Nymphomaniac Volume 2

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De : Lars Von Trier

Avec Charlotte Gainsbourg, Stellan Skarsgard, Stacy Martin, Shia LaBeouf

Année: 2013

Pays: Danemark

Genre: Drame

Résumé:

La folle et poétique histoire du parcours érotique d’une femme, de sa naissance jusqu’à l’âge de 50 ans, racontée par le personnage principal, Joe, qui s’est autodiagnostiquée nymphomane. Par une froide soirée d’hiver, le vieux et charmant célibataire Seligman découvre Joe dans une ruelle, rouée de coups. Après l’avoir ramenée chez lui, il soigne ses blessures et l’interroge sur sa vie. Seligman écoute intensément Joe lui raconter en huit chapitres successifs le récit de sa vie aux multiples ramifications et facettes, riche en associations et en incidents de parcours.

Avis :

« Nymphomaniac » le « porno », le film du scandale … Le projet de départ c’est un film de cinq heures trente, mais cette durée de film est difficilement exploitable en salles surtout avec un tel sujet, le film a donc été coupé en deux parties. Puis la censure lui est tombée dessus et sur les cinq heures trente de films, « Nymphomaniac » se voit imputé d’une heure trente de film (Principalement les scènes à caractère pornographique) et il sort en salles dans une version de deux fois deux heures chez nous.

Quand les bandes-annonces sont tombées, j’étais très curieux de voir ce que pouvait donner ce film signé Von Trier, un réalisateur dont j’aime le travail et le premier film, sorti au début du mois de janvier, m’avait beaucoup plus. J’avais trouvé que Lars Von Trier nous offrait de belle façon les confessions d’une nymphomane. J’étais donc très impatient de retrouver Joe, pour savoir la suite de son histoire, de sa vie, mais à la vision de ce « deuxième » chapitre j’ai vite déchanté, puisque le film de Von Trier a tendance à partir en vrille sur la fin et devient à mon grand déplaisir très ennuyant …

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« Nymphomaniac » suit le parcours de Joe. Retrouvée inconsciente dans une ruelle, elle est recueillie par Seligman à qui elle va se confier, sur sa vie et sa sexualité. Seligman est neutre et écoute d’une oreille bienveillante le parcours de cette femme.

On avait quitté Joe à la fin du premier film, amoureuse de Jérôme, mais cet amour lui a fait perdre tout désir sexuel. On la retrouve donc, en couple avec ce dernier, mais si l’amour est présent, Joe souffre de ce manque cruel de sensation et va décider d’aller les chercher dans l’extrême quitte à se perdre.

Nous voici donc dans la deuxième partie de « Nymphomaniac« , si le premier film était lumineux, tendre et poétique malgré son sujet assez dur, j’ai trouvé que le deuxième film était lui vraiment fade, très glauque avec beaucoup de longueurs et de scènes inutiles qui n’apportent rien au film, comme aux personnages et j’ai eu certaines fois l’impression de ne pas tout comprendre, plusieurs scènes sont incohérentes (La scène où Gainsbourg brûle une bagnole par exemple ?) et la fin m’a laissé sur ma faim. Tout ça pour ça !

Pourtant, le film commençait bien et je retrouvais ce que j’avais aimé dans le premier film. Il y a toujours cette ambiance particulière. J’ai aimé la première heure du film, je trouve que Lars Von Trier continue de nous raconter cette histoire, même quand le personnage de Joe va chercher loin pour retrouver le plaisir, avec le personnage de Jamie Bell. Les scènes nous mettent mal à l’aise, elles sont fortes, les images peuvent même être très dures, mais elles dégagent quelque chose, elles racontent une histoire et elles s’inscrivent parfaitement dans la lignée de l’histoire de Joe. Et le réalisateur filme ces scènes-là de très belle manière.

Mais une fois passée cette partie, le film part en vrille. Je n’ai pas du tout adhéré au parcours de Joe, qui parce qu’elle est nympho ne peut plus être normale. L’histoire devient du grand n’importe quoi, oubliée la belle partie du début, la belle réflexion sur le corps et l’esprit. Là, le réalisateur part dans un délire et il nous perd par la même occasion. (Attention SPOILER : Joe qui devient une sorte de gangster, parce qu’elle n’arrive à trouver de boulot ….Moi ça m’a fait doucement rire et j’ai trouvé ça de très mauvais gout, comme l’histoire avec la fille avec qui elle habite.) Petit à petit l’histoire n’est plus captivante, il ne reste que des longueurs, avec de longs plans sans musique et pratiquement pas de dialogues. On s’ennuie, les rebondissements ne plaisent pas, on ne sait pas trop où le réalisateur veut en venir. Certains sont invraisemblables et inutiles. Comme la scène avec Jean-Marc Barr, c’est glauque et c’est de la provocation gratuite pour le coup. Ça ne fait pas avancer le film, ça ne vas pas avec le personnage de Joe, je n’ai pas du tout compris cette scène. Et la fin m’a laissée complètement indifférent. C’est vraiment dommage, car le premier film, comme la première partie de ce film, sont vraiment super.

Quant à la mise en scène, si la première partie du film passe très vite, la seconde n’a plus d’énergie et enchaîne les longueurs. De plus, alors que dans le premier je n’avais pas remarqué les coupures pour la version censurée, ici elles sont flagrantes. Pendant les scènes de sexe on sent vraiment les coupures et le rattrapage qui a été fait autour.

Charlotte Gainsbourg est toujours aussi bien dans la peau de Joe et l’actrice s’en sort bien, même quand le film part en vrille, elle reste bien. Shia Laboeuf est toujours aussi magnétique, c’est vraiment un excellent acteur à qui il faut laisse sa chance, car ici il dégage tellement de présence. Jamie Bell est tout simplement incroyable, perturbant, captivant, dans ses scènes on ne voit que lui. Il est à des lieux de ce à quoi il nous avait habitué. C’est un excellent choix de casting, car en plus d’être bon comédien, le fait qu’il ait toujours cette image très propre et plutôt beau gosse, lui donne de suite un côté très malsain quand on voit l’immense violence dont il est capable. Personnellement, sur les deux films réunis c’est le personnage que j’ai trouvé le plus intéressant.

Pour le reste du casting, c’est avec plaisir qu’on revoit Christian Slater pour une dernière scène. Willem Dafoe est bon, mais son personnage n’apporte rien et Mia Goth est parfaitement insupportable.

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Je suis vraiment déçu, je ne m’attendais pas du tout à une conclusion pareille et je ne voulais pas d’une conclusion pareille. C’est vraiment dommage, tout était là pour faire un bon film sur cette maladie et le côté confession d’une nymphomane me plaisait beaucoup, mais là, l’histoire part tant en vrille et tourne tellement dans du n’importe quoi, que j’ai envie de dire que la fin serait les confessions d’une mythomane, le premier film… Vraiment dommage….

Note : 07/20

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Par Cinéted

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