avril 15, 2021

Slackers

De : Dewey Nicks

Avec Jason Schwartzman, Devon Sawa, Jason Segel, Cameron Diaz

Année : 2002

Pays : Etats-Unis

Genre : Comédie

Résumé :

Dave, Sam et Jeff vont bientôt être diplômés de l’université d’Holden avec une mention spéciale pour « mensonges, tricheries et vols ». Les trois amis ont fièrement réussi leurs quatre années universitaires grâce à leurs combines en tous genres.
Mais à l’approche des examens terminaux, ces stars du campus sont sur le point d’être démasquées. En effet, l’étrange et psychotique Ethan découvre leur manège et menace de les dénoncer s’ils ne l’aident pas à séduire la sublime Angela.

Avis :

Au rayon des inconnus qui ont fait un film un jour, aujourd’hui, on tire la carte Dewey Nicks. Publicitaire connu et reconnu, ayant même décroché dans les années 90 le prix de la publicité mondiale la plus drôle, Dewey Nicks oscille entre la publicité donc, et le clip vidéo. Au milieu des années 90, se faisant un petit nom, il passera par la case télévision, réalisant quelques épisodes pour la série « Hi Octane« . Après un court-métrage en 1997, Dewey Nicks se dirigera alors vers le cinéma. Comédie collégiale, « Slackers » est le genre de film qu’on voit dans tous les bacs de revendeurs de DVD d’occasion. Vous savez le genre de comédie crétine qu’on voit à 0.90 c et qui souvent ne vaut pas bien plus, et bien voilà ce seul et unique film de Dewey Nicks.

Comédie qui se veut subversive, loufoque et sans limite, comédie qui surferait quelque peu sur la vague d’un « American Pie« , « Slackers » est surtout une comédie qui déçoit. Non pas que l’on se trouve face à un irregardable film, loin de là, on peut même dire que le film de Dewey Nicks se laisse regarder, mais pour une comédie qui veut sortir des clous, « Slackers » reste ultra basique et très oubliable, et c’est dommage.

Dave, Sam et Jeff sont tous les trois au lycée. Glandeurs professionnels, ils ne voient aucun autre moyen pour eux que de tricher aux examens de fin d’année pour avoir leur diplôme. Préparant un très gros coup, leur plan va être démasqué par Ethan, l’élève un peu chelou et franchement débile du lycée. Dès Lors, Ethan fait chanter les trois mecs. Le chantage est clair, si les trois garçons ne l’aident pas à séduire la sublime Angela, alors Ethan les balancera… Pour des tricheurs et menteurs comme eux, il n’y a aucun souci, enfin, ça, c’est jusqu’à ce que Dave en pince pour la belle Angela…

« Slackers« , c’est un teen movie qui se voulait être complétement déglingué. Rien que son affiche en dit long sur les intentions de son réalisateur. Or, si on ne peut lui enlever un personnage bien barré et dérangeant à souhait, on ne peut pas dire que « Slackers » soit aussi fou et tordant qu’il voulait être. Non, en fait, le film de Dewey Nicks est le genre de film qui se laisse regarder un soir où l’inspiration ne sera pas là.

Drôle et amusant parfois, « Slackers » reste surtout un film qui n’ose jamais aller là où il le promettait. Très classique et cliché dans ce qu’il raconte, finalement, le film de Dewey Nicks n’a rien de neuf à proposer, hormis le personnage franchement barré incarné par un Jason Schwartzman qu’on n’avait encore jamais vu dans cet état-là. L’acteur se donne à fond pour rendre son personnage le plus répugnant et perturbant possible et heureusement qu’il est là pour salir cette comédie bien trop sage et convenue. Car oui, comme je le disais, on ne peut pas dire que « Slackers » soit un monument de comédie. Le scénario a ses petites blagounettes qui font sourire, ce qui nous tient, mais sur l’ensemble, on se retrouve devant une comédie romantique des plus lambda. Le genre de comédie romantique qu’on connaît par cœur et qui derrière ce personnage taré d’Ethan, prône de jolies valeurs et de beaux sentiments amoureux, parce que l’amour, c’est joli et c’est bien. En fait, ce qui est très frustrant avec ce film, c’est qu’il laisse transparaître clairement son envie d’offrir une comédie grave qui serait à l’image du personnage d’Ethan, or, jamais « Slackers » arrive à être à la hauteur de son personnage, restant en permanence dans quelque chose de lisse, de prévisible et finalement quelque chose qui ressemble à tous les films du genre, à la différence près, c’est qu’on a déjà vu ce film et en bien mieux.

Côté casting, si Dewey Nicks a réuni un joli panel, hormis Jason Schwartzman qui comme je le disais est génial, pour le reste, ce n’est clairement pas ça, entre un Devon Sawa qui peine à convaincre et un Jason Segel sous employé. Idem du côté des comédiennes, Jamie King peine à exister, tout comme sa copine incarnée par Laura Prepon. Pour le plaisir, histoire de « nous réveiller », ou piquer d’un coup notre intérêt avec une surprise, on notera les présences fuguasses de Cameron Diaz ou Gina Gerhson.

« Slackers« , seul et unique film de Dewey Nicks, est donc une comédie certes pas désagréable, mais qui reste bien trop classique et lisse. Film lambda, surtout au début des années 2000 où tous les teen movies avaient tendance à se ressembler et c’est bien dommage, car entre les lignes, on sent que Dewey Nicks avait l’envie de proposer quelque chose d’irrévérencieux, mais il n’aura jamais osé aller au bout et finalement n’aura livré qu’un personnage dingue, dans un film finalement très propre. Après, l’espace d’une soirée, ça se laisse regarder.

Note : 11/20

Par Cinéted

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