octobre 28, 2020

Festival Gerardmer 2014

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Du 29 janvier au 02 février s’est déroulé le XXIè Festival International du Film Fantastique de Gérardmer, un rendez-vous important qui continu de rassembler des passionnés et d’autres curieux.

Avec la projection de près de 50 bobines. Un hommage au cinéaste Kim Jee-Woon, présent au festival, avec 4 de ses films : l’excellent I saw the devil, le décalé et très sympa Le bon, la brute et le cinglé et les pas terrible Deux soeurs et Doomsday Book, dommage de ne pas avoir choisi A Bittersweet life à la place de l’un de ceux-là quand même… Une compétition Longs-métrages entres 8 films avec en jury : le président Jan Kounen (très sympathique et disponible), Kim Chapiron, Alain Damasio, Roxane Mesquida et Juan Solanas, un jury diminué puisque malheureusement Béatrice Dalle (retenue par des zombies en Gare Montparnasse nous explique Jan Kounen) et Tanya Raymonde ne viendront pas. Deux documentaires dont le très attendu Super-8 Madness de Fabrice Blin et aussi L’autre monde par Richard Stanley. Une séance des plus plaisantes de bandes-annonces avec Les trailers de la peur issus de la collection d’Emmanuel Rossi. Et bien sûr la compétition Courts-métrages entre 8 films départagés par le jury composé du duo Alexandre Bustillo & Julien Maury en tant que président, d’Alexandre Courtès, de Lizzie Brocheré, Xavier Laurent et Félix Moati.

Le palmarès Courts-métrages :

– Grand prix : The voice thief de Adan Jodorowsky (2013, 26 mn, France-Chili-USA, avec : Asia Argento, Cristobal Jodorowsky)

Le palmarès Longs-métrages :

– Prix du jury jeune : The Babadook

– Prix du public : The Babadook

– Prix du jury Syfy : The Sacrament

– Prix de la critique : The Babadook

– Prix du jury : ex-aequo Rigor Mortis et The Babadook

– GRAND PRIX : Miss Zombie

Alors que retiendra-t-on et qu’avons-nous pensé de notre côté de cette cuvée 2014 ? C’est parti pour un compte-rendu et n’hésitez pas à donner vos avis ensuite.

COMPETITION

 

Ablations

2013, 93mn, France, VF

Réalisation : Arnold De Parscau;

Scénario : Benoit Delépine;

Interprétation : Denis Ménochet, Virginie Ledoyen, Florence Thomassin, Yolande Moreau, Philippe Nahon;

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Ablations film de genre français nous met face à Pastor qui se réveille un lendemain de fiesta dans un terrain vague gueule de bois à l’appui et sans aucun souvenir de la veille. Peu surpris au départ, Pastor a l’habitude des lendemains difficiles, il va ensuite se rendre compte de la gravité de la situation au vue d’une cicatrice impressionnante qui après diagnostique se révèlera être l’ablation de l’un de ses reins.

Le scénario sort de l’esprit de Benoit Delépine qui dit l’avoir rédigé un lendemain de cuite à la suite d’un rêve au cours duquel on lui a amputé le sien. L’histoire en main il cherche un réalisateur pour la mettre en scène et le trouve en tapant sur google « jeune réalisateur fan de Polansky et Lynch« . Le jeune est Arnold de Parscau qui est justement l’auteur-réalisateur du clip, pour le titre « Good Day today » de David Lynch, avec lequel il remporta le concours lancé par le célèbre réalisateur.

Le film alterne entre atmosphère sérieuse et surréaliste, volontairement, pour retracer le parcours de Pastor, un homme totalement dépassé qui n’a plus rien dans sa vie si ce n’est le but de retrouver son rein, mais les passages d’un registre à un autre sont maladroits menant le métrage vers un ton absurde très mal adapté, de même l’humour noir présent notamment lors des séquences avec le duo Moreau-Nahon (en chirurgien-voleur) qui pourrait être agréable tombe lui aussi comme un cheveu sur la soupe. Qui plus est la prestation général des acteurs, ou plutôt la direction des acteurs est assez mauvaise, par exemple Denis Ménochet se donnant des airs graves en devient plutôt ridicule (il était bien plus habité et intéressant dans Nos héros sont morts ce soir, de David Perrault).

Trop bancal, ne laissant pas vraiment le spectateur s’immerger dans le récit et plutôt ennuyant donc, le film bien que sortant des productions banales auxquels on est (malheureusement) souvent confronté ne retient que peu d’intérêts finalement.

 

Miss zombie

2013, 85 mn, Japon, NB + couleur, VO stfr

Réalisateur : Sabu (Hiroyuki Tanaka);

Scénario : Sabu

Interprétation : Ayaka Komatsu, Makoto Togashi, Toru Tezuka, Taro Suruga, Riku Ohnishi

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Un jour la famille d’un médecin aisé reçoit en cadeau une cage avec à l’intérieur une morte-vivante, accompagnée d’une notice pour les renseigner sur la manière dont il faut s’en occuper et d’un pistolet au cas où elle deviendrait trop menaçante. Miss Zombie devient la servante très docile de la maison mais aussi la source d’évènements inattendus au sein du foyer de par la fascination qu’elle exerce sur son entourage, des autres employés de la maison au jeune fiston en passant par le père.

