octobre 28, 2020

Yves Saint Laurent

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De : Jalil Lespert

Avec Pierre Niney, Guillaume Gallienne, Charlotte Le Bon, Laura Smet

Année : 2013

Pays : France

Genre : Biopic

Résumé :

Paris, 1957. A tout juste 21 ans, Yves Saint Laurent est appelé à prendre en main les destinées de la prestigieuse maison de haute couture fondée par Christian Dior, récemment décédé. Lors de son premier défilé triomphal, il fait la connaissance de Pierre Bergé, rencontre qui va bouleverser sa vie. Amants et partenaires en affaires, les deux hommes s’associent trois ans plus tard pour créer la société Yves Saint Laurent. Malgré ses obsessions et ses démons intérieurs, Yves Saint Laurent s’apprête à révolutionner le monde de la mode avec son approche moderne et iconoclaste.

Avis :

2014 marque l’année où le cinéma français décide de rendre hommage au célèbre couturier Yves saint Laurent. En effet, cette année nous auront le droit à deux films sur le couturier, celui-ci et  » Saint Laurent  » qui sortira en Octobre avec Gaspard Ulliel dans le rôle principal.

Alors que donne ce premier film, réalisé par Jalil Lespert dont c’est le troisième film (Il a déjà réalisé « 24 mesures » et « Des vents contraires« ) ?

Et bien le cinéaste nous a peint le beau portrait d’un homme fascinant. Le film a quelques faiblesses, mais le résultat est convaincant et le film est porté par deux acteurs impeccables.

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Paris 1957, Yves Mathieu Saint Laurent travaille dans la célèbre maison de haute couture Dior. Lorsque le célèbre couturier Christian Dior décède, Yves saint Laurent va devenir le directeur artistique de la maison et va essayer de redonner un coup de jeune à la maison, en gardant le style classique de Dior tout en essayant d’imposer son empreinte.

Lors de son premier défilé, il va faire la rencontre de Pierre Bergé. Une rencontre qui va changer sa vie à jamais, car Pierre Bergé sera l’homme se sa vie, son fidèle compagnon. Celui qui sera là dans les moments de bonheur comme ceux de doutes. Car, Yves Saint Laurent est un homme fragile et tourmenté.

Pierre Bergé va alors le pousser à ouvrir sa propre maison de couture, après une rupture de contrat de la part de Dior. Ce que personne ne savait, c’est que Yves Saint Laurent s’apprêter alors à bouleverser le monde de la mode et ses créations vont réinventer la femme moderne.

Yves Saint Laurent, un nom connu de tous, mais que ce cache-t-il derrière ce nom ? Qui était l’homme derrière la mode, la révolution, le tissu et l’élégance ? C’est justement ce que nous propose Jalil Lespert avec ce biopic un peu trop classique, mais diablement prenant.

Pour ma part j’ai beaucoup aimé ce film. J’ai trouvé que le réalisateur peignait un très beau portrait, simple et complexe en même temps, un peu comme devait l’être le couturier. J’ai trouvé la vie de Saint Laurent fascisante et très bien romancée et son histoire déchirante.

Jalil Lespert nous invite à rentrer dans l’intimité d’Yves Saint Laurent sans voyeurisme et avec pudeur. Il va nous montrer l’homme avec ses failles, ses démons et surtout ses doutes, mais aussi les moments de bonheur, de joie, d’intimité à deux, l’homme de sa vie, son histoire d’amour avec Pierre Bergé. Le portrait est juste et touchant, c’est bien écrit, simple et on se laisse facilement prendre dans cette histoire. J’ai beaucoup aimé qu’on sente le travail en amont du film, les recherches du réalisateur pour nous offrir le portrait le plus précis possible du couturier. La vie d’Yves Saint Laurent est magique, démesurée, c’est un parcours extraordinaire d’Oran à Paris, de la gloire au doute et à la destruction. Il y avait matière à en faire un bon film et Jalil Lespert réalise un film passionnant jusqu’au générique final.

En plus d’avoir un scénario solide, Jalil Lespert réalise un très beau film visuellement. La mise en scène est brillante, les images sont merveilleuses, les défilés sublimes. L’époque est parfaitement reconstituée. Les costumes parfaits. Jalil Lespert a emprunté à Pierre Bergé les vraies collections de Saint Laurent, ce qui donne un effet encore plus authentique au film. C’est beau et on prend plaisir à revoir une partie de notre patrimoine. Le seul petit souci que j’aurais à lui faire, c’est que le film est trop classique, il manque un peu de folie, mais bon ce n’est qu’un détail. Et c’est dommage que le réalisateur ait fini son film de la sorte, car alors que j’ai adoré tout le film, j’ai trouvé la dernière scène et surtout la musique insupportable. Cette chanson m’a cassée les oreilles et j’avoue que quand elle s’est finie ça faisait vraiment du bien. J’ai trouvé qu’elle entachait un peu le film et d’un coup lui donne un air très kitsch, alors que le réalisateur avait réussi à éviter ça pendant tout son film.

Et puis il y a ce couple d’acteurs formé par Pierre Niney et Guillaume Gallienne. Les deux acteurs sont impeccables, ils vont très bien ensemble, il y a une belle alchimie qui se dégage d’eux. Pierre Niney est saisissant dans la peau du couturier. Il est incroyable de mimétisme, chaque mot, chaque intonation, chaque geste est parfait et juste. Il est tout simplement parfait en Saint Laurent. Mais bizarrement ce n’est pas lui qui m’a touché le plus, c’est Guillaume Gallienne, dans son interprétation que j’ai trouvé très belle, mais aussi dans son personnage que j’ai trouvé déchirant. Il est l’homme de l’ombre de Saint Laurent, celui qui a tout supporté par amour sans jamais rechigner. Gallienne est sensible et dur en même temps. Le comédien fait passer beaucoup de choses, sans rien dire (Amour, frustration, envie, désir, jalousie et bien d’autre), il m’a profondément touché et ému.

Le reste du casting est composé de bons seconds rôles. Charlotte Le Bon est très drôle, c’est une jolie touche de fraîcheur, Nikolai Kinski est excellent en Karl Lagerfeld et Xavier Lafitte apparaît peu, mais il est captivant. Par contre, Laura Smet, qui joue très bien passe complètement inaperçue, son personnage est sous-exploité.

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« Yves Saint Laurent » est donc un bon film qui vaut le coup d’œil. C’est sensible, touchant, émouvant, c’est aussi instructif, les acteurs sont remarquables et j’ai vraiment adoré la reconstitution de l’époque de ce film.

Pour son troisième film, Jalil Lespert nous démontre qu’il est un bon réalisateur. J’avais adoré son « Des vents contraires« , maintenant il me tarde de voir « 24 mesures« .

Note : 15/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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