octobre 21, 2021

Valley Girl

De : Martha Coolidge

Avec Nicolas Cage, Deborah Foreman, Elizabeth Daily, Michael Bowen

Année : 1983

Pays : Etats-Unis

Genre : Comédie, Romance

Résumé :

Julie Richman, une fille de la campagne, et Randy, un punk de la ville, ont des caractères diamétralement opposés. Pourtant, ils tombent amoureux l’un de l’autre.

Avis :

Martha Coolidge est une réalisatrice américaine qui malgré ses presque cinquante ans de carrière n’a jamais connu de francs succès. Gentille artisane du cinéma, après des débuts dans le documentaire qui dureront à peu de chose près dix ans, c’est dans les années 80 que Martha Coolidge passe à la fiction. Si elle n’a jamais eu de véritables succès comme je le disais, elle a réussi néanmoins à convaincre sur quelques films et c’est ainsi qu’elle va jusque dans les années 2000 osciller entre films pour le cinéma et téléfilms. Aujourd’hui, depuis une quinzaine d’années, on retrouve le nom de Martha Coolidge sur des épisodes de séries.

Après une dizaine d’années passées dans le documentaire, Martha Coolidge passe donc au long-métrage de fiction, et c’est avec ce « Valley Girl » qu’elle commence. Teen movie, « Valley Girl » est une petite histoire d’amour sur fond d’acceptation des différences. Gentil, innocent, qui ne fait pas de mal, « Valley Girl » est le genre de petit film très marqué par les années dans lesquelles il a été tourné, qui se laisse regarder. Puis surtout, c’est le genre de petit film qui se laisse regarder grâce à son casting, qui propose un tout jeune Nicolas Cage en ado rebelle, genre loubard de Los Angeles. Un loubard au cœur tendre, à la coupe (déjà) improbable et au sourire ravageur… Bref, un petit film comme un autre, plaisant, sans être marquant.

Julie est une adolescente « bourgeoise » sans trop l’être. Elle habite chez ses parents (ex Woodstockien) dans la vallée de Los Angeles et elle vient de plaquer Tommy, le mec parfait à peu de chose près. Un soir, lors d’une soirée chez une amie, elle y fait la connaissance de Randy, qui s’était incrusté à la fête avec un pote. Randy, c’est ce que l’on pourrait appeler un punk de la ville, et il n’a rien en commun avec la blanche colombe qu’est Julie et pourtant, ces deux-là, au premier regard, s’attirent et plus Julie découvre Randy, plus elle en est amoureuse, mais voilà, Randy ne colle vraiment pas avec l’univers de Julie et bientôt ses amies lui font comprendre qu’elle serait bien mieux avec Tommy…

Bon, on ne va pas se mentir, la seule et unique raison pour laquelle aujourd’hui on se plonge dans ce premier film de Martha Coolidge, c’est parce qu’il est aussi le premier film où Nicolas Cage tient son premier « gros » rôle. Après un téléfilm et un petit rôle dans « Ça chauffe au lycée Ridgemont« , voici que Martha Coolidge lui offre presque un premier rôle et ne serait-ce que pour cela, « Valley Girl » mérite le détour.

« Valley Girl« , c’est un petit film qui respire à plein nez les années 80. Avec ce film, Martha Coolidge a décidé de filmer la jeunesse de ces années-là, et si son film est une histoire d’amour entre une belle jeune fille et un jeune homme que les gens ont tendance à juger bien vite sur la base d’un look, « Valley Girl« , c’est aussi un film qui est intéressant à regarder pour tout ce qu’il dit de la consommation des gens, qui déambule dans les centres commerciaux, qui vont au fast-food ou encore dans la relation que cette jeunesse peut avoir avec leur parent. « Valley Girl » est un film qui sait se faire plus intéressant que son pitch de base, même si celui-ci et la façon dont la réalisatrice le met en scène reste assez bateau, déjà vu et sans grande surprise. Certes, à travers ses personnages, Martha Coolidge questionne l’amour, les différences, les jugements, les influences ou encore les acceptations. Le film épouse une gentille morale. Oui, on ne peut le nier, c’est assez niais, mais avec tout ce qui est fait autour, avec cette ambiance typique des années 80, avec cette charmante romance, avec ces personnages, avec ce look, ou encore cette mise en scène qui ne peut que sortir des années 80… Bref avec tout ceci en toile de fond, « Valley Girl » se laisse gentiment regarder.

Si parfois la mise en scène est hésitante, et le film peut traîner de la patte en milieu de visionnage, il n’empêche que « Valley Girl » a quelques idées intéressantes, et quelques scènes qui sont plutôt bien fichues et amusantes. Ce qui est aussi plaisant dans ce film, c’est qu’il est accompagné d’une BO rock made in eighties qui a un certain cachet. Une BO peuplée de titres sûrement à la mode ou en passe de l’être à l’époque et qui sont oubliés aujourd’hui. Ainsi, cette écoute est une belle plongée musicale.

Enfin, et l’on y vient, « Valley Girl« , c’est un tout jeune Nicolas Cage. Un Nicolas Cage de dix-sept ou dix-huit ans. Un Nicolas Cage frêle, maladroit avec les filles et ô combien charmant dans son genre. L’acteur, même s’il n’est pas toujours très juste, dégage déjà tout le talent et le charisme qu’on lui connaît. Ses partenaires de jeu sont dans la même lignée que lui, dans le sens où tous ne sont pas justes, mais tous ont leur petit charme et finalement, on se plaît à suivre cette bande et cette petite histoire d’amour.

S’il n’y avait pas Nicolas Cage au casting de ce « Valley Girl« , il est certain que le film sera déjà oublié. D’ailleurs, dans un sens, il est oublié, peu de monde le connaît et encore moins l’ont vu, mais il reste disponible en DVD et si d’aventure, l’expérience est tentante, alors ce petit « Valley Girl » est un teen movie qui se laisse gentiment regarder. Un teen movie qui parle des différences, de l’amour, de l’acceptation, et même plus largement de la jeunesse de cette époque-là. Pas essentiel, mais pourquoi pas…

Note : 11/20

Par Cinéted

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