Dream Theater – Dream Theater

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Avis :

Quand on parle de métal progressif, peu de noms viennent en tête. Et pour cause, c’est un genre qui ne passe jamais à la radio et donc seuls ceux qui s’intéressent un peu au genre connaissent quelques groupes. On peut citer Protest the Hero qui a le vent en poupe en ce moment, mais s’il y a bien un groupe qui a réussi son pari de de venir connu, c’est bien Dream Theater. Fondé en 1985 autour de Mike Portnoy le batteur, John Petrucci le guitariste et John Myung le bassiste, le groupe tourne toujours et sort toujours des albums. Après moult changements de line-up, il ne reste aujourd’hui que Petrucci et Myung de la composition de base, le groupe essaye toujours de surprendre, tout en gardant une unité qui leur est propre, à savoir des morceaux qui allient métal progressif et heavy et d’autres morceaux qui sont des ballades. Le changement de batteur fut le plus gros scandale auprès des fans du groupe. Mais Mike Portnoy s’amuse plus dans des projets à côté, comme son rôle dans l’album Nightmare d’Avenged Sevenfold. Il en ressort que les critiques concernant la batterie sur ce dernier album sont inévitables mais aucun groupe ne se focalise uniquement sur cet instrument. Alors que vaut vraiment cet album éponyme ?

Le skeud démarre avec une intro qui frôle les trois minutes. Il faut dire que le groupe est un adepte des morceaux longs, voire très longs, puisque la dernière pièce dure 22 minutes. Et si certains artistes peine à arriver à 35 minutes d’albums avec 14 morceaux, Dream Theater dépasse les 45 minutes avec seulement 9 morceaux et ça force le respect. False Awakening Suite est une très bonne intro, relativement sombre et qui annonce le meilleur pour la suite. Et on sera bien servi. The Enemy Inside est un excellent morceau qui démarre comme un bon heavy bien gras, pour aller ensuite vers du métal progressif pur puis un refrain qui rentre facilement en tête. Vers la fin du morceau, on pourra se délecter d’un duel entre clavier et guitare de toute beauté, montrant tout l’aspect technique du groupe et surtout une fougue qu’ils n’ont pas perdu en 28 ans de carrière. The Looking Glass est un morceau beaucoup plus calme, plus progressif, qui vise plus vers le hard rock que vers le métal. Le chant est parfait, les guitares sont simples et rappellent par moments ce bon vieux groupe qu’était The Darkness. Le morceau lorgne aussi vers la ballade, mais dans un rythme un peu plus nerveux. Enigma Machine, le troisième titre ne comporte aucune parole. Et c’est  une chose très rare pour le groupe car cela n’était pas arrivé depuis belle lurette. Le titre est hyper puissant, montrant toute la maestria technique du groupe dans un ensemble qui va du métal pur au progressif tout en allant vers du heavy. Bref, c’est complet et ça fait vraiment plaisir. The Bigger Picture est un morceau plus classique pour le groupe qui allie métal et ballade dans un morceau complet et plaisant où claviers et pianos donnent le change aux guitares. Le tout est sublime mais manque d’un petit truc qui colle au cerveau pour s’en rappeler.

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L’aspect cinématographique a toujours plu à Dream Theater, essayant par moments d’aller vers la musique d’ambiance que l’on peut retrouver dans le septième art. Behind the Veil peut remplir ce contrat, notamment avec sa longue intro rappelant des films d’héroïc-fantasy. Il s’agit certainement du meilleur morceau de l’album. Nerveux, technique, varié, avec un refrain que l’on mémorise de suite Les claviers renforcent l’ambiance grandiloquente, jusqu’aux guitaristes qui flirtent avec le métal pur et dur. Bref, du grand art. Surrender to Reason est un peu le point faible de l’album. Le titre est très sympathique, mais il demeure un peu transparent si on le compare aux autres compos du groupe. Oscillant entre un morceau nerveux et trop calme, on dirait que le titre ne trouve jamais sa voie et c’est dommage. Along for the Ride est la ballade de l’album et on peut difficilement passer à côté. Il s’agit là d’un sublime morceau, très technique, avec des violons en arrière et un refrain facilement mémorisable et puissant. Bref, un vrai moment calme et poétique dans un album très complet. C’est alors qu’arrive le dernier morceau, Illumination Theory qui dure 22 minutes et qui est coupé en 5 sous-parties. Le morceau est tout simplement énorme, on ne s’ennuie pas un seul instant et les changements sont à peine perceptibles. Un grand morceau pour un grand groupe.

Au final, Dream Theater, le dernier album du groupe du même nom est un excellent skeud. Ultra varié, long, puissant, touchant, on ne s’ennuie pas un seul instant et il démontre que les new-yorkais en ont encore sous le pied. C’est fou de voir un groupe qui a 28 ans mettre une claque à des groupes de jeunes qui pourraient être meilleurs. Bref, un album de qualité à ne pas louper !

  1. False Awakening Suite
  2. The Enemy Inside
  3. The Looking Glass
  4. Enigma Machine
  5. The Bigger Picture
  6. Behind the Veil
  7. Surrender to Reason
  8. Along for the Ride
  9. Illumination Theory

Note : 17/20

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Par AqME

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