Un point de départ intriguant que cette zombette en cage, qui plus est la façon dont est envisagé le développement du scénario paraît intéressant, bien loin du titre pouvant faire penser à une comédie déjantée ou un film d’action barré comme les asiatiques nous fournissent régulièrement et encore plus loin des incessants films sur les zombies et des zoms-coms à n’en plus finir (l’indigestion zomblarde semble sans fin). Le film est satyrique et noir, il parle de l’exploitation de la mort, de la structure familiale, de discrimination via le personnage de Sara (Miss Zombie) traitée littéralement comme une « chienne ». Un traitement potentiellement intéressant donc mais qui malgré une assez courte durée (85mn) semble s’étirer à n’en plus finir dû à une lenteur effroyable et une répétition d’évènements (sur lesquels il s’attarde et se ré-attarde) rendant l’ensemble des plus ennuyants !

 

Rigor Mortis

2013, 101 mn, Hong-Kong, VO (cantonais) stfr

Réalisation : Juno Mak,

Scénario : Philip Yung, Jill Leung & Juno Mak;

Interprétation : Chin Siu-ho, Kara Wai, Nina Paw, Antony « Friend » Chan, Lo Hoi Pang, Richard Ng, Chung Fat

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Une ancienne star du cinéma abonnée aux rôles de chasseurs de vampires, Chin Siu-ho (joué par Chin Siu-ho), vit désormais une longue traversée du désert et ne supportant plus que tout s’acharne sur lui, il décide de louer une chambre dans le HLM de son enfance pour mettre fin à ses jours. Seulement sa tentative va être mise à l’échec par l’un des résidents de l’HLM et tout va prendre une autre dimension…

Réalisé par Juno Mak, ancienne star de J-pop et aussi acteur, Rigor Mortis tire son inspiration des films de vampires chinois dont la série des Mr Vampire (4 films) sont les plus connus et fer de lance d’un renouveau des suceurs de sangs initié par Samo Hung Kam-Bo au poste de producteur, dont Juno Mak reprend ici une partie du casting. Il s’en démarque principalement par son absence de comique, traitant juste de manière sombre le sentiment d’oubli et de dépression de ses personnages. Un sentiment d’ambiance poisseuse et inquiétante se dégage ainsi du film notamment lors de déambulations dans les couloirs froids et sombres de l’immeuble oppresseur où Chin Siu-ho va faire la rencontre d’étranges résidents qui ont tous quelque chose à cacher.

Cependant le film peine à démarrer et ne réussit jamais à tenir un rythme prenant, trop de dialogues inutiles entre autres, trop poseur aussi, pas vraiment de morceaux de bravoure à se mettre sous la dent non plus…

On est donc encore loin des productions barrées de l’âge d’or de Hong-Kong dans le genre, des aventures surnaturelles dans la mythologie chinoise et ses morceaux de bravoure avec des combats monumentaux superbement chorégraphiés. Ici est privilégié un aspect en apparence plus intellectuel, plus dépressif, plus sage, lorgnant plus aussi vers le film de fantôme chinois commun, au détriment du fun !

 

The Sacrament

2013, 95 mn, USA, VO stfr

Réalisation : Ti West ;

Scénario : Ti West ;

Interprétation : Joe Swanberg, AJ Bowen, Kentucker Audley, Amy Seimetz, Gene Jones

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Deux journalistes suivent un de leur ami à la recherche de sa sœur disparue. Quittant les Etats-Unis pour une destination secrète, ils arrivent finalement à Eden Parish, une communauté religieuse où quelques deux cents âmes partagent l’idéal d’un mode de vie autonome, fondé sur le partage des biens et porté par un chef charismatique que ses fidèles appellent « Père ». Mais des zones d’ombre dans ce prétendu petit paradis vont bientôt être découvertes par les nouveaux arrivants.

Nouveau film de Ti West, The Sacrament s’éloigne du domaine fantastique/horreur auquel il nous a habitué (The Innkeepers 2011, The house of the devil 2009, …) pour un récit ancré dans le réel, sorte de relecture documenteur du massacre de Jonestown en 1978 (secte du « temple du peuple » dirigé par Jim Jones), avec plongée dans le quotidien des partisans du «Father » et entretien avec celui-ci.

La force du film tient dans sa montée crescendo de la tension psychologique, Ti West prend bien le temps de poser ses décors (ici à l’image des films de cannibales, Cannibal Holocaust en tête bien entendu), de présenter ses personnages et la communauté qui est contrairement à ce qu’on aurait pu attendre totalement pacifiste et accueillante, vivant en harmonie avec la nature et sous des principes plus que respectables, jusqu’au final attendu. Mais aussi de la prestation de Gene Jones en « patriarche », rappelant Michael Parks dans le très bon Red State de Kevin Smith (2011) et même (toutes proportions gardées) un certain colonel Kurtz dans sa folie et dont l’entretien avec les journalistes représente le meilleur passage et point culminant du métrage, techniquement et scénaristiquement et le point culminant car ensuite le métrage n’arrivera plus véritablement à captiver on passera dès lors le temps à attendre le final.

 

Etaient aussi en compétition les films suivants :

–          Déjà vu au FEFFS et chroniqué sur le site dans le compte rendu du festival : Dark Touch de Marina de Van ; We are what we are de Jim Mickle

–          Nous n’avons pu les voir :

The Babadook, de Jennifer Kent en vostfr. Six ans après le décès de son mari, Amelia éprouve le plus grand mal à élever son fils de six ans, Samuel, particulièrement turbulent et sujet aux pires cauchemars. Lorsque le livre pour enfants « Mister Babadook » apparaît mystérieusement dans sa bibliothèque, Samuel est convaincu que le Babadook en question est celui-là même qui vient hanter ses rêves, en menaçant de les tuer, lui et sa mère. Quand Amelia, à son tour, croit apercevoir celui dont son fils lui a parlé avec frayeur, elle prend soudain conscience que la créature pourrait être alors bien réelle.

