octobre 26, 2020

Pawn

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De : David A. Armstrong

Avec Michael Chiklis, Forest Whitaker, Sean Faris, Ray Liotta

Année: 2013

Pays: Etats-Unis

Genre: Thriller

Résumé:

Nick retrouve sa femme après un séjour en prison et elle lui annonce qu’il a tout de suite un rendez-vous avec son frère, Patrick. Un policier présent sur les lieux de la rencontre est suspicieux quant à cet entretien, il fait alors appel à des renforts et la situation dégénère… Il est blessé et sans le vouloir la scène se transforme en prise d’otage !

Avis:

Quand on travaille dans le cinéma sans être réalisateur, c’est assez frustrant. Et c’est d’ailleurs pour cela que bon nombre de directeurs d’équipe technique se mettent à la réalisation après un certain temps dans le métier. C’est le cas de David A. Armstrong, puisqu’il a été directeur de la photographie sur des films comme Saw 5 et Saw 6 ou encore The Lodger. Ce n’est qu’en 2011 qu’il se met derrière la caméra pour un film dont personne n’a entendu parler et c’est en 2013 qu’il remet le couvert avec Pawn, un thriller intimiste au casting impressionnant et qui se révèle assez étonnant dans son écriture et dans son déroulement. Sortie majeure dans le catalogue de Factoris Films, Pawn ne révolutionnera pas le genre, mais il reste ce genre de petits films intéressants et qui fait passer un bon moment.

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Qui a dit que j’étais le sosie de Lagaf?

Le scénario du film est assez simple, mais il sera complexe dans sa narration. Un jeune homme sort de prison et prend rendez-vous avec son frère dans un café. Son frère fait partie de la police des polices et une discussion houleuse s’engage. Alors que le frère s’en va, une prise d’otage a lieu et les brigands veulent quelque chose de précis dans un coffre. Quand un flic rentre dans le café, tout prend en vrille, et le jeune homme semble être le bouc émissaire pur que les cambrioleurs s’en sortent. Sur le principe de base, tout cela semble assez classique, seulement, afin de rendre tout cela plus plaisant, le réalisateur a cru bon de mettre en avant une narration qui fait la part belle aux flashbacks et aux retournements de situation avant de revenir vers quelque chose de plus facile. Ainsi, sous couvert de quelque chose de presque factice, on est face à un essai assez concluant et plutôt bien foutu. C’est d’ailleurs grâce à cette narration que l’on ne sera jamais qui est gentil et qui est méchant, mais surtout qui manipule qui et c’est cet intérêt qui maintiendra le spectateur en éveil.

Ce qui va porter préjudice au film, c’est que tout cela fait très intimiste et on ressent largement l’aspect fauché du métrage. Si la réalisation reste de qualité et globalement correcte, c’est au niveau de la photographie que le bât blesse. Et c’est un comble quand on sait que le réalisateur fût directeur de la photographie sur de nombreux films. On ressent un manque de lumière, un manque d’idées et surtout, un manque de décor. On va rester enfermé dans un café classique, tout petit, avec trois pièces et on n’en sortira que très rarement. Mais le pire c’est que si l’on en sort, c’est pour aller devant le café ou pour aller dans une salle vide. Du coup, on ressent réellement un manque d’épique et un manque d’ambiance pour assurer une tension omniprésente. Mais attention, le film n’est pas mauvais pour autant, c’est juste qu’il n’est pas à la hauteur de son casting qui se révèle de très bonne facture.

Il faut dire que réussir à regrouper autant de têtes d’affiche, c’est assez inattendu. Et d’ailleurs le film se repose sur ça. Michael Chiklis reprend le rôle du méchant comme dans Parker et il le fait relativement mal. Mal à l’aise dans son rôle, surjouant les émotions du bandit sans scrupule, il reste fade et sans grand intérêt. En termes de méchant, il se fait voler la vedette par un Ray Liotta que l’on voit peu mais qui en impose. Du côté des gentils, on trouve Sean Faris, que l’on a pu voir dans Never Backdown, et il s’en sort assez bien, demeurant attachant et n’en faisant pas des caisses. On aura aussi Forest Whitaker dans un rôle mineur et on se demande ce qu’il vient faire dans cette galère. Stephen Lang prend de l’âge dans le métrage, jouant le patron du bar et il reste tout aussi anecdotique que le reste. Enfin, on pourra compter sur le bon rôle de Common qui joue relativement bien ou encore de Marton Csokas qui assure en tant que grand manipulateur.

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Un braquage pour un Big Mac, franchement, cela vaut-il vraiment la peine?

Au final, Pawn est un petit film mineur au casting étoilé plutôt sympathique. Bien loin des grosses productions hollywoodiennes montrant des thrillers tape à l’œil, ce petit film a le mérite d’essayer de faire quelque chose de novateur et d’intriguant, happant ainsi l’intérêt du spectateur. Dommage que le budget ne permette pas de faire quelque chose de plus classe et d’un peu moins miséreux au niveau du montage et de l’ambiance. Néanmoins, on est face à un petit film agréable.

Note: 13/20

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Par AqME

 

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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