janvier 19, 2021

Cube Zero

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De : Ernie Barbarash

Avec Zachary Bennett, Stephanie Moore, Michael Riley, Martin Roach

Année: 2004

Pays: Etats-Unis

Genre: Horreur

Résumé:

Eric Wynn est un homme respectable qui travaille pour une compagnie dont il croit tout connaître. Son travail : surveiller des gens prisonniers d’une sorte de Cube, prison métallique étrange. Mais quand une innocente se fait capturer et est enfermée dans le Cube, Eric commence à comprendre qu’il y a quelque chose qui se passe derrière ce que raconte la compagnie pour laquelle il travaille. Décidant de ne pas se laisser faire, Eric décide d’entrer lui-même dans le Cube, pour sauver le maximum de gens. Mais l’horreur ne commence pas à l’intérieur du Cube, mais à l’extérieur. Ceux qui épient sont épiés, et la fin n’est que le commencement…

Avis:

Commun à bien des films à succès, il a fallu que les producteurs décident de faire un troisième cube. Mais plutôt que de faire une suite, ils ont préféré faire un préquel et expliquer les raisons de l’existence même du cube. Si le scénario est louable, il me semble que l’intention l’est moins, car on sent bien derrière ce métrage une volonté absolue de faire du fric sur une saga dont le premier film, minimaliste mais diablement efficace, avait connu un grand succès médiatique et de la part des spectateurs. Il est vrai qu’avec le deux, on était resté sur notre faim, et il n’apportait rien à la saga. Aucune explication, une fin surréaliste et des séquences plus que foirées (je pense à ce cube mangeur d’hommes). Maintenant, que peut-on attendre de ce troisième cube qui en fait le numéro zéro? Aurons-nous les réponses à nos questions? Ou bien ce film va-t-il fondre comme un apéricube en plein soleil lors d’un apéro estival sur les bords de la méditerranée?

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Il a du prendre un sacré coup de soleil pour peler comme ça!

Le film démarre comme les deux films précédents. On suit un gars un peu paumé qui tombe dans un piège et qui se fait défoncer de façon très gore. Pour le coup, l’introduction est bien mieux réussie que dans le deuxième opus et c’est déjà pas mal. C’est par la suite que les choses vont commencer à devenir un peu plus obscures. On se met à la place de deux gardiens surveillant le cube via des écrans et des ordinateurs. Ces deux personnages reçoivent des ordres via un ascenseur qui descend des vivres et du travail. Sauf qu’au bout d’un moment, l’un des deux va voir une femme, étudiée son dossier et découvrir qu’elle est innocente. Diantre! Il s’agit bien d’une prison expérimentale! Mais le monsieur n’est pas d’accord et décide de descendre sauver ce pauvre hère pour qu’elle puisse retrouver sa fille. Tout cela est bien mignon, mais les choses vont encore se dégrader avec l’arrivée du chef des surveillants, avec un œil bionique et des larbins aux doigts aimantés. C’est à ce moment que l’on se demande où l’on est tombé.

Car si le pitch est assez intéressant et propose de dire ce que représente le cube, on ne sera jamais se positionner au niveau temporel et cela m’a assez gêné. Il faut dire que le film d’Ernie Barbarash accumule des incohérences, notamment dans le design choisi. En effet, les deux compagnons utilisent de vieux ordinateurs, avec des écrans pas forcément à la mode, même en 2004, année de production du film, et ils utilisent même une machine de torture relativement rétrograde, alors que lorsque le méchant arrive, il est équipé super hightech, maîtrise des composants grâce à des outils révolutionnaires et surtout, il se nourrit avec des capsules contenant la même énergie qu’un steak frites. Du coup, il est difficile de prendre pleinement conscience de l’époque du film et cela m’a profondément gêné pour rentrer dans l’ambiance du film, surtout que l’on a aucune vue sur le monde extérieur.

Les acteurs, sans être géniaux, s’en sortent pas trop mal. Le duo de surveillants est assez sympathique même si l’on a du mal à les prendre en sympathie. Pour les prisonniers, c’est assez identique. On a la blonde courageuse et innocente, le black ancien militaire avec une puce dans la tête, le gros gentil pas doué et la petite brune au sale caractère. Bref, hormis la blonde et notre héros, on a de la bonne chair à canon. Au niveau du grand méchant, je reste assez sceptique. Autant on ressent le talent et l’envie de bien faire de l’acteur, autant le personnage me semble trop caricatural et en décalage avec le ton du film. En effet, il prend un malin plaisir à tuer les prisonniers, alors que finalement, le but du cube est de voir des personnes éviter des pièges et s’en sortir en suivant une logique tout tracée. Du coup, cette nouvelle donne fausse un peu l’intérêt même du film. Ceci dit, l’acteur en lui-même est assez bon.

Par contre, le point positif (pour moi et peut être pas pour tout le monde), c’est que le film est bien plus gore que les films précédents. Il suffit de regarder la scène d’introduction pour s’en rendre compte, car elle est vraiment dérangeante et plutôt bien foutue. C’est d’ailleurs la première fois que je vois un homme finir en bouillie sanguinolente de façon aussi lente. Les autres morts sont aussi sadiques et relativement gore, comme l’homme qui explose à cause de trop hautes fréquences ou encore la nénette qui se fait empoisonnée par un poison dévorant les chairs. Alors là aussi ce n’est pas le but du film de faire du gore, mais cela rajoute un aspect de dangerosité que l’on avait perdu avec le deuxième film. Par contre, la question sur la croyance en Dieu est juste stupide, SPOILER en gros, le type demande à un gars enchainé s’il croit en Dieu, celui-ci répond que non (évidemment après tout ce qu’il a vécu), alors du coup, on le crame sans aucune autre forme de jugement, ce qui est stupide, mais bon, on est en Amérique FIN SPOILER. La fin reste anecdotique et pas passionnante, avec le début du premier métrage mais sans les mêmes acteurs ce qui est dommage.

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Homme à lunettes, hommes à….

Au final, Cube zéro n’est pas un film aussi mauvais que le deuxième, mais il ne surpasse aucunement le premier métrage de Vincenzo Natali. Plus gore que les précédents, il offre des explications que l’on avait déjà devinées avec le premier cube, mais cela reste tout de même très subjectif, notamment avec la donne de l’innocente enfermée dans cette prison. Les fans d’énigmes mathématiques seront déçus aussi, car les phases de recherche ne sont pas nombreuses et totalement incompréhensibles. Bref, plus horreur que ces prédécesseurs, mais avec l’ambiance en moins, le film se suit avec plus ou moins d’intérêt, sans pour autant nous ennuyer. A voir pour dire, j’ai vu la trilogie cube.

Note: 12/20

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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