octobre 26, 2020

Re-Animator 2

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Titre Original: Bride of Re-Animator

De : Brian Yuzna

Avec Jeffrey Combs, Bruce Abbott, Claude Earl Jones, Fabiana Udenio

Année: 1990

Pays: Etats-Unis

Genre: Horreur

Résumé:

Apres leurs méfaits commis dans la ville d’Arkham, le docteur Herbert West et son complice, l’étudiant Dan Cain, se sont réfugiés en Amérique latine. De retour dans leur pays avec un nouveau sérum particulièrement perfectionné, ils se proposent de réanimer la fiancée de Dan Cain dont il ne peut oublier la disparition avec le corps d’une jeune femme sur le point de mourir. Le résultat n’est pas tout à fait celui qu’ils attendaient, surtout pour la fiancée…

Avis:

Producteur de deux films de Stuart Gordon durant les années 80, Brian Yuzna s’est fait une spécialité du cinéma de genre et d’horreur. Malheureusement pour lui, et malgré des projets souvent alléchants, le type n’a jamais su dépasser le stade de simple film d’épouvante sans accéder à une grande notoriété publique. Néanmoins, pour un petit groupe de fans de films d’horreur, Brian Yuzna sera le réalisateur de quelques films bin dégueulasses qui auront marqué le cinéma horrifique. Il faut dire qu’avec Society, Le Dentiste ou encore Le Retour des Morts-Vivants 3, il a su marquer le cinéma underground des années 90. Underground car le cinéma de genre ne sera vraiment reconnu qu’avec les nouveaux moyens de communication et à l’époque, avoir des VHS de ces films était très difficile. Après le succès de Re-Animator en 1985, il était logique de voir débarquer quelques années plus tard une suite avec le producteur du premier en tant que réalisateur. Alors que vaut-il?

Bride of Re-Animator 2

T’es sûr qu’elle aura la taille mannequin?

Le scénario reprend à la suite du premier. Nos deux acolytes fuient leur pays pour se retrouver en pleine guerre en Amérique latine. Herbert West profite des blessés de guerre pour faire des expériences et améliorer sa potion. Ainsi, en plus de ressusciter les morts, elle donne vie à n’importe tissu vivant. Le docteur peut alors donner libre cours à son imagination et à sa folie, entrainant avec lui son associé qui veut vraiment se sortir de ces expériences malsaines. Seulement, ce dernier ne se remet pas du décès de sa compagne et quand West lui propose de la ramener à la vie grâce à son cœur, il ne peut résister.

Comme on peut le constater, ce deuxième épisode (et on ne dit pas second, car il y a un troisième épisode avec Beyond Re-Animator) s’axe beaucoup plus sur la folie latente de Herbert West et les questionnements de son acolytes Dan. Si le premier montrait des expériences et un film qui vire vers le métrage de zombies sans trop s’appesantir sur les psychologies des personnages, ce deuxième épisode montre les personnages dans leurs tourments et leurs déviances. On retrouve donc les pulsions de West qui s’amuse à créer des monstres de foire, tout en voulant recréer une femme entière avec des bout de cadavre, jouant ainsi à Dieu et offrant une métaphore grossière au Frankenstein de Mary Shelley. On retrouve aussi les hésitations de Dan, l’acolyte, mais aussi ses doutes et ses craintes, qui seront balayées à cause de l’amour aveugle. Alors on pourrait croire que l’on est face à un drame morbide, mais il n’en est rien car le film oscille toujours entre humour noir et horreur.

Humour noir quand West s’ennuie et crée une espèce nouvelle, faite d’un bras et d’une jambe ou encore avec un chien et un bras humain. C’est moment, en plus d’être drôle montre le complexe de cet homme de façon assez juste. Horreur, avec des scènes glauques, comme la libération des zombies survivants du premier dans le cimetière à côté de la maison de West ou quelques passages bien gores avec notamment des jeux avec des cadavres comme la femme à la fin du métrage, affreuse et s’arrachant le cœur. Malheureusement, si tout cela est plutôt bien foutu, on n’aura droit à quelques errances notamment au milieu du film, à cause d’une histoire de flic et surtout de l’apparition du méchant du premier film et que l’on ne reverra que sur la fin dans une scène qui ne sert pas à grand-chose. C’est dommage, car en plein milieu du métrage on oublie sa présence et on a l’impression qu’il est là pour combler un vide scénaristique.

D’un point de vue du casting, c’est relativement bon. Il faut dire que Jeffrey Combs est absolument parfait dans le rôle du professeur fou. Ayant un petit côté Jean-Luc Delarue, il est totalement habité par le personnage et joue avec justesse. Il en devient presque attachant malgré son complexe de Dieu. Bruce Abbott est lui aussi très bon dans le rôle de Dan, le collaborateur de West. Crédible, touchant, souvent perturbé par des choix pas si évidents, il est parfait dans un rôle difficile. On restera par contre de marbre devant deux seconds rôles qui jouent mal. Le lieutenant de la police n’est pas très crédible dans son rôle, jouant assez mal toutes les scènes et le médecin black qui est totalement ridicule et auquel on ne portera aucune attention.

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La chose version West!

Au final, Re-Animator 2 est une bonne surprise et fait partie des bons films de Brian Yuzna. Agréable, drôle et gore, le film fleure bon les années 90 et les effets spéciaux n’ont quasiment pas pris une ride. Il reste quelques passages à vide assez désagréables en milieu de film et un début qui fait très fauché avec deux soldats et des explosions auxquelles on ne croit pas. Mais au-delà de ça, le film est une bonne série B qui se laisse voir sans problème.

Note: 14/20

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Par AqME

ServalNote de Serval: 14/20

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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