mars 5, 2021

Le Survivant d’un Monde Parallèle

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Titre Original: The Survivor

De : David Hemmings

Avec Robert Powell, Joseph Cotten, Jenny Agutter, Angela Punch McGregor

Année: 1980

Pays: Australie

Genre: Fantastique

Résumé:

Un 747 s’écrase dans un champ. Seul le pilote en réchappe. L’accident semble inexplicable et le pilote, incapable de se souvenir se lance dans une enquête aidé par une jeune femme medium.

Avis :

Très souvent les acteurs,  à force de côtoyer les studios de tournage, ont envie de faire leur propre film. Il existe alors deux cas de figure. Le premier cas est celui qui est talentueux dans ce qu’il touche et qu’il fait ça depuis longtemps. On peut citer Clint Eastwood, qui est un excellent acteur doublé d’un grand réalisateur, mais aussi Albert Dupontel, qui fait l’acteur dans ses films car cela lui fait un acteur peu cher. Le second cas est ceux des jeunes premiers qui veulent tenter l’expérience et pas toujours avec talent. Récemment, Joseph Gordon-Levitt s’y est essayé avec Don Jon, mais il y a aussi Robert Englund qui tenta l’expérience avec 976-Evil et ce ne fut pas un grand succès. David Hemmings était un acteur relativement connu, notamment pour son rôle dans Les Frissons de l’Angoisse de Dario Argento. Il se jette dans la réalisation en 1978 avec Just a Gigolo qui comprend David Bowie dans le rôle-titre. C’est deux ans plus tard qu’il réalise Le Survivant d’un Monde Parallèle (The Survivor en VO), une histoire tirée du livre de James Herbert, Le Survivant. Et bizarrement, le film a très mal vieilli.

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Oh non, il va dire du mal du film…

L’histoire commence avec le crash d’un avion qui va faire environ 350 victimes. Il n’y a qu’un seul rescapé qui est le pilote de l’appareil. Alors hanté par ce crash et complètement amnésique concernant les causes de l’accident et de sa survie,, il se fait aborder par un femme bizarre qui dit qu’il a besoin d’elle autant qu’elle a besoin de lui. Il va s’ensuivre des éléments fantastiques, comme des apparitions des victimes auprès de personnes aux intentions malsaines. Bref, le film prend place dans un décor typique des récits des années 80. Ce qui aurait pu donner un film intéressant et effrayant, il en reste quelque chose d’anodin et de trop vite expédié.

Il faut dire que faire un film qui dure à peine 1h15, c’est difficile, surtout quand on doit y apposer des éléments fantastiques et une enquête pour comprendre un crash. Du coup, les personnages sont à peine esquissés, se focalisant essentiellement sur le pilote et son mal-être et qui essaye de comprendre les raisons de sa survie. On aura quasiment aucune information sur les autres personnages qui gravitent autour du pilote, comme ses amis ou encore la femme qui veut l’aider, et surtout, on n’aura aucune envie de s’attacher à tout ce petit monde. Du coup, le côté enquête prend des allures très superficielles, et pire que cela, on ne sera jamais qui est qui et que ce soit le grand méchant ou les amis du pilote, on ne retiendra personne. La résolution de l’histoire prend des allures de nanars de luxe où l’on ne comprendra pas comment le héros a résolu cette affaire.

Le côté fantastique est à peine abordé. Parmi les 350 victimes, on n’aura que deux apparitions, dont celle de la petite fille, effet garanti pour faire frémir les ménagères. Si en plus, on restitue cela dans un cimetière, l’effet est garanti. Les effets de peur sont très maigres et relativement mal amenés, comme une scène dans un studio de développement de photos ou encore une attaque dans le noir. La scène la pus ridicule étant quand la femme bizarre, aux relents de joueuse de tarot, se fait posséder par toutes les victimes de l’accident. C’est surjoué et ridicule. Et ce sera le plus gros défaut du film qui n’assumera pas assez son côté fantastique/horreur pour lorgner vers le drame, sans pour autant se concentrer sur les personnages.

Néanmoins, on peut tout de même dire que le film garde une ambiance assez agréable, presque délétère. Il possède même des allures de giallo, notamment sur certaines scènes de meurtres, comme le type qui se fait égorger pas un rasoir et dont on ne voit que les gants en cuir du tueur. Il plane tout au long du métrage une espèce de chape lourde comme si quelque chose d’inéluctable va se produire  pour le héros (ce qui n’est pas totalement faux). Malgré tout, le film a mal vieilli, autant sur le plan de la réalisation que sur le plan du jeu des acteurs. Robert Powell semble faire le job, mais il reste trop dans le même registre et on n’arrive pas à s’attacher à lui.

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Je me tiens, tu me tiens, par la barbichette !

Au final, Le Survivant d’un Monde Parallèle n’est pas l’un de ses anciens films fantastiques que l’on peut conseiller. Mou du genou, ne s’attardant pas assez sur les personnages ou sur le côté fantastique, le film expédie trop vite tout cela et on ne comprendra pas grand-chose à la résolution du problème. C’est dommage, car certaines images comme le crash de l’avion sont plutôt intéressantes. Bref, un film pour les curieux, mais il vaut mieux se plonger dans le roman.

Note : 06/20

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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