novembre 30, 2020

La Rivière Sauvage

Titre Original : The River Wild

De : Curtis Hanson

Avec Meryl Streep, Kevin Bacon, John C. Reilly, David Strathairn

Année: 1995

Pays: Etats-Unis

Genre: Aventure, Thriller

Résumé:

Gail, une rafteuse très douée, est prise en otage par deux dangereux malfaiteurs qui l’obligent à leur servir de guide au-delà de Bridal Creek, à travers les rapides les plus dangereux d’Amérique.

Avis:

Curtis Hanson est un réalisateur américain qui a connu une certaine reconnaissance dans les années 90. Alors qu’il débute sa carrière dans les années 70, il lui faudra attendre les années 90 pour pleinement rencontrer le succès. Oui, c’est en 1992 avec le très beau thriller « La main sur le berceau » que le réalisateur se fait grandement remarquer.

Avant de tourner le chef-d’œuvre de sa carrière, c’est-à-dire « L.A confidentiel« , Curtis Hanson s’était laissé tenter par un petit thriller dans l’Arkansas. Un petit thriller emmené par Meryl Streep et Kevin Bacon et si l’ensemble ne casse pas trois pattes à un canard et si tout ou presque est terriblement prévisible, il n’empêche que cette « … rivière sauvage » se posera comme un petit divertissement oubliable certes, mais sur l’instant assez sympathique.

Gail, son mari et son fils passent une semaine de vacances dans l’Arkansas. Au programme, une semaine de descente d’une rivière en rafting. Gail est rafteuse très douée et c’est elle qui mène le bateau dans les rapides. Gail fait la rencontre de Wade et Terry, deux potes qui on eut la même idée que la famille, malheureusement, ils ont rencontré un petit problème en descendant la rivière. Gail se propose de les aider, mais très vite, les deux hommes vont dévoiler leur vrai visage, et prendre la famille en otage. Les deux hommes ont besoin de The Gauntlet, des chutes interdites et comme Gail est sacrément douée, elle leur servira de guide…

« La rivière sauvage« , c’est donc le genre de petite série B qu’on trouvait dans les années 90. Vous savez ce genre de petit film qui n’a rien d’incroyable, qui est parfois oubliable, mais sur l’instant, il est plaisant et divertissant. « La rivière sauvage » est typiquement de ceux-là.

Pour ce film, Curtis Hanson a une idée, celle de faire un petit thriller en rafting. L’idée en elle-même est cool, et ça peut donner quelque chose de plaisant et surtout d’original. Bon pour l’originalité, on repassera, car cette « … rivière sauvage » n’a rien de vraiment original pour l’habiter. Le scénario que tient entre ses mains Curtis Hanson est terriblement convenu, au point qu’on voit tout ou presque arriver d’avance. De plus, dans ce qu’il raconte, le film est très lisse et déjà vu, on pourrait même dire que « La rivière sauvage » est assez cliché comme film. Franchement, Neil O’Neill ne s’est pas vraiment foulé dans l’écriture et entre ses personnages qui ne sont que des stéréotypes (le couple qui va mal, le mari absent, la femme forte, et les méchants manipulateurs…) et ceux qui sont là pour n’être qu’une action, coucou Benjamin Bratt, on n’a vraiment pas grand-chose à se mettre sous la dent.

Mais voilà, malgré ce côté déjà vu, et ce manque d’originalité qui déçoit venant de la part de Curtis Hanson, surtout à cette période-là de sa carrière, « La rivière sauvage » est un film qui se fait attachant et finalement, il se pose comme un petit moment de cinéma assez sympathique à suivre. Oui, on sait d’emblée qu’on court vers le happy end, et pourtant, malgré cela, on se laisse prendre au jeu. Le rythme est bon, puis il y a ces décors naturels qui envoûtent cette petite intrigue. De plus, la mise en scène de Curtis Hanson, même si elle est assez classique, tient de bonnes idées et de bonnes scènes, notamment quand le réalisateur s’amuse dans les rapides.

Puis il y a ce casting qui, même si ses personnages sont clichés, n’en demeure pas moins bien campé. Ainsi, Meryl Streep est parfaite, Kevin Bacon dans le rôle du salaud de service est très bon. On retrouvera aussi les excellents David Strathairn, John C. Reilly ou encore Elizabeth Hoffman. Puis pour les fans de « Jurassic Park« , il y a bien sûr Joseph Mazzello, tout juste sorti du film de Spielberg.

Cette rivière sauvage est donc un film qui déçoit, car il se pose entre les deux excellents « La main sur le berceau » et « L.A Confidentiel« , mais malgré cette petite déception, et malgré son côté déjà vu, « La rivière sauvage » de Curtis Hanson demeure un petit film aussi sympathique que divertissant. Certes, c’est léger, mais on se laisse prendre au jeu et cette petite séance de cinéma se passe sans accroche. Sans être indispensable donc, « La rivière sauvage » reste à voir au moins une fois.

Note : 12/20

Par Cinéted

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