Douce Nuit Sanglante Nuit 4 L’Initiation

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Titre Original: Silent Night Deadly Night 4 Initiation

De : Brian Yuzna

Avec Hugh Fink, Conan Yuzna, Laurel Lockhart, Ilsa Setzoil

Année: 1990

Pays: Etats-Unis

Genre: Horreur

Résumé:

Une femme en feu tombe d’un toit… la vie de Kim, la journaliste chargée de l’enquête, bascule peu à peu dans l’horreur. Pour ses recherches elle se rend dans une librairie spécialisée dans l’occultisme pour y trouver un livre sur la combustion spontanée … c’est son premier pas vers « l’initiation »

Avis:

Que peut-on espérer d’une série de films dont le premier est un film sympathique mais qui ne casse pas des briques, d’un second épisode réellement mauvais et d’un troisième épisode encore plus mauvais, qui mériterait sa place au panthéon des plus mauvais films d’horreur? Avec un quatrième film qui sort en 1990, il y a de quoi être plus que craintif et d’hésiter longuement sur les raisons qui nous poussent à regarder, ou plutôt subir le visionnage de ce genre de métrage. Bref, c’était sans compter sur ma témérité et mon envie de voir si la série pouvait encore plus s’enliser dans la merde. Premier constat, on a Brian Yuzna à la réalisation. Cela signifie que l’on peut avoir du bon (il suffit de voir les notes sur les deux films du dentiste), mais que l’on peut aussi avoir du très mauvais (ses films à partir de 2004 sont de grosses daubes). Deuxième constat, la saga prend un tournant décisif et n’a plus rien à voir avec le premier opus de la série. Adieu père noël assassin, bonjour magie noire et succubes. Mais finalement, ce virage est-il une bonne chose? Tout cela est-il mieux que précédemment?

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Qu’est-ce que deux trous dans un trou? Mon nez dans ton cul!

Du point de vue du scénario, on abandonne complètement le père noël tueur psychopathe des deux premiers opus. Le seul lien entre ce film et la saga, c’est que cela se passe durant la période de Noël. A ce rythme-là, tous les films se déroulant à noël auraient pu s’appeler douce nuit sanglante nuit. Bref, ceci dit peu importe le titre, ce qui est intéressant, c’est le contenu. Le film débute sur une mort bizarre. Une jeune femme tombe d’un toit et son corps est à moitié carbonisé. Une journaliste souhaite prendre en main l’enquête. Malheureusement, elle est un peu moquée par ses collègues masculins et va essayer de faire cavalier seul. Pour cela, elle va se rendre dans une bibliothèque occulte et va rencontrer une patronne encore plus bizarre que son enquête. Elle va se lier d’amitié avec cette femme et elle va aussi voir des insectes géants de partout dans sa maison. Bref, en gros, la femme possède une sorte de secte composée essentiellement de femmes et notre héroïne va comprendre que le meurtre et cette secte qui voue un culte à Lilith sont liés. Le mot qui me vient le plus à l’esprit, c’est bizarre. Mais parfois, le bizarre peut être génial, sauf que là, le bizarre ne prend pas la sauce et on se demande où veut en venir le film. Pourquoi ce film a-t-il été fait. Bref, niveau scénario, c’est beaucoup trop obscur.

Par contre, il y a un point sur lequel Yuzna ne s’est pas trop planté, il s’agit de l’ambiance. Le réalisateur nous propose une galerie de personnages à la fois glauques et inquiétants et ponctue cela avec une ambiance qui oscille entre les cultes malsains faisant appel au corps et à l’inceste et la transformation, voire même la métamorphose du corps passant d’un stade larvaire à un stade adulte complètement différent. De ce point de vue-là, le film arrive à dégager quelque chose de dérangeant, de gluant, de sale et le rendu est plutôt pas mal. Malheureusement, la faiblesse du scénario ne parvient pas à sublimer cette ambiance si particulière et ses jeux de lumière rose pâle rappelant la chair humaine. De plus, le film reste ponctué de scènes assez ennuyeuses où notre héroïne, ne comprenant pas elle-même ce qu’il lui arrive se pose des questions existentielles sur ces femmes si bizarres et sur sa relation avec les hommes.

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Bah oui, c’est sûr, si tu utilises de la super glue et qu’après tu croises tes doigts, t’es dans la merde.

Au niveau des acteurs et des actrices, ça reste assez moyen tout de même. Le plus gros problème provient de trois choses. La première concerne l’actrice principale, qui tient assez bien son rôle mais qui ne parvient pas à s’attirer la sympathie du public. Son personnage reste lisse, sans grande envergure et on peine grandement à prendre peine de son sort. La deuxième chose concerne la grande méchante, la libraire, qui ressemble à une personne lambda et qui ne dégage rien de vraiment maléfique même lors des rituels un peu cochons et malsains. Du coup, on se fout aussi de son sort et on se dit qu’elle ne peut pas vraiment être si méchante. La troisième et dernière chose concerne un acteur, celui qui joue le clochard au service de la libraire. En plus d’être complètement affreux, il nous sert un rôle grossier de mongolien, et même si le personnage rentre bien dans le domaine qu’on lui demande, il reste gênant dans le film, comme une tâche sur un col de chemise.

Enfin, au niveau des effets spéciaux et des effets gores. Le film reste assez dépourvu d’effets gores. Il s’agit plutôt d’effets sales, d’effets de transformation du corps. Par exemple, on va voir plusieurs fois le corps de l’héroïne se transformer en une sorte d’insecte géant ragoutant. Ses doigts se regroupent pour forment une sorte de masse de chair ou encore ses jambes s’associent pour former une sorte de membrane gélatineuse. Sans être très gore, ces effets restent tout de même bien dérangeants et ce n’est pas plus mal, mais encore une fois, l’incompréhension générale du scénario me fait dire que tous ces effets ne servent qu’à dégouter le spectateur et rien de plus. D’autres effets feront appel aux dégouts des spectateurs comme les insectes géants, ou encore les espèces d’asticots géants que trouve le clodo dans des conduits d’aération avec beaucoup de bruits de succions et de gel translucide bien épais s’écoulant sur le sol.

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Tu sais les insectes, c’est la bouffe du futur, faudra t’y faire!

Au final, douce nuit sanglante nuit 4 l’initiation n’a que peu de rapport avec les trois épisodes précédents. Délaissant le slasher made in 80, Brian Yuzna se penche vers l’occultisme et la sorcellerie à grands renforts de rites dégueulasses et d’ambiance glauque avec des personnages ragoutants. Un chouette cocktail me direz-vous, mais il n’en n’est rien. Le scénario, trop alambiqué propose une galerie de personnages improbables avec des insectes en mousse et surtout une histoire peu passionnante dans laquelle il ne se passe pas grand-chose et on se demande pourquoi ce film a été fait. Bref, une grosse déception et même si ce film est meilleur que le précédent (il n’en fallait pas beaucoup), il reste médiocre à bien des égards. Si vous aimez les cafards géants et les clodos pourtant un masque de Pinocchio, alors peut être que ce film vous plaira.

Note: 05/20

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Par AqME

ServalNote de Serval: 05/20

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