octobre 29, 2020

La Colline aux Coquelicots

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Titre Original: Kokuriko-Zaka Kara

De : Goro Miyazaki

Avec les Voix de Masami Nagasawa, Junichi Okada, Keiko Takeshita, Yuriko Ishida

Année : 2011

Pays : Japon

Genre : Animation

Résumé :

Umi est une jeune lycéenne qui vit dans une vieille bâtisse perchée au sommet d’une colline surplombant le port de Yokohama. Chaque matin, depuis que son père a disparu en mer, elle hisse face à la baie deux pavillons, comme un message lancé à l’horizon. Au lycée, quelqu’un a même écrit un article sur cet émouvant signal dans le journal du campus. C’est peut-être l’intrépide Shun, le séduisant jeune homme qu’Umi n’a pas manqué de remarquer…
Attirés l’un par l’autre, les deux jeunes gens vont partager de plus en plus d’activités, de la sauvegarde du vieux foyer jusqu’à la rédaction du journal. Pourtant, leur relation va prendre un tour inattendu avec la découverte d’un secret qui entoure leur naissance et semble les lier…
Dans un Japon des années 60, entre tradition et modernité, à l’aube d’une nouvelle ère, Umi et Shun vont se découvrir et partager une émouvante histoire d’amitié, d’amour et d’espoir.

Avis :

Quand on est le fils d’un grand réalisateur, c’est difficile de se faire un nom. Mais quand son père est le maître incontesté de l’animation japonaise et qu’il est considéré comme un demi-dieu par un grand nombre de fans, c’est encore plus ardu. Diplômé en agriculture et en sciences de forêts, Goro Miyazaki, le fils de Hayao Miyazaki, ne se lance pas de suite dans l’animation. Il se consacre plutôt à sa carrière de paysagiste et d’architecte. C’est en 1998 qu’il va concevoir le musée Ghibli à Mitaka et en devient le directeur général en 2001. C’est un producteur qui voit en lui la relève de son père. Il lui propose de réaliser les story-boards pour Les Contes de Terremer et convaincu par le travail, le producteur en question lui donne la réalisation. Avec La Colline aux Coquelicots, il signe son deuxième long métrage dont le scénario est de son père.

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C’est beau l’amour !

L’histoire est vraiment toute simple et comme pour Mon Voisin Totoro, il s’agit d’une tranche de vie. On va donc suivre Umi, une lycéenne dont le père est disparu en mer lors de la guerre de Corée et la mère travaille à l’étranger en tant que professeur. Sa vie gravite autour de son travail au lycée et de son travail chez sa grand-mère qui gère une maison d’hôtes et dans laquelle elle prépare à manger et fait le ménage et parfois les courses. Lors du déjeuner au lycée, un jeune garçon saute du toit du bâtiment dans un bassin et Umi va l’aider à remonter. Les photos fusent et font la une du bahut. Sa meilleure amie, amoureuse du garçon qui a sauté, a récupéré une photo et veut la faire dédicacer. Le problème, c’est qu’il faut se rendre au Quartier Latin, une immense bâtisse où tous les clubs du lycée se côtoient. Umi rencontre alors Shun le garçon qui a sauté et l’aide à l’écriture du journal de l’école. Une amitié très forte va se créer entre eux.

Ici, point d’excursions dans le fantastique, on reste dans quelque chose de réel qui s’approche de la comédie romantique. Goro Miyazaki livre une tranche de vie, dans un Japon des années 60 absolument magnifique. Le film est très calme, très posé, il ne se passe pas grand-chose, mais on est absorbé complètement par cette histoire tendre à l’atmosphère mélancolique et douce. Cette impression de volupté va être renforcée par un mystère autour de la famille d’Umi et notamment de son père et du lien entre elle et Shun. Ce mystère familial va être un grand huit émotionnel, car on souhaite le meilleur pour ces deux personnes et on se demande comment va se finir, notamment à cause du mystère en question. L’autre point intéressant va être la découverte du Quartier Latin. Si moment magique il aurait dû y avoir ce serait celui-ci. La vieille bâtisse est un méli-mélo de toits, d’escaliers et d’inventions en tout genre et c’est vraiment magnifique à voir.

Le tout est porté par des graphismes somptueux. Bien évidemment les personnages sont mis en évidence, surtout nos deux héros et certains autres personnages, mais on se focalisera surtout sur les décors et les différents bâtiments. Le Quartier Latin est superbe, rappelant le bazar dans les chambres d’adolescents mais en mille fois pire. Mais on notera un soin apporté à la ville, surtout lors de la nuit avec de somptueux éclairages ou encore les bateaux, qui sont l’un des éléments secondaires de l’histoire. L’ambiance des années 60 est vraiment bien rendue, que ce soit dans les décors ou dans le design en lui-même et on sent une certaine insouciance et bienveillance dans tout le film.

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La Quartier Latin avant rénovation

Au final, La Colline aux Coquelicots et un dessin animé très adulte, qui ne véhicule par forcément de message, hormis celui de connaître son passé pour construire son présent et son futur. Très simple et sobre, il s’inscrit parfaitement dans la lignée des films du studio Ghibli, avec un design sublime et une histoire simple et belle. Si les éléments fantastiques sont absents, on ressent un bien-être en le voyant et ça fait du bien. On sent comme un relent de Jiro Taniguchi, avec une histoire d’humains à hauteur d’humains.

Note : 17/20

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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