novembre 30, 2020

Prisonniers du Temps

Titre Original : Timeline

De : Richard Donner

Avec Paul Walker, Gerard Butler, Frances O’Connor, Neal McDonough

Année: 2004

Pays: Etats-Unis

Genre: Science-Fiction

Résumé:

L’archéologue Edward Johnston et son équipe travaillent depuis plusieurs mois dans la vallée de la Dordogne, sur le site de l’ancien village médiéval de Castelgard. Mais Johnston regagne les Etats-Unis pour un entretien avec son sponsor, Robert Doniger, patron de l’International Technology Corporation. Il confie le chantier à son adjoint, entouré de son fils et de trois étudiants.
Poursuivant les fouilles, l’équipe fait deux découvertes stupéfiantes : une lentille bifocale de conception récente et une lettre datant de 1357 et renfermant un appel à l’aide du professeur Johnston. Insistant pour tester lui-même l’invention, Johnston s’est téléporté au beau milieu d’une sanglante guerre franco-anglaise. Son salut repose désormais sur le courage et le dévouement de ses étudiants. Accepteront-ils de devenir à leur tour « prisonniers du temps » et d’affronter les pires violences ?

Avis:

Réalisateur américain culte, Richard Donner, c’est le papa de films comme « L’arme fatale » et ses suites, « Superman« , « La malédiction« , ou encore « Les Goonies« , autant dire que le mec a une sacrée filmographie. Entrant dans l’âge, Richard Donner va se faire de plus en plus rare sur les écrans de cinéma. Après des années 90 assez prolifiques, « Assassins« , « Complot« , « Maverick« , ou encore un ultime volet des mésaventures du duo Mel Gibson/Danny Glover avec « L’arme fatale 4« , Richard Donner entre dans les années 2000 de manière très calme, puisque le réalisateur ne fera plus que deux films, « Prisonniers du temps« , film sur lequel on va s’arrêter aujourd’hui et le sympathique « 16 Blocs » avec Bruce Willis.

Six ans après « L’arme fatale 4« , Richard Donner revenait dans les salles de cinéma avec un film de science-fiction à base de voyage dans le temps. Un film de Richard Donner, dans les faits, ça ne fait jamais de mal et c’est toujours un film sur lequel on a envie de s’arrêter, surtout si celui-ci nous sort la carte de « visiteurs du futur » qui débarqueraient en France en 1300 et des poussières. Malheureusement pour nous, « Prisonniers du temps » va être une belle et grande déception. Film raté de bout en bout, Richard Donner nous entraîne dans une histoire qui ne tient absolument pas la route et pire encore, entre incohérences et fumisteries, on se demande bien ce qui a pu passer par la tête de Richard Donner pour réaliser cette histoire qui n’a aucun sens. Bref, « Prisonniers du temps » peut prétendre sans mal à être l’un des plus mauvais Richard Donner.

Le professeur Edward Johnston et son équipe travaillent depuis plusieurs mois sur un site archéologique en Dordogne. Un jour, lors d’un éboulement, l’équipe fait la découverte d’une cave abandonnée depuis des siècles. Mais là, dans cette cave, l’assistant du professeur, André Marek, découvre un parchemin datant de six-cents ans et sur ce dernier se trouve la signature du professeur qui a disparu depuis quelques jours. Comment cela est-ce possible ?

L’équipe va alors découvrir que la société International Technology Corporation a inventé par hasard une machine à voyager dans le temps et la seule destination où elle peut envoyer ses voyageurs du temps, c’est justement en France dans le petit village de Dordogne sur lequel les archéologues font des fouilles. Dès lors l’équipe découvre qu’elle est la seule à pouvoir aller chercher le professeur dans le passé…

Richard Donner qui se lance dans un film de voyage dans le temps, on a tendance à se dire pourquoi pas, surtout que le film arrive après six ans d’absence, ce qui peut laisser penser que le réalisateur a mûri son film et pris son temps pour trouver un projet qui lui donnait envie. S’offrant un casting de luxe, qui va de Gérard Butler à Paul Walker, en passant par David Thewlis, Anna Friel, Lambert Wilson, Frances O’Connor, Ethan Embry ou encore Neal McDonough, rien que ça. Partant sur une idée sympathique, « Prisonniers du temps » avait donc bien des arguments pour se poser comme un petit divertissement sympathique. Mais ça, ce sera sur le papier, car une fois qu’on se lance dans le film, très vite, on va se rendre compte que rien ne va.

Le principal souci qu’on trouve dans « Prisonniers du temps« , c’est son scénario qui ne tient seulement qu’une idée, mais il ne sait absolument pas l’exploiter. Le film part dans tous les sens, et surtout l’histoire que le film nous raconte ne tient pas la route. C’est bien simple, plus « Prisonniers du temps » avance et plus on peut remettre en question ce qu’il nous raconte tant le film véhicule des incohérences, au point de remettre même en cause son concept. Le film a un gros problème avec le temps justement, dont on a bien du mal à comprendre comment celui-ci passe. Le scénario enchaîne les facilités et les bonds dans le temps (on y revient, mais comment s’écoule le temps dans le film ? Comment fonctionnent les six heures que ces voyageurs du temps doivent passer ?). En six heures de temps pour ses personnages, le scénario a le temps de faire le tour de la Dordogne, faire des prisonniers, des évasions, et même une guerre… Bref, on reste très dubitatif face à autant de péripéties et retournements de situations en si peu de temps. De plus, le scénario pose énormément de questions auxquelles il ne répond pas, la première étant : comment fonctionne finalement sa machine à remonter le temps et pourquoi elle s’arrête uniquement à cette date-là ? On a l’impression avec ce film que Richard Donner avait l’idée de faire un film qui a pour sujet le voyage dans le temps, et ça s’arrête-là. Faire un film avec un voyage dans le temps ne suffit pas faire un bon film, non, il faut développer et tenir son concept, et visiblement, tout le monde se fiche royalement que ça tienne la route.

Après, même si du côté de sa réalisation, le film est assez pauvre, ce qui est très étonnant venant de Richard Donner, il faut toutefois lui laisser que le rythme est là et que « prisonniers du temps« , à la seule condition de se mettre en off, peut apparaître comme gentiment divertissant, notamment parce que ses personnages sont plutôt attachants, et même s’ils vivent des aventures et des retournements de situation qui ne tiennent pas la route, on se plaît, dans une certaine mesure, à les suivre.

Belle déception donc pour cet avant-dernier film de Richard Donner. « Prisonniers du temps » avait de bonnes idées, et même un concept assez sympa, malheureusement, et surtout tristement, Richard Donner n’en fera rien et son film ne tient tout simplement pas la route. Dommage… Mais heureusement, le cinéaste américain s’est quelque peu rattrapé avec son film suivant.

Note : 06/20

Par Cinéted

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