The last days on mars, de Ruairi Robinson en vostfr. Le dernier jour de la première mission habitée sur Mars, un membre de la base Tantalus fait une découverte étonnante : celle d’un fossile qui prouverait l’existence d’une forme de vie bactérienne sur la planète. Pour s’en attribuer les mérites il se lance dans une expédition non autorisée à la recherche d’échantillons supplémentaires. Le sol poreux qu’il fouille soudain s’effondre, l’entraînant vers une mort certaine. Ses collègues tentent de récupérer sa dépouille, un second membre de l’équipage disparaît à son tour, et tous commencent alors à croire en la présence d’une espèce encore en vie. Et, plus que jamais, à espérer l’arrivée du vaisseau de secours Aurora…

 

HORS COMPETITION

 

Coherence

2013, 88mn, USA, VO non sous-titrée

Réalisation : James Ward Byrkit ;

Scénario : James Ward Byrkit ;

Interprétation : Emily Foxler, Nicholas Brendon, Elizabeth Gracen, Lorene Scafaria, Maury Sterling

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Un soir, alors qu’une comète s’apprête à passer au-dessus de Los Angeles, Em se rend à un dîner entre amis et s’aperçoit en route que son téléphone portable ne marche plus. Une fois toutes les personnes ensemble, elles évoquent des faits étranges qui se seraient produits en des circonstances similaires. Brusquement la maison est plongée dans le noir. Selon Em, les évènements qui s’ensuivent sont le fait de l’un des invités en complicité avec l’un des résidents potentiellement malveillants d’une des habitations voisines. La tension monte entre eux.

Filmé en found footage sans aucune inventivité ce premier film de James Ward Byrkit ne présente aucun intérêt devenant vite lassant à suivre les balbutiements d’une soirée entre amis qui va passablement s’envenimer au gré de rebondissements insipides et d’un twist très rapidement décelable.

 

Discopathe

2013, 80 mn, Canada, français et anglais stfr

Réalisation : Renaud Gauthier ;

Scénario : Renaud Gauthier ;

Interprétation : Jérémie Earp-Lavergne, Mathieu Lepage, Sandrine Brisson, Katherine Cleland, Pierre Lenoir, François Aubin

 Discopathe

Dans les années 70, un jeune New-Yorkais sans histoire se métamorphose en meurtrier lorsqu’il est exposé aux sonorités particulières d’une toute nouvelle musique : le disco. Incapable de contenir ses pulsions meurtrières, Duane Lewis devient malgré lui un dangereux serial killer en exil à Montréal.

Une idée de départ originale pour un film qui au début laisse présager un moment agréable et décomplexé. Mais après quelques temps, à force d’osciller maladroitement entre comédie et horreur plus radicale tendance slasher, sous influence de troma mais aussi du (très sérieux et génialement étouffant) Maniac de William Lustig, sans jamais aller à fond dans l’un ou l’autre toujours le cul entre deux chaises la limite est atteinte, qui plus est manquant de consistance et surtout cruellement d’idées. L’ensemble qui n’a jamais vraiment décollé reste un produit beaucoup trop lisse, un concept qui tombe dans l’absurde ridicule et potache contrairement au côté jouissif, sale et frondeur qu’il aurait pu être.

 

L’emprise du mal (The Path – La senda)

2012, 87 mn, Espagne, VO stfr

Réalisation : Miguel Angel Toledo ;

Scénario : Miguel Angel Toledo & Juan Carlos Fresnadillo ;

Interprétation : Gustavo Salmeron, Irene Visedo, Ariel Castro, Ricardo Trenor

 L'emprise du mal

Raul tente désespérément de sauver son mariage avec Ara. Il lui propose de partir avec leur fils Nico passer Noël dans un chalet isolé à la montagne. Lorsqu’Ana et Nico se lient d’amitié avec Samuel, Raul, fou de jalousie, décide de se débarrasser de son rival. Il découvre alors à son grand désespoir que sa femme et Samuel se voient en cachette, semblant partager un secret bien à eux… Et la réalité n’est pas toujours là où on croit…

Si le film se regarde agréablement, étant bien interprété, plutôt maîtrisé et bénéficiant d’un scénario de Juan Carlos Fresnadillo, qui va lentement mais surement plonger Raul dans une descente aux enfers psychologique mêlant frontière du réel et rêverie renforçant sa tension au fur et à mesure que le personnage va encore s’enfoncer lorsqu’il essaie de réparer les choses/sauver sa famille et de cette manière prendre de plus en plus compte de sa dérive psychologique. Il n’en manque pas moins de surprendre le spectateur et se révèle finalement comme un film vite vu vite oublié dont un modèle incontournable pourrait être Shining

 

Jack et la mécanique du cœur (séance enfants)

2013, 89 mn, France, français

Réalisation : Stéphane Berla & Mathias Malzieu ;

Scénario : Mathias Malzieu, adaptation de « La mécanique du cœur » ;

Voix : Mathias Malzieu, Olivia Ruiz, Grand Corps Malade, Jean Rochefort, Marie Vincent, Rossy De Palma, Babet Arthur H, Alain Bashung, Cali, Moon Daily, Chloé Renaud

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Proposé en séance enfant, il s’agit d’un 1er film pour Mathias Malzieu, leadeur du groupe Dionysos, adaptant ici son livre « La mécanique du cœur », en compagnie de Stéphane Berla déjà réalisateur de clips pour le groupe.

