Blackout

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De : Rigoberto Castaneda

Avec Amber Tamblyn, Aidan Gillen, Armie Hammer, Claudia Bassols

Année : 2007

Pays : Etats-Unis

Genre : Thriller

Résumé:

Trois inconnus se retrouvent coincés ensemble dans un ascenseur en panne pendant plus de 24 heures…

Avis:

Petite incursion dans le domaine du thriller mais qui oscille avec sa dernière partie dans l’horreur, Blackout fait partie de ces films qui sont passés plutôt inaperçus lors de leurs sorties (2007) et qui pourtant recèle de passages assez intéressants et d’un lieu confiné qui démontre une certaine maîtrise. Si l’ascenseur a déjà été vu notamment par Dick Maas avec l’ascenseur ou encore avec le Devil de John Erick Dowdle, ce film réserve une certaine surprise car il n’y a rien de surnaturel et mais seulement un jeu de malchance lors d’une panne de courant. En effet, que feriez-vous dans un ascenseur avec deux autres inconnus pendant 24 heures? Les plus pervers d’entre vous ont déjà la réponse, mais si parmi les deux inconnus, l’un des deux se dévoile petit à petit pour devenir quelqu’un de dangereux et de profondément malsain, la donne ne serait pas la même. C’est un peu ce que propose Blackout, qui avec un petit budget, des acteurs pas forcément connus et un lieu claustrophobique arrive à tenir le spectateur en haleine.

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Aidez-moi, le mec à ma gauche ne fait que de me mettre la main au cul!!

Le scénario est assez simple et pourtant il fallait y penser. Si l’ascenseur est l’endroit de tous les fantasmes avec une belle blonde, il est aussi le lieu d’une phobie qui terrifie beaucoup de personnes. Qui n’a jamais eu peur de se retrouver coincé dans un ascenseur entre deux étages et avec les secours qui ne répondent pas? Et bien c’est un peu ce qu’il se passe dans ce métrage. Trois personnages vont se retrouver dans cet ascenseur lors d’une panne de courant générale. Alors, on pourrait vite se dire que ça va être chiant au possible, mais il n’en est rien, notamment grâce à un habile historique de chaque personnage qui leur donne de l’ampleur et une dimension bien sympathique. Bien entendu, le film ne va pas se contenter de faire croitre un peur croissante dû à l’enfermement avec deux inconnus. Le film ajoute par-dessus une donnée bien glauque qui va grandissante pour finir en apothéose.

Quand on dit lieu confiné ou lieu unique, on pense directement à ennui, mollesse et lassitude. Et pourtant, le film ne tombe jamais dans le mou et ne laisse jamais le spectateur dans l’ennui. Il faut dire que le réalisateur, Rigoberto Castaneda, arrive à faire de l’ascenseur et la relation entre les personnages un pont vers l’extérieur et sur les évènements qui ont poussé les trois protagonistes à prendre cet ascenseur. Du coup, en plus de donner du pep’s au métrage, il insuffle une vraie dimension aux personnages. Et même si cela peut sembler un petit peu gros, il faut reconnaître que les idées sont là et elles ont du sens et du lien. La montée en puissance de l’angoisse est aussi un facteur qui favorise l’adhésion à l’histoire de chacun et à leurs réactions.

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Faut vite que je me fasse un fix avant de péter un câble!!

Les acteurs sont relativement bons. Ils ne sont pas nombreux, mais sont bien impliqués et arrivent à tenir sur la longueur. Amber Tamblyn est la seule fille du métrage et elle incarne une jeune s’occupant de sa grand-mère et de ses études. Mais sa grand-mère est malheureusement internée entre la vie et la mort des suites d’un accident. On a aussi le beau gosse de service, qui joue bien et qui peut paraître le bad guy de l’histoire au début, mais on va vite se rendre compte que non et que sa raison est l’amour. Le dernier acteur est Aidan Gillen, que l’on peut voir dans Game of Thrones en sale petite pute et qui joue ici quasiment le même rôle mais il faut dire qu’il le joue à merveille et que son pétage de câbles est vraiment magistral. A noter aussi une apparition de Mark Boone Junior en père alcoolique très convaincant.

Pour le côté gore, on restera tout de même sur notre faim. Pour la bonne et simple raison que le film est plus axé thriller et que seule la fin prend un tournant horrifique. Néanmoins, on retrouve quelques effets bien foutus, notamment une jambe cassée, un coup de couteau bien placé et surtout un arrachage de bras bien sale. Les effets spéciaux tiennent la route et montrent bien souvent la notion de vide entre le plancher des vaches et la hauteur de l’ascenseur. On le voit lors de la chute de l’inhalateur de la nana. Mais ce qui fait la force du film, c’est sa montée progressive de l’angoisse et de la peur qui va envahir deux personnages, terrorisés par un troisième complètement frappadingue. Il n’y a pas trop de surprises lors de sa découverte, mais la réalisation propre, les effets de lumières bleues et le final en grande pompe font que l’on se laisse prendre au jeu.

Au final, Blackout n’est pas le film du siècle en matière de thriller/horreur, mais il fait partie de ces petits films qui ont osé faire un pari et qui y sont parvenus avec un certain brio. Simple, avec une angoisse qui monte crescendo et des acteurs convaincants, le film de Rigoberto Castaneda demeure sympathique, agréable et même si la fin est un peu grandiloquente par rapport à tout le reste, ce film m’a diverti. A réservé aux fans de thriller horrifique et claustrophobique, et à tous ceux qui veulent savoir ce que c’est que d’être bloqué dans un ascenseur sans avoir une belle nana pour s’occuper mais plutôt un dangereux maniaque aux tendances sexuelles un peu brutales.

Note: 14/20

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Par AqME

 

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