octobre 26, 2020

Poulet aux Prunes

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De : Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud

Avec Mathieu Amalric, Edouard Baer, Maria de Medeiros, Golshifteh Farahani

Année : 2011

Pays : France

Genre : Drame

Résumé :

Téhéran, 1958. Depuis que son violon tant aimé a été brisé, Nasser Ali Khan, un des plus célèbres musiciens de son époque, a perdu le goût de vivre. Ne trouvant aucun instrument digne de le remplacer, il décide de se mettre au lit et d’attendre la mort. En espérant qu’elle vienne, il s’enfonce dans de profondes rêveries aussi mélancoliques que joyeuse, qui, tout à la fois, le ramènent à sa jeunesse, le conduisent à parler à Azraël, l’ange de la mort, et nous révèlent l’avenir de ses enfants… Au fur et à mesure que s’assemblent les pièces de ce puzzle, apparaît le secret bouleversant de sa vie : une magnifique histoire d’amour qui a nourri son génie et sa musique…

Avis :

Après un premier film très remarqué, le très beau « Persepolis« , le duo de réalisateurs franco-iranien composé de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud était de retour quatre ans plus tard, en 2011, sur les écrans, avec un deuxième film tout aussi ambitieux nommé « Poulet aux prunes« . Un titre pour le moins surprenant pour un beau conte Persan qui va nous faire voyager dans un drame poétique et touchant.

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Téhéran en 1958, Nasser Ali Khan un violoniste virtuose a décidé d’en finir avec la vie. Les raisons de son suicide ? Sa femme a brisé son violon et comme plus aucun instrument ne le fera vibrer comme celui-ci le faisait, il a décidé de mettre fin à sa vie. Après avoir étudié plusieurs possibilités pour mourir, tour à tour chevaleresque ou élégante, il a toujours la peur de la douleur. Alors, Nasser Ali décide de se mettre dans son lit et d’attendre la mort en espérant que cette dernière fera son travail au plus vite. Pendant que Nasser Ali est dans son lit, on va revivre avec lui ses souvenirs, mélange de rêverie mélancolique entre fantasme et réalité.

C’est entre le conte poétique et une fable tragique que le duo de réalisateurs a décidé de poser sa caméra. Après leur excellent premier film sorti en 2007, les deux étaient attendus au tournant et ce nouveau film est vraiment très bien, même s’il est en dessous de son prédécesseur, il n’en reste pas moins un bon film, plaisant et touchant.

Ce que j’aime dans leur cinéma, c’est leur ambition pour nous offrir des histoires qui sortent de l’ordinaire et qui sont toujours soutenues par de magnifiques visuels (Par contre, je n’ai pas encore vu leur dernier, mais il me tarde).

« Poulet aux prunes » est une petite perle à regarder, on en prend plein les yeux, la mise en scène est belle, créative et innovante, la photo est sublime, c’est même une merveille et les effets spéciaux sont très présents et en même temps assez discrets, ils servent vraiment à embellir tout le film. Chaque plan est truffé de petites trouvailles et de moments à part qui donnent au film un sacré style qui renforce cet état de rêverie. Par contre, c’est peut-être même un peu trop de style, car c’est si bien fait que plusieurs fois on a tendance à s’attarder sur le style visuel du film, plus que l’histoire.

L’histoire est touchante. Ça change de ce que l’on a l’habitude de voir, les deux réalisateurs nous offrent une ambiance qui nous fait forcément voyager, qui nous dépayse, mais contrairement à leur premier film j’y ai trouvé des longueurs et des moments inutiles. Le film est tour à tour drôle, décalé et triste, j’ai pris plaisir à suivre l’ensemble de l’histoire, surtout qu’elle nous réserve des surprises et le final est très touchant, car en une scène, les deux réalisateurs nous changent toute la vision du film.

J’ai beaucoup apprécié le casting, qui d’un côté est tout aussi surprenant que le film lui-même. En tête d’affiche on trouve le grand Mathieu Amalric, un acteur que j’adore. Il est très bon dans la peau de Nasser Ali, il arrive à nous faire passer tout un tas d’émotions dans son regard, avec ses grands yeux écarquillés. J’adore, à chaque fois que je le voit, au fur et à mesure de ses rôles, je reste admiratif de sa façon de jouer, d’être, je trouve qu’il a énormément de charisme et de classe. Dans ce rôle il m’a fait autant rire qu’il m’a touché. Dans ce film on trouve aussi une Golshifteh Farahani (« Syngué Sabour« ) très touchante. L’actrice met du temps avant d’apparaître, mais une fois qu’elle est là, on ne voit qu’elle et elle est très bien face et avec Mathieu Amalric. On trouve aussi une Maria de Medeiros assez drôle dans son genre, un Edouard Baer surprenant, une Chiara Mastroianni sexy en diable et fatale, un Jamel Debbouze épatant et inhabituel, une Isabella Rossellini pour un petit rôle et un Eric Caravaca sympathique.

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Avec leur premier film, Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud avait placé la barre très haute. « Poulet aux prunes » est un excellent film, pas aussi bon que j’aurais aimé, mais il est drôle et innovant et j’ai passé un moment sympa à suivre le triste destin de Nasser Ali. C’est un film à découvrir qui vaut vraiment le coup d’œil.

Note : 14/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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