septembre 28, 2020

Inside Llewyn Davis

21005275_20130927183847948

De : Ethan et Joel Cohen

Avec Oscar Isaac, John Goodman, Carey Mulligan, Justin Timberlake

Année: 2013

Pays: Etats-Unis

Genre : Drame

Résumé :

Inside Llewyn Davis raconte une semaine de la vie d’un jeune chanteur de folk dans l’univers musical de Greenwich Village en 1961. Llewyn Davis est à la croisée des chemins. Alors qu’un hiver rigoureux sévit sur New York, le jeune homme, sa guitare à la main, lutte pour gagner sa vie comme musicien et affronte des obstacles qui semblent insurmontables, à commencer par ceux qu’il se crée lui-même. Il ne survit que grâce à l’aide que lui apportent des amis ou des inconnus, en acceptant n’importe quel petit boulot. Des cafés du Village à un club désert de Chicago, ses mésaventures le conduisent jusqu’à une audition pour le géant de la musique Bud Grossman, avant de retourner là d’où il vient.

Avis :

J’ai attendu ce film comme mon cadeau du mois de Novembre. J’adore le cinéma des Coen. Après l’excellent western qu’est « True Grit« , les deux frangins sont de retour avec ce film sur un musicien un peu raté, mais attachant.

« Inside Llewyn Davis » est un film que j’ai adoré, que je n’ai pas vu passer. C’est un film qui a du caractère, du charme et une ambiance de folie. Je ne suis vraiment pas déçu.

inside-llewyn-davis-coen

New York, hiver 1961, dans Greenwich Village vit Llewyn Davis un chanteur qui a connu un petit succès quelques années auparavant.

L’homme rêve de faire carrière et n’a qu’une passion dans la vie, la folk musique.

Sa vie est compliquée et difficile, sa guitare à la main, il essaie de gagner sa vie en donnant par-ci par-là des représentations dans des bars, des petits pubs et autre clubs. Il vit là où on veut bien lui laisser une place sur un canapé, un coin de divan, même par terre tout lui va.

Ayant un plan pour auditionner devant le grand Bud Grossman, il va alors se lancer dans un voyage qui va le conduire de New York à Chicago.

Les frères Coen ne m’ont jamais déçu pour l’instant, je n’ai pas encore vu tous leurs films, mais tout ceux que j’ai vu m’ont comblés. Capable de passer de la comédie absurde, »Burn after Reading » étant le meilleur exemple, aux films sombres, au polar presque angoissant « No country for old men » ou « Blood simple« . Souvent là où on ne les attend pas, tout au long de leur carrière ils ont su surprendre et ne pas tomber dans la facilité. Leur carrière comporte de la comédie, du drame, du polar, du western, du film social ou un film sur un casse assez improbable. Leur nouveau bébé « Inside Llewyn Davis » est un film hommage à la musique folk, mais aussi à tous ceux qui avaient du talent, mais qui n’ont pas réussi à percer. Et encore ça marche, c’est bon, même plus que bon et c’est une surprise dans son genre.

Avec sa mise en scène magnifique et intelligente, les deux frangins nous invite à suivre le parcours chaotique d’un looser, tendre et prétentieux à la fois. J’ai été très surpris parce que sur tous les films que j’ai vu d’eux, c’est le premier que je trouve touchant. Dans ce film il y a une véritable émotion palpable venant de ce personnage qui rate un peu tout ce qu’il entreprend et je ne me souviens pas avoir ressenti ça devant un autre de leur film.

« Inside Llewyn Davis » c’est de la poésie dans la noirceur d’une tranche de vie, c’est de la tendresse dans l’envie d’y croire, de réussir, de la jalousie aussi sur le parcours d’autres personnes qui y arrivent, alors que lui sombre peu à peu. Les deux frères ont su réalisé un portrait juste et humain d’un musicien en proie aux difficultés et aux doutes. En plus de ça, ce portrait est magnifié par la sublime bande originale. Les chansons du film sont belles et nous font comprendre un peu plus le parcours et l’univers de cet homme.

Le film joui aussi d’un humour assez noir, courant chez eux et qui fait du bien. Même si je ne l’ai pas vu passer, c’est un film qui est quand même assez mou, les réalisateurs y laissent pas mal de silences. Et grâce à leur talent et leur maîtrise, le film n’est jamais ennuyant, il y a ce petit quelque chose d’amusant et mélancolique à la fois, qui fait que je n’ai pas décroché une minute.

Et puis il y a Oscar Isaac, un comédien que l’on a vu beaucoup de fois ces dernières années, il a joué notamment dans « Drive« , « Agora« , « Sucker Punch« , le « Robin des bois » de Ridley Scott, « W.E. » ou « Mensonges d’Etat » (Il n’a pas chômé) et qui enfin explose et démontre toute l’étendue de son talent. Car si « Inside Llewyn Davis » porte clairement la marque des Coen, le film serait surement autrement sans cet acteur. Avec ce regard, cette passion et son physique nonchalant, son charisme magnétique, particulièrement sur les scènes de chansons, on ne voit que lui et l’on ne retient que lui, malgré une pléiade de seconds rôles parfaits (Carey Mulligan, John Goodman, Justin Timberlake, Garrett Hedlund, F. Murray Abraham ou Robin Bartlett et le chat bien sûr qui est un vrai personnage à lui tout seul). L’acteur crève l’écran tout simplement.

John-Goodman

« Inside Llewyn Davis » est donc un excellent cru made in 2013 pour les deux frères qui après un passage en mode western ont encore su me surprendre et partant dans une nouvelle direction. Je ne dirais pas que c’est le meilleur film des deux frangins, mon cœur reste sur « Fargo« , mais ce « Inside Llewyn Davis » est bien l’un de leur meilleur.

Note : 18/20

Image de prévisualisation YouTube

Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

Voir tous les articles de AqME →

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.