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Mes Voisins les Yamada - Lavisqteam.fr
septembre 21, 2021

Mes Voisins les Yamada

Titre Original : Hohokekyo Tonari no Yamada-kun

De : Isao Takahata

Avec les Voix Originales de Tôru Masuoka, Yukiji Asaoka, Naomi Uno, Hayato Hisohata

Année : 2001

Pays : Japon

Genre : Animation

Résumé :

Nonoko Yamada, une petite fille espiègle au franc parler, nous présente chaque membre de sa famille peu ordinaire :

Son père, Takashi Yamada, homme d’affaires un peu bougon ; sa mère, Matsuko, au naturel spontané, un peu fainéante, vite démoralisée par les tâches ménagères et autres travaux domestiques. Quant à Naboru, son grand frère, il déteste étudier. Et enfin Shige, sa grand-mère, une septuagénaire bien bavarde qui ne rate pas une occasion de donner son avis sur tout et de s’amuser des querelles du couple.

Avis :

Quand on évoque les studios Ghibli, on pense immédiatement à Hayao Miyazaki. Le réalisateur a tellement marqué de son empreinte l’animation japonaise avec des films comme Mon Voisin Totoro ou Le Voyage de Chihiro, qu’il est le pilier des studios. Pour autant, il ne faut pas oublier qu’il a fondé les studios Ghibli avec Isao Takahata et que ce dernier a lui aussi réalisé plusieurs œuvres qui auront marqué. On pense bien évidemment à Pompoko et ses tanukis au scrotum surdéveloppé ou encore Le Conte de la Princesse Kaguya, sa dernière œuvre avant de décéder en 2018. Préférant une animation plus épurée, jouant souvent avec des thèmes plus matures que Miyazaki, Takahata a sa patte, son identité au sein du groupe. Cinq ans après Pompoko et son histoire délirante sur l’écologie, le réalisateur revient avec une adaptation de BD, Mes Voisins les Yamada.

Format Strip

A la base, Mes Voisins les Yamada est donc une bande-dessinée de Hisaishi Ishii qui embrasse le format comics trip. C’est-à-dire qu’il s’agit de petites saynètes de quatre cases qui racontent le quotidien d’une famille japonaise moyenne. Takahata va garder ce format pour son film, livrant alors plusieurs saynètes sur des situations de tous les jours. On retrouvera donc l’oubli de la plus petite dans un centre commercial. Le rôle de la femme au sein du foyer, ou encore celui de l’homme qui travaille toute la journée. On aura aussi un regard attendrissant sur la grand-mère qui vit dans cette maison et qui se révèle bien facétieuse. On aura droit aussi au regard attendrissant d’une jeune homme qui se demande à quoi ça sert de faire des études qui ne lui serviront peut-être jamais. Bref, des questions et des personnages du quotidien, livrés dans un écrin simple et inhabituel.

Et, sur le plan purement scénaristique, c’est très surprenant, surtout venant des studio Ghibli. Isao Takahata livre ici un dessin animé qui ne lorgne pas vers la magie, le fantastique ou le conte. Bien au contraire, il reste dans des thèmes très terre à terre, et délivre quelques haïkus entre chaque scène, histoire de rajouter un peu de poésie. Malheureusement, c’est tout ce qui va manquer au métrage. Si Mes Voisins les Yamada brasse des thèmes importants et toujours d’actualité, le réalisateur en oublie la magie, l’onirisme et une forme délétère dans l’ambiance. Ici, on sent que le cinéaste est obligé de rajouter des séquences un peu fantaisistes, avec un escargot géant, ou des moments chantés transformés en rêve, pour ajouter une pointe de poésie, qui manque cruellement au métrage. C’est dommage, car cet aspect très « Ghibli » fait vraiment défaut au film.

Ma famille lambda

Néanmoins, malgré l’absence de magie, d’onirisme, difficile de bouder notre plaisir face au métrage. Certes, il ne figurera pas dans les meilleurs films du studio, mais il reste un moment intriguant et drôle dans sa façon d’aborder les thématiques. Les relations entre les personnages sont souvent intéressantes. La relation fille/mère est très touchante, avec un énorme respect pour les personnes âgées. La relation père/fils est assez tendu, mais on sent un amour certain entre ces deux êtres. Petit bémol néanmoins concernant la petite sœur, qui est sous-exploitée et n’est pas vraiment un ressort humoristique. A travers ces relations, le film parle alors d’héritage, de passation, de transmission, mais aussi d’évolution et d’acceptation. Mes Voisins les Yamada reste un film riche et dense dans tout ce qu’il veut raconter.

Cependant, et c’est là un gros défaut, le choix de faire des saynètes et de les entrecouper d’haïkus ou de titres casse le rythme. Certains passages ont tendance à se faire longuets et le film s’installe dans une sorte de routine qui abîme la patience du spectateur. Au bout d’un moment, on sait à quoi s’attendre, avec des scènes courtes, qui portent un message, un regard, sur cette famille moyenne. Une famille dans laquelle il est très facile de se projeter, tant elle ressemble à n’importe qui, dans n’importe quel pays ou société. De ce fait, entre l’absence d’onirisme et de récit écologique, et le côté cocon familial qui réchauffe et brasse des thèmes intéressants, Mes Voisins les Yamada souffle le chaud et le froid. Mais il y a encore une dernière chose qui rentre en ligne de compte, les graphismes. Et là, c’est une toute autre histoire.

Takahata et l’épure

Comme avec son dernier film, Le Conte de la Princesse Kaguya, Isao Takahata va se démarquer de son comparse Hayao Miyazaki dans son graphisme. Ou tout du moins dans le style graphique de son histoire. Ici, on nage en plein crayonné qui évoque bien évidemment la bande dessinée. Les personnages sont assez « grossiers », avec de grosses têtes et de petits corps, faisant immanquablement penser à ces mangas simplistes mais bourrés d’humour. Ce choix se retrouve aussi dans les décors, très simples, très épurés, où rien n’est en trop. Parfois, nous avons droit à des fonds blancs, quelques fois à des décors un peu plus chargés, mais on reste dans quelque chose de très simple. L’animation n’en souffre pas un brin. Tout est fluide comme un crayon glisse sur du papier. Et de là en ressort une certaine fantaisie qui manque tant au scénario.

Au final, Mes Voisins les Yamada est un film d’animation assez étrange et qui souffle deux sentiments différents. Les graphismes et le choix des thèmes sont intéressants à plus d’un titre et correspondent bien à la ligne de conduite de Takahata. Cependant, le film manque d’un peu d’onirisme, de poésie et d’un côté plus nature (l’écologie n’est jamais abordée dans ce film) qui est pourtant le pilier central des films du studio Ghibli. Bref, un film à part pour les studios, un peu comme le fut La Colline aux Coquelicots de Goro Miyazaki.

Note : 13/20

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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