Plutôt attrayant en son début, grâce à un pitch intéressant et une réalisation correct, le film montre hélas rapidement ses limites et des défauts majeurs qui vont complètement prendre le pas sur ses qualités et ce jusqu’à la fin. Un des gros problèmes qui saute aux yeux est justement la mécanique du cœur de Jack quant à sa compréhension et ses enjeux, cœur du récit comme l’indique le titre, qui n’est pas vraiment exploité et réduit au strict minimum, le film ressemblant au final à un assemblage de plusieurs clips issus de l’univers de son géniteur rassemblés de manière à n’en former qu’un par un fil narratif qui manque de consistance, approximatif et très inégal. Ceci représentant un autre souci pour qui n’est pas spécialement fan de leur univers musical et devra alors se le farcir durant 89 m, ce qui n’est pas insoutenable mais sans intérêt puisque l’histoire ne prend pas …

Ensuite l’animation, parfois jolie elle fait aussi preuve d’un manque d’originalité et d’évolution allant decrescendo au fur et à mesure de l’avancé du film. Puis les choix vocaux pour certains personnages sonnent malheureusement faux, qu’il s’agisse de celle de Jack (Mathias Malzieu dans un corps de petit garçon…) et surtout pour Joe camper par un Grand Corps Malade déclameur de slams ne lui apportant aucun charisme et encore moins de puissance émotionnelle, alors qu’il représente son ennemi.

Les amateurs et admirateurs du groupe y trouveront certainement de quoi les satisfaire, les autres petits et grands peuvent passer leur chemin sans aucun regret, le plus grand problème résidant donc dans un manque de développement autour de cette mécanique du cœur et d’un manque de recul envers cet univers par son créateur qui cumule les postes et à peut-être voulu trop contrôler son histoire au point qu’on en oublie le co-réalisateur Stephane Berla.

 

Mindscape (film d’ouverture)

2013, 100 mn, Espagne, VOAnglais stfr

Réalisation : Jorge Dorado

Scénario : Guy Holmes ;

Interprétation : Mark Strong, Taissa Farmiga, Indira Varma, Clare Calbrath, Brian Cox

 Mindscape

Un spécialiste en hypnose, particulièrement doué pour pénétrer dans l’esprit des gens, accepte d’explorer la mémoire d’une jeune patiente de seize ans, brillante mais tourmentée. Il se retrouve pris au piège d’un jeu dangereux flirtant entre séduction et trahison, qui va bientôt échapper à son contrôle.

Proposé en film d’ouverture de ce 21è festival, Mindscape, 1er film de l’espagnol Jorge Dorado, est un thriller fantastique suivant le parcours de John alors dans une mauvaise passe. Un thriller qui n’est pas des plus haletants, les divers rebondissements ne parviennent pas à surprendre à l’image d’un twist final attendu et très peu de séquences resteront en mémoire par un manque de prise de risque rendant l’ensemble trop convenu et facile. L’aspect le plus intéressant réside dans la relation entretenue par John avec sa jeune patiente et les sentiments qu’ils vont développer l’un pour l’autre et encore c’est survolé. Plutôt plombant et du genre téléfilm de l’après-midi.

 

Sonno profondo (Deep Sleep)

2013, 67 mn, Argentine, VOItalien stanglais

Réalisation – Scénario – Montage – Musique – Image : Luciano Onetti ;

Interprétation : Daiana Garcia, Luciano Onetti

Après avoir assassiné une jeune femme, un meurtrier, traumatisé par ses souvenirs d’enfance, reçoit une mystérieuse enveloppe. Le prédateur se transforme alors en proie quand il découvre à l’intérieur des clichés de lui tuant sa victime.

S’il fait illusion au début avec une patine d’époque, une apparente ambiance grâce à des codes du giallo dont il se veut héritier repris sans grands efforts jusqu’à pomper le thème de Profondo Rosso (Deep Red) comme le titre (Sonno Profondo Profondo Rosso ; Deep SleepDeep Red) mais pouvant peut-être jouer sur le plaisir nostalgique du spectateur à retrouver une bande de ce type ce qui serait sympa, on déchante bien vite ! Malgré une légère ambiance toujours présente on n’y trouvera rien à se mettre sous les dents.

D’une mise en scène au point de vue subjectif lassante, accumulant les gros plans tout du long (à une ou deux exceptions près…) et pratiquement que sur des gants jusqu’à indigestion (fétichiste du gant peut-être ?), en passant par des situations frôlant le ridicule (à croire que ça en est volontaire) et des plans qui s’étalent sans raison si ce n’est d’étirer le tout pour atteindre le format long-métrage qui pourtant ne dure que 67 longues minutes sur des rinçages de couteau, porte que le tueur n’arrive pas à ouvrir, numérotation de téléphone sans fin, errance sans but… Ah et quand on croit que c’en est fini, que le générique déroule, ben ce n’est pas le cas il faut encore se taper une séquence supplémentaire insignifiante. Tout est fait pour que l’on ait l’impression que le temps s’est arrêté et ne passe pas, ça c’est malheureusement réussi pour le coup, en un sens c’est impressionnant et au final un côté mauvais-nanar-irritant.

