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La Mémoire Volée - Lavisqteam.fr
août 4, 2021

La Mémoire Volée

Titre Original : The Bumblebee Flies Anyway

De : Martin Duffy

Avec Elijah Wood, Janet Papparazzo, Janeane Garofalo, George O. Gore II

Année : 1999

Pays : Etats-Unis

Genre : Drame

Résumé :

Barney Snow, un adolescent, se réveille un matin dans un hôpital pour enfants en phase terminale de leur maladie. Mais, il ne se souvient pas pourquoi il est là.

Avis :

Aujourd’hui, on s’aventure en Irlande, car on ne parle pas assez du cinéma irlandais, terre qui a vu naître des Neil Jordan, Lenny Abrahamson, John Carney, Jim Sheridan ou encore Ciarán Foy. Dans les réalisateurs inconnus de l’île verte, on s’arrête l’espace d’un film sur Martin Duffy, petit scénariste, producteur et réalisateur irlandais, dont les œuvres ont vraiment du mal à arriver jusqu’à chez nous. D’ailleurs, à bien y regarder, « La mémoire volée« , film qu’il a tourné en Amérique, est le seul à être arrivé chez nous et encore, il est arrivé directement en DVD peu après le carton du « … Seigneur des anneaux« .

Ado, lorsque j’ai découvert « Le seigneur des anneaux« , je dois dire que je me suis quelque peu passionné pour tous les acteurs du film, et un peu comme une éponge, je n’ai eu de cesse de découvrir les films dans lesquels ils s’étaient illustrés. Pour ce qui est du cas d’Elijah Wood, c’est un acteur que j’aimais déjà avant le film de Peter Jackson (« The Faculty« , « Deep Impact » et « Forever Young« ). Le carton de Jackson a donc donné l’idée à des distributeurs de sortir certains des films des acteurs, et c’est à cette même époque que j’avais découvert en VHS cette « … mémoire volée« . Lors de ma découverte, je dois bien avouer que le film fut l’une de mes plus belles découvertes, mais qu’en est-il aujourd’hui ? Replonger dans un amour d’adolescent est parfois complexe, tant la redécouverte peut abîmer les souvenirs et malgré cette histoire qui ne tient pas vraiment la route, je dois dire que le film de Martin Duffy reste un petit plaisir, offrant une histoire simple et touchante.

Barney Snow est un adolescent qui a perdu la mémoire à la suite d’un accident de voiture. Faisant partie d’une expérience qui pourrait sûrement aider beaucoup de patients dans son cas, Barney est alors placé dans un hôpital pour enfant et adolescent en phase terminale de maladie incurable. Barney est le seul patient dont les jours ne sont pas en danger, et entre deux examens procédés par un grand professeur, Barney a une règle à respecter, il ne doit pas s’accrocher aux autres patients…

Deuxième film pour Martin Duffy, « La mémoire volée » est un film assez atypique. Joli drame, le réalisateur irlandais s’est aventuré dans un film qui a une idée qui est intéressante. Une idée qui paradoxalement ne tient pas vraiment la route, mais cette dernière a le mérite de poser de bonnes questions, et d’être assez originale pour le coup. « La mémoire volée« , c’est un film qui question la mémoire et comment cette dernière peut ou non influer sur le corps. Plaçant son intrigue dans un hôpital pour enfants et adolescents en fin de vie, « La mémoire volée » est un film qui va s’aventurer dans plusieurs styles, passant tour à tour du drame à la romance, ou encore au film à suspense, ou du moins à interrogations, car le scénario pose pas mal de questions et installe un mystère. Un mystère qui peut être intéressant, même si, comme je le disais, certaines des réponses que l’intrigue apportera, malgré toutes les convictions du monde, auront bien du mal à se faire convaincante.

Dans un autre paradoxe, malgré cette histoire qui a du mal à tenir la route, le film de Martin Duffy demeure un film assez sympathique à découvrir. Un film qui se fait même touchant. Derrière quelques invraisemblances, « La mémoire volée » a une bonne idée et le réalisateur pose de bonnes questions. À travers son film, Martin Duffy explore la maladie, l’espoir, l’amour des autres, l’acceptation de la fin de vie, l’injustice ressentie, ou encore la manipulation psychologique, mais on en dévoilera pas trop de ce côté-là, pour garder un peu de surprise (même si très vite un doute s’impose).

Si « La mémoire volée » est joliment touchant, Martin Duffy n’est pas un grand réalisateur pour autant et son film est truffé de petits défauts. Si le metteur en scène impose un joli rythme, qui fait qu’en ne s’ennuie aucunement, s’il arrive à offrir des émotions, on restera déçu que son film ne soit pas non plus bouleversant, alors que son histoire le demande. La réalisation de Duffy a parfois de jolies envolées, mais elle est aussi d’un autre côté très basique, penchant même du côté du téléfilm, plus que du film de cinéma. On notera aussi que le film se cherche, parfois n’osant pas vraiment aller dans le drame. On a l’impression que bien souvent, Martin Duffy reste très en surface, ce qui est dommage, car « La mémoire volée » étant déjà touchant, on imagine ce qu’il aurait pu être si le réalisateur y était allé encore un peu plus.

Entre défauts et qualités, le cœur de « La mémoire volée« , ce qui fait que malgré cette histoire peu plausible le film arrive à être sympathique et touchant, c’est son casting. Martin Duffy s’est entouré de jeunes comédiens qui sont excellents. Si du côté des adultes, le film passera quelque peu dessus d’eux, on sera touché par Georges O. Gore II ou Rachael Leigh Cook, mais clairement, c’est bien Elijah Wood en jeune paumé à la recherche de son passé et Joe Perrino en jeune homme sur la fin, qui tiennent le film sur leurs épaules.

Petit film inconnu, « La mémoire volée » est un film qui ne tient pas vraiment la route, et qui est au-delà de ça, bourré de petits défauts, et pourtant, malgré tout ceci, je ne peux m’empêcher d’aimer ce film et de passer un bon et beau moment devant. Martin Duffy a l’idée intéressante, et même si elle ne tient pas vraiment debout, pose pas mal de réflexions et au-delà de ça, je ne peux m’empêcher d’être touché par cette histoire. Par conséquent, je ne regrette pas de m’y être arrêté de nouveau, même si le souvenir était plus beau.

Note : 11/20

Par Cinéted

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