avril 16, 2021

WandaVision

D’Après une Idée de : Jac Schaeffer

Avec Elizabeth Olsen, Paul Bettany, Kathryn Hahn, Teyonah Parris

Pays : Etats-Unis

Nombre d’Episodes : 9

Genre : Super-Héros

Résumé :

WandaVision combine des éléments de sitcom traditionnelle à ceux de l’Univers Cinématographique Marvel. Wanda Maximoff alias Scarlet Witch et Vision sont des super-héros, vivant dans une banlieue idéalisée mais commençant à soupçonner que tout n’est peut-être pas ce qu’il paraît être…

Avis :

La phase 3 du MCU étant terminée, il faut s’armer de patience (ou pas) avant de voir débouler la quatrième phase au cinéma. Entre des acteurs qui ne sont pas sûrs de reprendre leur rôle, une pandémie qui commence à se faire longue ou encore une conclusion qui avait tué des personnages principaux, Marvel semble décidé à faire bouger les lignes et à changer les codes. Pour preuve, le recrutement de Sam Raimi pour le deuxième volet de Doctor Strange, ce qui laisse transparaître une volonté de réalisation un peu plus folle. Néanmoins, la nouvelle arrivée du MCU ne se trouve pas au cinéma, mais sur Disney+ et en série, avec WandaVision qui ouvre le bal des hostilités. Voulant là aussi briser les lignes narratives établies par le MCU, la série s’annonçait comme un vent d’air frais dans la licence. Mais est-ce vraiment le cas ?

Vers du renouveau ?

Plus de Captain America, plus d’Iron Man, il faut donc trouver de nouveaux personnages avec des histoires à raconter. Du coup, celle qui est la plus traumatisée à cause de Thanos reste Wanda à cause de la mort de Vision qui se fait arracher sa pierre d’infinité. C’est donc elle qui ouvre le bal des séries du MCU, avant Loki ou encore la Faucon et le Soldat de l’Hiver. Et autant dire que le démarrage est surprenant. S’appuyant sur des séries déjà existantes, WandaVision s’inspire de Ma Sorcière Bien Aimée ou encore de Malcolm pour tirer profit de ses trois premiers épisodes. L’illusion est parfaite, avec un joli noir et blanc et des rires pré-enregistrés qui démontrant la volonté de copier, de rendre hommage, sans jamais tomber dans la facilité. Cependant, si le choix est audacieux d’un point de vue visuel, l’est-il tout autant au niveau du script ?

Et c’est un peu là que le bât blesse dès le départ. Car si la mise en scène est assez drôle et balance beaucoup de références, notamment à Pleasantville pour les touches de couleurs qui viendront perturber le quotidien, on restera dans l’attente d’éléments perturbateurs qui ne viendront qu’au compte-gouttes. C’est bien simple, les trois premiers épisodes, s’ils sont loin d’être détestables, ne racontent pas grand-chose et laissent planer un mystère indolore. On voit déjà poindre le petit twist à deux balles et il n’y aura guère de surprise. Par la suite, les choses vont s’emballer un peu trop vite. On revient à un format cinémascope. On a droit à de la bagarre et des effets spéciaux, mais ça reste trop timide et surtout, on a l’impression d’avoir déjà vu ça des centaines de fois. Marvel fait de la resucée et fait passer ça pour de l’innovation.

Sustenter le fan

La grande force de cette série, et de la boîte Marvel en règle générale, c’est qu’ils savent comment faire pour s’assurer le soutien des fans. La communication est un fait important et chaque nouvelle affiche joue sur des détails pour laisser des indices sur les évènements à venir. Si cela peut se voir comme un jeu, c’est aussi une façon de spoiler. Comme l’arrivée de la grande méchante de la série ou encore comme les séries qui seront utilisées comme référence. Cette communication ne sert pas le show. Il y a trop d’attente qui se crée et de ce fait, on est plus déçu qu’autre chose. D’autant plus qu’au final, WandaVision coche toutes les cases du récit de super-héros torturé, passant par des épisodes filler qui ne sont là que pour créer de l’empathie.

Le moment où Wanda revoit toute sa vie peut se voir comme un panneau d’indication sur ce que l’on doit ressentir. Le moment où Deborah Harkness se dévoile arrive bien trop tardivement et tente de jouer sur un effet de surprise que tout le monde avait déjà grillé. WandaVision manque justement de vision. La série se contente d’enchainer les épisodes sans vraiment créer de liens tangibles entre les protagonistes. La relation entre Wanda et Vision est répétitive et finalement, la construction du personnage féminin arrive trop tard. On nous ressasse sans cesse son pétage de plombs. On nous matraque avec cette vie qu’elle se crée, pour finalement arriver à un final qui manque d’épaisseur, qui manque d’impact et qui reste dans la droite lignée de ce que Marvel propose au cinéma. C’est dommage, il y avait matière à faire.

Et la suite ?

Chez Marvel, on reste tout de même assez intelligent sur le futur et sur la façon de construire son empire. Avec la pandémie et les cinoches fermés, on voit bien que le streaming et les séries semblent être un avenir prometteur. De ce fait, WandaVision joue les trouble-fêtes dans le futur plus ou moins proche. On met en avant des personnages d’autres univers Marvel (comme Thor par exemple), on en crée des nouveaux qui auront de l’importance (Spectrum avec Captain Marvel 2) et surtout, on fait des happenings qui font bondir de joie les fans. La série est un bon moyen pour extrapoler sur certaines choses comme le lien qui est fait avec les X-Men (coucou Quicksilver) et Les 4 Fantastiques (Déborah Harkness étant la nounou du fils de la Femme Invisible et l’Homme élastique). Est-ce que ça vaut tout ce bazar ? Non.

Au final, WandaVision s’essouffle grandement au fil des épisodes. Certes, tout n’est pas à jeter et ce n’est pas mauvais non plus. Mais il y a eu une telle attente autour de cette série que finalement, le soufflé est bien vite retombé. Si visuellement, ça tient la route, ça pioche tellement dans des références sans les avoir bien digérées, ça brasse tellement du vide, qu’au bout d’un moment, on décroche assez vite. Pour le coup, le format d’un épisode par semaine est bon, car il évite la lassitude du binge-watching. Mais force est de constater que WandaVision, ça reste du divertissement de masse qui n’a pas grand-chose à raconter…

Note : 13/20

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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