 

L’étrange couleur des larmes de ton corps

2013, 85 mn, France & Luxembourg, français

Réalisation & Scénario : Hélène Cattet & Bruno Forzani ;

Interprétation : Klaus Targe, Jean-Michel Vovk, Sylvia Camarda, Sam Louwyck, Anna D’annunzio

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Une femme disparaît. Son mari enquête sur les conditions étranges de sa disparition. L’a-t-elle quitté ? Est-elle morte ? Au fur et à mesure qu’il avance dans ses recherches, il plonge dans un univers cauchemardesque et violent…

Ceux qui n’ont pas aimé Amer ou carrément l’on détesté ne devraient pas trouver leur compte ici non plus, celui-ci allant en approfondissant ce qui faisait à la fois les défauts et qualités (c’est selon votre avis) de leur première œuvre.

Il faut bien reconnaître que le duo possède un univers qui leur est propre, une patte artistique qui propose tout en les gardant à l’esprit une réappropriation très forte des codes du giallo pour livrer une œuvre avec peu de dialogues, très visuelle, sensorielle et sensitive quitte à délaisser totalement son intrigue ou l’aborder de telle manière à perdre ses spectateurs dans des dédales d’effets incessants, des distorsions souvent à rallonge et de mauvais goût, représentatif peut-être de l’esprit torturé et perdu du mari. Effectivement, c’est notre avis, L’étrange couleur des larmes de ton corps, nous aura beaucoup ennuyé, n’ayant pas embarqué du tout dans le trip fermé proposé, au détriment d’une implication scénaristique intéressante et subissant dès lors la projection sans plaisir.

Une œuvre qui se regarde comme un travail artistique marqué et très libre (ça c’est une belle qualité quand même), un tableau animé, mais dont on ne se sent pas attiré du tout et que nous ne reverrons probablement pas.

 L'étrange couleur des larmes de ton corps

Halley

2012, 80 mn, Mexique, VOEspagnol stanglais

Réalisation : Sebastian Hoffman ;

Scénario : Sebastian Hoffman & Julio Chavezmontes ;

Interprétation : Alberto Trujillo, Lourdes Trueba, Hugo Albores

 Halley

Alberto est mort et il ne peut plus continuer à le cacher. Le parfum, le maquillage, ces artifices deviennent rapidement insuffisants pour dissimuler la réalité de son corps en décomposition. Avant de tirer définitivement sa révérence, il se lie d’amitié avec Sylvia, la directrice du club de gym qui l’emploie comme gardien de nuit.

Durant 80 mn montrant les jours et les nuits d’un mort-vivant, son ennui (très communicatif), le temps qui passe (et ainsi la vie qui s’efface) jusqu’à sa décomposition finie et ce avec très très peu de dialogues, se succèderont des situations dont nous n’avons strictement rien à cirer, d’un ennui des plus profonds : Alberto faisant sa vaisselle, un gros plan sur le trou d’évacuation d’une baignoire où l’eau disparait, un plan sur une machine à laver etc… jusqu’à une partie de masturbation castratrice bien fade en explosion finale du film le plus chiant vu au festival (pas forcement le plus mauvais pour autant mais devant un mauvais film on peut trouver de quoi prendre du plaisir, s’ennuyer ferme est bien pire non ?).

Très froid (dans le mauvais sens) et sans aucune émotion du début à la fin pour le personnage qui survit misérablement pour lequel on devrait ressentir une empathie peut-être, ni même lorsqu’il s’entiche d’une jeune femme…

 

Sharknado (Nuit fantastique)

2013, 84 mn, USA, VO stfr

Réalisation : Antony C. Ferrante

Production : The Asylum

Interprétation : Ian Ziering, Cassie Scerbo, Jaason Simmons, Tara Reid, John Heard, Alex Arleo, Sumiko Braun, Neil H. Berkow …

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Un ouragan s’abat sur Los Angeles. Des trombes d’eau s’élèvent pour retomber et détruire la ville. Mais ce n’est pas le seul danger : des milliers de requins arrachés à leur élément envahissent et terrorisent la population.

Attention voilà la tornade de requins !

Proposé entre autre en Nuit Fantastique, car évidemment la production Asylum n’est certainement pas attendue dans une compétition et tient bien plus sa place lors d’une telle nuit à tendance plus légère et divertissante, bière en mains avec plein de potes, que dans les autres cases.

On sait à quoi s’attendre avec la firme qui œuvre avec assiduité dans le Z en continu, l’exploitation sans gêne de blockbusters (Transmorphers, Atlantic Rim, etc …) et dans la sharksploitation avec bien sûr une série de Megashark vs Crocosaurus, vs Giant Octopus, bientôt vs Mecha Shark tendance Kaiju Eiga (un métissage de genre), du requin à deux têtes (2-headed Shark Attack), etc… Des high concepts et une surenchère entre autre d’imbécilité et de sans gêne, c’est ce qui plaît d’ailleurs.

Sharknado est à mettre dans le haut du panier garni des titres à leur actif, indéniablement l’un des plus sympathiques à voir, sur une idée assez délirante justifiée en 3mn n’importe comment, un énorme banc de requins se rapproche des côtes tandis qu’une tempête apparaît dans l’océan embarquant au passage les requins qu’elle va croiser, le mixage étonnant ravageant tout sur son passage, donnant des envergures de film catastrophe fou à la séance.

En fin de compte le moment est fort appréciable, toujours en quête de scènes « fortes », le film est paradoxalement loupé dans sa bonne volonté de produire du plaisir, parfois manquant de folie et d’autres fois mou dans sa jouissivité. Cependant on prend effectivement plaisir à voir ces requins voler et bouffer de l’humain à tout va juste pour notre bonheur (c’est bien ce que l’on espérait voir) et la palme du nanar revient aux acteurs qui se trouvent être parmi les plus mauvais vu dans ce type de film, des prestations royales de Ian Ziering (Steve dans Beverly Hills 90210) venu cachetonner pour payer des pensions, de Tara Reid pleine de fond de teint qui en prend un sacré coup, de John Heard venu boire quelques coups et d’autres bien gratinées !

