décembre 2, 2020

Headhunter

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Résumé :

Dans un futur où les aliments sont garantis sans composants naturels et où la criminalité explose, la privatisation semble être la réponse adéquate. C’est en tout cas ce que pense Christopher Stern en créant l’Anti Crime Network (ACN), une force de police privée ayant en charge de remettre un peu d’ordre dans cette cité. Qui dit force privée, dit méthode peu conventionnelle, et l’ACN ne déroge pas à la règle. Afin d’attirer les chasseurs de primes à traquer les criminels, chaque personne enfreignant la loi se verra cotée en bourse, où sa cote augmentera au fur et à mesure de ses crimes. Le laboratoire Biotech se joint aussi à ces actions grâce au Dr Zweiberg, l’inventeur d’une puce de contrôle des actions destinée à contrôler les actions des criminels. Dans ce cadre idyllique, la denrée la plus précieuse est les organes humains et chaque délinquant est amené à faire des dons spontanés lors de son arrestation.

C’est au milieu de tout cela que le chasseur de prime Jack Wade se réveille, dans un laboratoire, prêt à subir une intervention des plus déplaisantes. Après une fuite, il se réveille totalement amnésique et il est engagé par la fille de Christopher Stern, Angela, pour découvrir la vérité sur l’assassinat de son père. Sans aucun souvenir, et avec de maigres pistes, les découvertes qu’il va effectuer sont bien loin de ce à quoi il pouvait s’imaginer.

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Jack Wade : Charisme + 10

Avis :

Sorti en novembre 2001 sur Dreamcast et 4 mois plus tard sur Playstation 2, Headhunter est un jeu d’action à la troisième personne qui emprunte des mécanismes de gameplay dans les divers hits de l’époque. Metal Gear Solid, Resident Evil, Syphon Filter, autant de souvenirs qui se rappellent à nous lorsque l’on entre dans l’univers de Headhunter. Le jeu propose trois phases distinctes. Tout d’abord, les phases de combat. Lors de ces moments, la visée est automatique avec un curseur venant se placer sur l’ennemi le plus proche, avec la possibilité de switcher d’un opposant à un autre. Bien entendu, il sera nécessaire d’utiliser l’environnement afin de s’abriter des tirs. La maniabilité date de 2001, et il faudra un temps d’adaptation pour maitriser ce gameplay old school. Les premiers affrontements seront assez désastreux, mais avec un peu d’entrainement, on finira par appréhender le personnage et les combats deviendront plutôt agréables. Des boss feront aussi leur apparition de temps en temps. Il faudra comprendre leur pattern pour en venir à bout, foncer tête baissée sera synonyme de suicide.

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Les affrontements sont intenses

La deuxième phase concerne l’exploration des lieux. Contrairement aux productions actuelles, ici pas de couloirs. Lorsqu’on arrive dans un nouvel environnement, on est libre de se balader un peu partout pour le découvrir. C’est là qu’apparaissent les « énigmes » à la Resident Evil. Par exemple, une porte est fermée par des barres de bois. Pour l’ouvrir il faudra trouver une batterie, permettant de déplacer une grue sous laquelle on obtiendra un item qui nous donnera accès à un extincteur, extincteur servant à éteindre une voiture en flamme au sein de laquelle on trouvera un pied-de biche afin d’ouvrir cette porte. Ces énigmes, très symptomatiques des premiers Resident Evil (Ceux sortis avant le 4), permettent de casser le rythme et offre au joueur une variété de séquences fort bien venue.

Il reste une dernière phase, celle de déplacement à moto. En effet, pour nous rendre sur les différents lieux de nos missions, il faudra y aller par le biais d’une moto. Ces phases sont aussi nécessaires pour acquérir les points de techniques, obligatoire pour l’obtention de nouveau permis, mais ce point sera abordé un peu plus bas. Loin d’un GTA qui offre une conduite totalement arcade, ou d’un Forza Motorsport offrant quant à lui une simulation pure et dure, dans Headhunter on a le droit à un mix des deux. Appuyer à fond sur l’accélérateur et la moto cabrera, rendant impossible tout contrôle, Freiner trop tard et c’est parti pour un petit séjour dans le décor. Par contre, il sera tout à fait possible de faire un face à face avec une voiture à plus de 220 Km/h et en ressortir totalement indemne. Tout comme les phases de combat, le pilotage demande un certain entrainement pour ne pas jouer au ping-pong avec tout le trafic du jeu. Les points de techniques s’utilisent au sein du L.E.I.L.A. Dans ce lieu, il faudra passer des épreuves de réalité virtuelle afin d’obtenir de nouveau permis de chasseur de primes, chaque permis débloquant de nouveaux équipements et armes plus puissantes. Le gros point noir de l’obtention de ces points vient du fait qu’ils ne se gagnent que d’une seule façon, en roulant à grande vitesse. Sachant que la moindre collision avec un véhicule ou le décor nous retire des points, il devient assez compliqué de les obtenir en sachant que la map n’est pas bien grande et que les grands axes vraiment peu nombreux. Une phase inutilement rébarbative.

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Une fois maitrisée, la conduite devient agréable

Sur le plan technique, l’âge du jeu se ressent forcément, c’est pourquoi il est totalement inutile de se lancer dans une comparaison avec des jeux d’aujourd’hui. Cependant, si l’on se réfère aux autres titres de cette époque, Headhunter n’a pas à rougir. En deçà d’un Metal Gear Solid 2 : Sons Of Liberty, il tient la comparaison avec Onimusha : Warlords, ou James Bond 007 : Espion pour Cible grâce notamment à des environnements variés possédant des éléments destructibles et une fluidité constante. Seules les animations des personnages sont un peu raides. Au niveau de la bande-son, il n’y a rien à redire. Le doublage est convaincant et les musiques, véritables orchestrations, rajoutent encore plus à l’ambiance lors des moments d’action ou de pilotage en plein trafic. Un léger reproche au niveau du sous-titrage, il est fréquent que les sous-titres soient en retard par rapport au dialogue, et même si l’anglais utilisé reste compréhensible, cela empêche une totale immersion dans le jeu.

Le scénario se révèle être une bonne surprise. Bien que classique dans son déroulement, et n’évitant pas les lieux communs (amnésie, traitres que l’on voit venir de loin…) l’univers décrit est extrêmement cohérent, avec une bonne dose d’humour noir, en particulier lors des journaux d’information, véritables shows n’hésitant pas à exploiter les actions du joueur pour en donner le crédit à l’ACN. Cet univers, où les forces de l’ordre utilisent des moyens parfois pire que les criminels, nous fait directement penser au Robocop de Paul Verhoeven. On a connu pire comparaison.

Huy

Ah ? Il m’a pourtant semblé que j’étais tout seul pour prendre d’assaut ce bateau.

Conclusion :

Bien que le temps ait fait quelques dégâts, sur la maniabilité nettement, Headhunter reste un très bon titre dans la catégorie action-aventure. En piochant des éléments de gameplay à droite et à gauche, il arrive quand même à se créer une identité propre. Seule la durée de vie d’à peine 8h est dommageable, cependant grâce à la variété des lieux et des situations, chaque partie du titre est unique et on évite ainsi les mêmes passages encore et encore comme dans tant de titres actuels. En somme si vous voulez faire un peu de rétro-gaming, Headhunter est un titre que je conseille fortement facilement trouvable sur internet.

Note : 16/20

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Par Iscariote

Casey SlybackNote de Casey Slyback: 15/20

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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