Black Label Society – Catacombs of the Black Vatican

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Avis :

Il arrive parfois que certains groupes soient moins connus que leur leader. Le cas est très rare, mais bien souvent, lorsque le frontman du groupe a fait des projets solos ou provient d’une autre formation prestigieuse, il arrive que l’on exprime plus souvent le nom du chanteur que du groupe. Le cas est rare, mais on peut citer Serj Tarkian pour System of a Down, Ozzy Osborne pour Black Sabbath ou encore Kurt Cobain pour Nirvana. Avec le Black Label Society, il suffit d’évoquer le nom de Zakk Wylde pour faire palpiter le cœur de million de fans dans le monde. En effet, il s’agit du premier guitariste d’Ozzy Osborne, et il est le responsable du skeud No More Tears, l’album le plus vendu d’Ozzy. En parallèle de son succès avec le chanteur de Black Sabbath, il fonde le Black Label Society en 1998 et le groupe connait un franc succès, notamment grâce à une imagerie très ancrée dans le monde des bikers et surtout un son qui lorgne du côté du heavy metal sudiste, avec des solos monstrueux. Catacombs of the Black Vatican est le huitième album du groupe et il survient quatre ans après Order of the Black, qui fut bien sympathique. Reconnu comme l’une des figures les plus influentes du metal, que vaut vraiment le dernier album du Black Label Society avec Zakk Wylde ?

Autant le dire tout de suite, cet album va surement faire partie des meilleurs galettes dans le domaine du rock et du métal. Réglé comme du papier à musique dans un orgue de Barbarie, Catacombs of the Black Vatican va combler toutes les attentes des fans mais aussi certainement faire venir de nouveaux adhérents, tant la réussite de l’album est complète. Le skeud commence avec Fields of Unforgiveness, qui est voué à devenir un grand classique. Simple, rapide, allant chercher aussi bien dans le blues que dans le rock sudiste ou encore le stoner métal, le titre rentre de suite dans la tête et le solo de gratte est juste parfait. Il s’agit du morceau parfait pour rentrer dans l’album. My Dying Time est plus difficile d’accès que le morceau précédent, à cause d’un refrain moins percutant, mais il reste très efficace, et va chercher ses racines dans un hard rock bienfaiteur, bien loin des sons électro que l’on a maintenant un peu partout. Le solo est juste magique et on entend toute l’implication du chanteur et ses efforts pour chanter de façon plus envoutante. Believe, quant à lui, va chercher bien plus loin dans l’aspect rock sudiste et blues rock. Le rythme scandé fait osciller la tête de manière efficace et le tout colle parfaitement avec la voix du chanteur et l’ambiance. Le refrain est lui aussi très efficace, rentrant rapidement en tête. C’est alors que survient la première des trois ballades de l’album. Angel of Mercy est juste sublime, avec sa guitare sèche et sa ligne de basse relativement claire. Le refrain, avec des violons et du piano en fond est entêtant et l’ensemble forme un morceau envoutant et parfait avec un solo d’une grande maestria. La suite est marquée par l’un des morceaux les plus pêchus du skeud avec Heart of Darkness. Rapide, puissant et marqué par des riffs saturés purement métal, le titre redonne la patate et montre que le groupe sait tout faire sans aucun problème de passation. Il s’agit là d’un pur titre pour headbanger et le pari est réussi. Beyond the Down s’appuie avec la même fougue que le morceau précédent sur un rythme heavy des plus classiques. Mais le tout est efficace et les refrains rentrent bien en tête. On pourra regretter la faible durée de ce morceau qui aurait mérité bien plus tant il est bon.

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Après deux morceaux très nerveux, on tombe sur la deuxième ballade du groupe, Scars. Il s’agit surement de la plus commerciale des trois mais elle ne tombe jamais dans le lénifiant ou le larmoyant. Bien au contraire, elle reste touchante tout en étant presque joyeuse. L’apport des violons est indéniable mais le luxe suprême, c’est d’avoir droit à un solo précis, calme et qui montre que Zakk Wylde est un génie de la guitare. Damn the Flood est le titre pour déchaîner les foules. Rapide, technique, puissant, le morceau est certainement le plus rock n’roll et la voix du chanteur est parfaite par-dessus, allant chercher vers quelque chose de plus grave. La rupture avec un rythme plus scandé est excellente et le solo et magnifique entrant de manière logique dans un emboîtement parfait. I’ve Gone Away est quant à lui bien différent, se reposant vraiment sur une introduction et des ruptures purement métal, alors que lorsque le chanteur chante, les guitares deviennent plus légères et plus rock. L’ensemble forme quelque chose de délicieux et de franchement prenant. On ressent toute la palette dont est capable le groupe et c’est un vrai bonheur pour les oreilles. Mais le plus grand plaisir viendra de Empty Promises, un titre long, avec une intro à la batterie des plus agréables et une guitare qui se fait entendre avant d’emplir toute la pièce. Le titre est très bien construit et envoie le pâté quand il faut. Le refrain est facilement mémorisable, rendant le titre presque incontournable. Pour chipoter un peu, il est vrai que les rythmiques ressemblent à du Black Sabbath, mais il y a pire comme comparaison. Le dernier titre qui clôt l’album, en version classique, est résolument le plus surprenant. Shades of Grey est une ballade très lente, avec une guitare très légère, laissant la place à la batterie, la ligne de basse et la voix sublime de Zakk Wylde. Encore une fois, on se rapproche des racines blues et c’est vraiment très bon, mais surprenant pour un groupe comme le Black Label Society. Mais entre un refrain parfait et surtout un solo de guitare inattendu et d’une puissance incommensurable, on est vraiment devant un titre majeur et d’une grande beauté. Mais finalement, l’album ne s’arrête pas là, puisque deux pistes bonus vont terminer le skeud. Dark Side of the Sun est un morceau très nerveux, mais d’une grande technicité et il fait partie des meilleurs titres de l’album grâce à un énorme changement de rythme en milieu de titre et à un solo magistral. Enfin, Nomad clôture définitivement l’album et c’est là aussi l’un des meilleurs titres de l’album. Lent, mélancolique, beau, touchant, le titre est d’une grande puissance évocatrice, il prend aux tripes et fait parfois penser à ce que pourrait proposer Avenged Sevenfold mais dans une version plus travaillé et plus poignante.

Au final, Catacombs of the Black Vatican, le dernier album du Black Label Society est un magistral album de métal. Puissant, beau, jouissif, technique et maîtrisé de bout en bout, on ressent toute la créativité de Zakk Wylde, qui ne s’emmerde pas avec les critiques et autres râleurs en proposant un grand album classique et voué à en devenir un. Premier gros coup de cœur de l’année et comme une envie de rouler en Harley avec un cuir.

  1. Fields of Unforgiveness
  2. My Dying Time
  3. Believe
  4. Angel of Mercy
  5. Heart of Darkness
  6. Beyond the Down
  7. Scars
  8. Damn the Flood
  9. I’ve Gone Away
  10. Empty Promises
  11. Shades of Grey
  12. Dark Side of the Sun
  13. Nomad

Note : 19/20

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Par AqME

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