 

V/H/S 2

2013, 95mn, USA, VO stfr

Réalisation : Simon Barrett, Adam Wingard, Eduardo Sànchez + Gregg Hale, Timo Tjahjanto + Gareth Huw Evans, Jason Eisener

Scénario : Simon Barrett, Jamie Nash, Timo Tjahjanto + Gareth Huw Evans, John Davies, Jason Eisener

Interprétation : Adam Wingard, Lawrence Levine, L.C. Holt, Kelsy Abbott, Hannah Hughes

 

Larry est un détective privé qui a pour habitude de filmer toutes les étapes de ses enquêtes. Avec sa collègue et amie Ayesha, il est engagé par une femme pour enquêter sur la disparition de Kyle, son fils qui n’a plus donné signe de vie depuis une semaine. Quand Larry et Ayesha pénètrent dans la maison de l’étudiant, ils n’y trouvent qu’une pile de cassettes vidéo et un ordinateur portable. Pendant que Larry fouille les lieux à la recherche d’indices, Ayesha commence à visionner les cassettes : toutes font la preuve en images d’évènements surnaturels…

De cette trame prétexte à l’enchaînement des sketches on oubliera vite l’enquête inutile et sans intérêt si ce n’est de lancer le second opus de l’anthologie found-footage du même nom qui n’évolue pas par rapport à son aîné, on y retrouve les mêmes problèmes.

On change de réalisateurs en en prenant des plus ou moins en vogue actuellement, Gareth Huw Evans The Raid, Adam Wingard You’re next, ou renommé pour certaines raisons, Eduardo Sanchez sans son compère de The Blair witch project, ou encore Jason Eisener auteur d’un Hobo with a shotgun foutraque mais sympathique qui s’était d’ailleurs retrouvé à l’affiche aux côté de Timo Tjahjanto pour The ABCs of death.

Chaque segment et à nouveau filmé n’importe comment, la caméra s’agitant dans tous les sens sans raisons réellement valables, sans tenue appréciable et souvent avec une image dégueulasse ou de téléfilm, des segments qui ne prennent pas aux tripes, manquent de tension, n’effraient pas et ne surprennent pas, aux scénarios vraiment expédiés sans consistance.

A la limite le second avec ses zombies aura parfois fait sourire par sa nullité, les comédiens y étant pour beaucoup. Le plus fort étant peut-être celui de Timo Tjahjanto et Gareth Huw Evans créant une ambiance plus immersive bien que cela prenne énormément de temps avec beaucoup de passages futiles, du remplissage, il se trouve aussi être le plus radical mais cela dit il se retrouve totalement annihilé dans son final par un « Papa » sorti de la bouche d’un protagoniste rendant le final ahurissant de débilité en adoucissant la chose « bêtement ».

 

The Machine    

2012, 91 mn, UK, VO stfr

Réalisation : Caradog W. James

Scénario : Caradog W. James

Musique : Tom Raybould

Interprétation : Caity Lotz, Toby Stephens, Denis Lawson, Pooneh Hajimohammadi, John Paul MacLeod, Helen Griffin

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Londres, dans un futur proche de la guerre froide entre le Royaume-Uni et la Chine. Depuis les sous-sols d’une base militaire secrète, le chercheur Vincent McCarthy travaille pour le gouvernement britannique sur le tout premier prototype d’intelligence artificielle destiné à devenir une redoutable machine à tuer. Grâce à l’assistance d’Ava, spécialiste en la matière, la mission de Vincent est sur le point d’enfin aboutir, quand il découvre les véritables intentions que nourrit le ministère de la défense à l’égard de l’humanoïde qu’ils ont réussi à créer. C’est pour sauver sa propre peau qu’il devra désormais se battre.

The Machine possède une ambiance des plus prenantes dès ses premières minutes et nous lâche plus jusqu’à la fin grâce à la qualité de sa mise en scène, une photo et une plastique superbe, un mélange habile d’influences pour former un ensemble cohérent au rythme haletant, le tout souligné par une bande son efficace. Visuellement très beau, sombre et inspiré avec des plans somptueux et iconiques par moments. The Machine est beau, la « machine » est belle et badass et va prendre de l’assurance au fur et à mesure de l’avancée de l’histoire, d’abord « niaise » et résolue à appliquer ce qu’on lui a imprimé à sa création elle va vite apprendre de l’humanité au point d’en développer une âme et une pensée en totale contradiction avec ce pourquoi elle a été conçue.

Un très bon divertissement d’action et de SF à la fois old school et moderne au script bien plus intéressant qu’il n’y paraît en surface, sombre et pessimiste malgré une proximité peut-être trop imposante avec certains chefs-d’œuvre mais s’arrêter là-dessus serait vraiment un tort.

