et maintenant ce monumental reboot de Godzilla, il y a fort à parier qu’il va nous arriver des pleines brouettes de Kaiju Eiga (films de monstres). Il n’en faudra pas moins pour que d’autres monstres sacrés comme Gamera, Mothra ou Baragon traversent le Pacifique. Si c’est pour nous sortir des films de la même qualité que ce reboot, moi ça me va.

Note : 20/20

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Par Trasher

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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