Assurément la surprise du festival, notre coup de cœur sans aucun doute, malheureusement aucune sortie cinéma de prévue, directement en dvd distribué par Aventi…

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Tombville

2013, 70 mn, Belgique, français

Réalisation – Scénario – Montage – Musique : Nikolas List

Interprétation : Pierre Lorgnay, Eric Godon, Karim Barras, Nathalie Stas, Dominique Rongvaux, Bernard Suin, Jean-Louis Sbille

 

David, 25 ans, se réveille dans un village plongé dans l’obscurité sans aucun souvenir de ce qui lui est arrivé ni de comment il a atterri là. Il réalise rapidement qu’il lui est impossible de quitter cet endroit : quelle que soit la direction qu’il prend, il revient toujours au même point de départ. Des souvenirs de son passé lui reviennent peu à peu, comme les pièces d’un puzzle. Et David comprend alors ce qu’il doit faire pour pouvoir s’échapper de son calvaire…

Nikolas List est venu présenter son film avant la séance avertissant le public de ce qui allait lui être projeté (précisant bien que sa propre mère n’a rien à voir avec la femme de son film) et remerciant le festival d’avoir osé proposer son film (c’est bien ce qui est intéressant aussi dans un festival de découvrir des films différent, qui osent), le décrivant comme un conte pour adultes dans lequel il emploiera beaucoup d’éléments à « Alice’s Adventures in Wonderland » de Lewis Carroll. Un conte, une histoire sombre et oppressante dans laquelle Nikolas List, comme il l’a prévenu, nous ouvre en partie son esprit, partageant des obsessions, des pulsions refoulées ou non, des questions qu’on a pu se poser un jour, un moment précis, des situations dérangeantes qui ont pu nous effleurer l’esprit…

Le héros va se réveiller sans souvenirs dans une obscurité quasi-totale, retrouvant au fur et à mesure de rencontres avec des personnages bizarres dans des situations elles-mêmes plus étranges et grand-guignolesques, des bribes de ses souvenirs, de ses « traumas » de l’enfance. Comme dans un cauchemar qui n’en finit pas et dont on ne peut s’échapper au rythme d’une errance interminable et éprouvante. Peu à peu l’obscurité s’effacera avec la mémoire du héros qui se complète. Le film possède aussi des qualités plastiques indéniables, un beau travail a été fait sur les nuances de noir justement et au niveau sonore aussi, une musique appuyée, quelque peu agressive d’accord, mais qui colle avec le sentiment d’oppression ressenti tout au long du film.

A la sortie de la séance et les jours suivants, autour de discussion et d’oreilles perdues dans la foule, je n’ai entendu surtout que des avis négatifs sur Tombville (prétentieux, long et chiant malgré sa courte durée, énervant…) mais ce film très personnel est bien celui qui m’aura le plus happer dans son univers et plu avec The Machine.

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Hors Compétition étaient aussi projetés les films suivants :

–          Déjà vu au FEFFS et chroniqué sur le site :

All cheerleaders die de Lucky McKee & Chris Siverston ; Kiss of the damned de Xan Cassavetes diffuse en film de clôture uniquement ; Static de Todd Levin ; The Station de Marvin Kren ; Big ass spider de Mike Mendez

–          Trop piqué du nez pour en parler malheureusement (pas forcement à cause des films)

Patrick de Mark Hartley, en vo non sous-titré, remake du film de Richard Franklin sorti en 1978. Patrick, un meurtrier, végète dans un état comateux dans une clinique psychiatrique et sert de cobaye aux expériences du Dr Roget. Mais Patrick va entrer en contact avec sa nouvelle infirmière Kathy.

Bounty Killer de Henry Saine, vo stfr, avec la belle Kristina Loken. Dans un futur proche le monde est dirigé par les multinationales. Un étrange conseil des neuf est créé pour rétablir la justice en ces temps obscurs et possède ses propres chasseurs de primes : les Bounty Killers.

–          Qui n’ont pu être vu :

Across the river (Oltre il guado) de Lorenzo Bianchini, en vostanglais.

Marco Contrada, spécialiste de la faune sauvage et de son recensement, arrive dans une région forestière du Frioul, non loin de la frontière Slovène. Plusieurs caméras ont été installées dans les bois pour permettre de suivre et d’étudier le comportement des animaux. Un jour, à bord de son van, il traverse une rivière en crue et se retrouve sur la rive opposée. Plus avant dans la forêt, il tombe alors sur un village en ruines où il tente de trouver refuge. Mais de ces maisons abandonnées vont surgir les fragments d’un passé lointain qui peu à peu se referment sur lui, et peu à peu risquent de l’anéantir…

Almost human de Joe Begos, en vo non sous-titré.

A la périphérie d’une petite ville du Maine, une soirée qui s’annonçait paisible est interrompue brutalement lorsque Seth voit son meilleur ami Mark disparaître dans un éclair de lumière bleue. Deux ans plus tard, Seth peine à se remettre des conséquences de ce terrible accident, d’autant que les soupçons continuent à peser sur lui. Lorsqu’une série de meurtres viennent bouleverser la communauté locale, Seth ne peut s’empêcher de penser que Mark est de retour.

Metal Hurlant Chronicles – Série TV – saison 2, épisodes 1&2 (“Whisky in the Jar” &”L’endomorphe” de Guillaume Lubrano)

 

DOCUMENTAIRE & TRAILERS

 

Les trailers de la peur (2è édition)

Par : Emmanuel Rossi

 

En dehors du visionnage de films ou documentaires, il est aussi très agréable de se replonger en pleine salle de cinéma pour une séance de bandes annonces. Après le succès de la première salve l’année dernière, Emmanuel Rossi, programmateur de salle depuis 1999 (participe à la programmation de la « Nuit excentrique » et à certaines soirées Bis de la cinémathèque Française) et collectionneur de bobines de 16 et 35mm en tout genre depuis 15 ans, récidive et viens nous présenter la sélection avec joie et passion.

Une séance spéciale et un véritable plaisir qui permet un voyage dans le temps sur 50 ans de cinéma pour retrouver le plaisir pur et unique procuré à la vision d’authentiques bandes annonces (voix off, phrases d’accroches, montage spécial, etc…), les premières images d’un film d’époque, dans une ambiance particulière et on en redemande !

Au programme (si je n’en ai pas oublié) :

–          Wayne’s World 2

–          Condorman

–          Dead Zone

–          Vendredi 13

–          Tron

–          Les horreurs de Frankenstein

–          La maison qui tue

–          Les femmes de Dracula

–          Piranhas

–          Escape from L.A.

–          Demolition man

–          Quand les dinosaures dominaient la terre

–          Superman IV

–          Attack of the 5O ft. Woman

–          Werewolf of London

–          Dracula risen from the grave

–          Maniac Cop

–          Du sang pour Dracula

–          Night of the living dead

–          Evil Dead

–          Maximum Overdrive

–          Zoltan, le chien de Dracula

–          Robocop

–          Shocker

–          Demons 2

–          The Gate

–           Leviathan

–           Les maléfices de la momie

–           Forbidden Planet

–           2001, a space odyssey

–           Inseminoïd

–          Les premiers hommes dans la lune

–          Les envahisseurs de l’espace

–          The black hole

–          Star Wars, the 20th anniversary

–          Bonus : une pub d’époque pour jouer avec Kim Basinger sur 3615 code Pathé.

 

Super 8 Madness !

2013, 88 mn, France

Réalisation : Fabrice Blin

Production : Fabrice Lambot, Jean-Pierre Putters & Caroline Piras – Metaluna Productions

Montage : Jean-Marc Toussaint

Avec : Jean-Pierre Dionnet, François Cognard, Jimmy Frachon, Alexandre Jousse, Yves-Marie Le Bescond, Jean-Christophe Spadaccini, Olivier Strecker, Jean-Marc Toussaint, Jean-Pierre Putters, Guy Giraud, Christophe Lemaire, Sangria, Jean-Claude Romer, Fabrice Blin, …

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L’incroyable aventure du Super 8 fantastique en France, dans les années 1980, quand n’existaient pas encore les caméras HD, les 4K, les I-phones, et que le seul moyen pour de jeunes réalisateurs de tourner des films était par ce seul biais. De nombreux cinéastes en herbe ont ainsi fait leurs premières armes en Super 8. Et parmi eux, les aficionados de ce que l’on ne nommait pas encore le « cinéma de genre ». C’est-à-dire, les amoureux de fantastique, de merveilleux, d’onirisme, de science-fiction, de thriller, de films policiers, mais aussi les aventuriers d’un cinéma plus extrême : le cinéma d’horreur et ses détournements gores, tantôt potaches ou effrayants.

Un documentaire réalisé par Fabrice Blin qui remporta à l’âge de ses 16 ans, en 1987, le Grand Prix et le Prix du Public au Festival du Super 8 Fantastique de Paris avec Handicapman (dont il y aura un second volet). Dans lequel il retrace une période essentielle dans l’histoire du cinéma avec ses bobines ou l’inventivité et le système D étaient de mise, la folie autour du phénomène dans ces années, avec la naissance du festival qui lui fût consacré à Paris dans lequel régnait une ambiance de folie incroyable (avec des spectateurs pas toujours respectueux).

Enthousiasmant de bout en bout, le documentaire transpire la passion communicative, on ressort avec une furieuse envie de vivre ces moments qu’on n’a pas connu, beaucoup trop jeune, imaginant la nostalgie de ceux y ayant contribué, et avec l’envie logique de créer à son tour des bobines comme celle que l’on a pu voir (en partie) à l’inventivité formidable et bien sûr aussi d’en voir une bonne partie.

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L’autre monde (The Otherworld)

2013, 87 mn, France, français et anglais stfr

Réalisation : Richard Stanley

Production : Metaluna Productions

Scénario : Scarlett Amaris & Richard Stanley

Avec : Uranie Teillaud, Richard Stanley, Scarlett Amaris, Jaap Rameijer, Fabrice Chambon, Jean-Pierre Delord, Jerôme Viguier

 L'autre monde

Enfouie au cœur des Pyrénées se trouve une région préservée du passage du temps, où les collines se dressent sauvagement, couvertes de forêts épargnées par l’homme. Une terre pleine de secrets, où la magie persiste et où le surnaturel fait partie du quotidien dans… « L’autre monde ». Trois villages de cette région, connue sous le nom de « la Zone », forment une trinité maudite : Montségur, Rennes-Le-Château et Bugarach.

Notre guide est Uranie, un sorcier vivant dans une cabane à la périphérie de Rennes-Le-Château. Dans un décor de talismans magiques aux pouvoirs psycho-sexuels qui se laissent pendre aux branches des arbres, Uranie nous transporte dans ce monde, et au-delà…

Une sorte d’enquête ésotérique avec les démonstrations et témoignages d’un grand nombre de sorciers/illuminés comme Uranie perchés du début à la fin qui vivent complètement en marge, dans leur univers, mais aussi de personnes qui en ont marre et souhaitent voir plus de touristes dit « normaux » arriver dans leurs villages, à l’image d’un maire dépité. Si l’ensemble, histoires et démonstrations loufoques, on n’en doute pas (sauf si vous êtes déjà convaincu), ne vous convaincrons pas des faits évoqués et de l’existence de cet autre monde, on conseille tout de même ce documentaire à toutes personnes curieuses et ouvertes d’esprit et de laissez-vous envouter/emporter dans cette ambiance si particulière avec la rencontre de personnes en marge certes mais qui vivent en revendiquant leur passions et l’esprit plus libre au moins !

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Par Serval

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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